grogner

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Du latin grunnire (« grogner (en parlant du cochon) »). L’ancien français connaissait gronir, que l’on rapproche aisément de groin.

Verbe [modifier]

grogner \ɡʁɔ.ɲe\ intransitif 1er groupe (conjugaison)

  1. (Sens propre) Faire entendre son cri, pour le cochon, le loup ou le chien.
    • […] et que Gryllus, lorsque Circé, l’eut changé en cochon, fut bien plus avisé que le sage Ulysse, puisqu’il aima mieux passer sa vie à grogner tranquillement dans une étable que d’aller avec ce héros s’exposer de nouveau à tant de fâcheux hasards. — (Érasme, Éloge de la folie, 1509, traduction de Thibault de Laveaux, 1780)
    • […] et, allongé sur un lit d’ordures humides, un cochon tout rose, assoupi, grognait en rêvant. — (Octave Mirbeau, La Bonne, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
  2. (Figuré) (Familier) Murmurer, témoigner par un bruit sourd, entre ses dents, que l’on est mécontent.
    • Durant la même nuit, Feempje qui n'avait jamais de cauchemar s'était débattu, en grognant et en poussant des plaintes, contre il n'aurait pu dire quelles terrifiantes figures. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, p. 55)
    • Obéir en grognant.
    • Ils grognaient, mais ils le suivaient toujours.
  3. Dire quelque chose sur un ton qui ressemble à un grognement.
    • À l'angle du bâtiment, un homme [...] était trop occupé à suer pour se livrer à quelque jeu que ce fût, trop accablé par la chaleur pour articuler plus d'un mot. « Ferracci », grogna-t-il quand je le priai de m'indiquer un bar dans les environs. — (Angelo Rinaldi, L'éducation de l'oubli, Denoël, 1974, p. 233.)

Dérivés[modifier]

Apparentés étymologiques[modifier]

Traductions[modifier]

Prononciation[modifier]

Références[modifier]