officière

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(XIVe siècle) Dérivé de officier avec le suffixe -ière.

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
officière officières
\ɔ.fi.sjɛʁ\
Rosa Bonheur (1822-1899), première officière de la Légion d’honneur.

officière \ɔ.fi.sjɛʁ\ féminin (pour un homme, on dit : officier)

  1. Celle qui a un office, qui remplit une charge, qui occupe un emploi civil.
    1. (Christianisme) Religieuse qui a un office dans les congrégations de religieuses.
      • Quelques congrégations de filles ont des officières qui portent le nom d’admonitrices. — (« officière », dans Émile LittréDictionnaire de la langue française, 1872–1877 → consulter cet ouvrage)
      • A la suite de cet emploi, on en trouve un grand nombre d’autres. Ils se classent à peu près dans l’ordre suivant : 1º maîtresse des novices ; 2º mère sous-prieure ; 3º officière de salle ; 4º maîtresse de pensionnat ; 5º sœurs discrètes ; 6º l’aumônière ; 7º la dépensière ; 8º la directrice du chœur ; 9º la sacristine ; 10º la tourière du dedans ; 11º la grenetière ou boulangère ; 12º l’infirmière ; 13º la pharmacienne ; 14º la robière ; 15º la lingère ; 16º la cuisinière ; 17º la sœur du réfectoire ; 18º la sœur lectrice à table ; 19º la sœur qui sert à table ; 20º la sœur qui réveille ; 21 les sœurs converses ; 22º la tourière du dehors. — (Pierre Rambaud, L’assistance publique à Poitiers jusqu’à l’an V, dans Mémoires de la Société des antiquaires de l’Ouest, 1913, p. 327 [texte intégral])
    2. Dame d’honneur pourvue d’une charge, d’un office, auprès d’une reine.
      • Après quoi les grands officiers et les grandes officières de la couronne les menèrent à l’appartement de Sa Majesté au milieu de deux files, chacune de mille musiciens selon l’usage ordinaire. — (Voltaire, Candide, ou l’Optimisme, Garnier, 1877 (1re éd. 1759), page 177)
    3. (Administration) Femme officier dans l’administration.
      • La Société Radio-Canada est à l’honneur, alors que la journaliste et chef d’antenne Céline Galipeau devient officière, tout comme l’ancien directeur des Services français du diffuseur public, Sylvain Lafrance, pour avoir « fait rayonner le français ». — (René Angélil, Léa Pool et Carole Laure décorés de l’Ordre du Canada, dans Le Devoir, 29 juin 2013 [texte intégral])
      • Mme Deborah Braize est officière de l’état civil de la Ville de Genève. Son métier ? Célébrer des mariages, mais aussi inscrire des naissances, recevoir des déclarations de reconnaissance paternelle ou écouter les fiancés pendant la préparation de leur mariage. — (Une officière de l’état civil sur Ville de Genève, 13 mai 2011)
    4. (Police) Femme officier de police.
    5. Dignitaire d’un degré déterminé de certains ordres.
      • Comme les femmes n’occupent chez nous aucune position officielle ni dans la magistrature, ni dans le clergé, ni dans l’armée, le nombre des services rendus à l’État par les petites et les grandes dames est nécessairement fort restreint. On serait obligé d’accorder des brevets de chevalières, d’officières ou de commandeuses aux mères de famille qui ont le plus d’enfants, et aux jeunes filles qui en ont eu le moins. — (Henri Rochefort, La grande Bohême, Librairie Centrale, Paris, 1867, page 174)
      • Et moi, officière et peut-être commandeuse de la Légion d’honneur, je te dis que je ne peux détester une chose dont fait partie un être aussi joli que toi, et que tu n’as pas la liberté de refuser au monde un de ses ornements — (Louis Veuillot, Œuvres complètes, volume 25 : Correspondance. Septembre 1871–février 1875, P. Lethielleux, Paris, 1932, page 402)
      • C’est en 1887 que Mme Furtado-Heine a été décorée de la Légion d’honneur. A cette-là, la Légion ne comptait ou n’avait compté que très peu de chevalières en dehors des religieuses. […] Mlle Rosa Bonheur reste aujourd’hui la seule officière. — (Les femmes décorées, dans Le Gaulois, no 5515, 12 décembre 1896, p. 1 [texte intégral])
      • Ainsi la préfète aura fait d’une pierre non deux, mais au moins trois coups :
        – puni l’injustice ;
        – travaillé au bien-être de ses chers protégés ;
        – et mérité, pour avoir trouvé une telle somme, d’être, de chevalière, promue officière de la légion d’honneur.
        — (René Crevel, Les Pieds dans le plat, 1933 (1re éd. 1925))
      • Officière de l’Ordre du Canada et chevalière de l’Ordre national du Québec, Andrée Lachapelle a participé au début de la télévision québécoise dans les années 1950. — (Andrée Lachapelle est décédée, dans Métro, 21 novembre 2019 [texte intégral])
  2. (Désuet) (Par plaisanterie) Femme costumée en officier. [1]

Notes[modifier le wikicode]

La féminisation des noms de métiers et de fonctions est un sujet débattu dans la francophonie :

Grevisse consacre un chapitre à la féminisation dans Maurice Grevisse, Cédrick Fairon, Anne-Catherine Simon, Le Petit Bon usage de la langue française, De Boeck Supérieur, 2018, page 513.

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]