officière

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Féminisation de officier.

Nom commun [modifier]

Singulier Pluriel
officière officières
\ɔ.fi.sjɛʁ\

officière \ɔ.fi.sjɛʁ\ féminin (équivalent masculin : officier)

  1. Femme officier.
    1. Celle qui a un office dans les congrégations de religieuses.
      • Quelques congrégations de filles ont des officières qui portent le nom d'admonitrices.
      • Les officières se tiendront un peu de temps dans l'assemblée, afin que les soeurs aient le temps de leur parler. — (Port-Royal, Constitutions)
    2. Femme qui remplit un office de la maison d'une reine.
      • Après quoi les grands officiers et les grandes officières de la couronne les menèrent à l'appartement de Sa Majesté au milieu de deux files, chacune de mille musiciens selon l'usage ordinaire. — (Voltaire, Candide)
    3. Femme officier dans l'administration.
      • La Société Radio-Canada est à l’honneur, alors que la journaliste et chef d’antenne Céline Galipeau devient officière, tout comme l’ancien directeur des Services français du diffuseur public, Sylvain Lafrance, pour avoir « fait rayonner le français ». — (« René Angélil, Léa Pool et Carole Laure décorés de l’Ordre du Canada  », Le Devoir.com, 29 juin 2013)
      • Mme Deborah Braize est officière de l’état civil de la Ville de Genève. Son métier ? Célébrer des mariages, mais aussi inscrire des naissances, recevoir des déclarations de reconnaissance paternelle ou écouter les fiancés pendant la préparation de leur mariage. — («  Une officière de l’état civil  », Ville de Genève <Ville-Geneve.ch>, 13 mai 2011)
    4. Femme officier de police.
      • Deux pompiers sont morts en intervention et une officière a été grièvement blessée dans l’impressionnant incendie qui s’est propagé samedi à Uccle. — («  2 pompiers meurent dans un violent incendie à Uccle  », RTBF.be, 30 aout 2008)
  2. (Désuet) (Par plaisanterie) Femme costumée en officier. [8]
  3. Religieuse chargée d'une fonction dans la célébration des offices.
  4. Dame d'honneur pourvue d'une charge, d'un office, auprès d'une reine.
Note[modifier]
La féminisation des noms de métiers est un sujet débattu dans la francophonie :
  • En Belgique, le Gouvernement de la Communauté française (Fédération Wallonie-Bruxelles) a publié un arrêté établissant les règles de féminisation [1]. Un guide de féminisation publié par la Communauté française (Fédération Wallonie-Bruxelles) existe également[2] ;
  • En France, le gouvernement considère que la féminisation des noms de métiers doit être encouragée dans les administrations et établissements publics depuis 1986[3]. De son côté l’Académie française, condamne la plupart de ces féminisations et ne recommande pas leur utilisation[4] [5] ;
  • Au Québec, l’Office québécois de la langue française encourage l’utilisation de forme féminine pour les noms de métiers[6] ;
  • En Suisse, le canton de Genève a voté un règlement en faveur de l’usage des formes féminines des noms de métiers[7].

Traductions[modifier]

Références[modifier]

  • Inspiré du Dictionnaire encyclopédique Quillet, Paris, 1934.
  • [8] Rubrique officière dans le Nouveau Larousse Illustré en 7 volumes Paris 1904.