Annexe:Prononciation/espagnol
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Prononciation de l’espagnol (accent standard)
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Les lettres et les sons [modifier]
En espagnol toutes les lettres se prononcent sauf :
- Le u dans les syllabes gue, gui, que, qui sauf s’il a un tréma : vergüenza.
- Le h muet.
L’espagnol s’écrit presque toujours comme on l’entend.
La prononciation est donc expliquée pour chaque lettre de l’alphabet.
La description est donnée avec le format suivant :
- lettre
- prononciation de la lettre en français,
- prononciation de la lettre en API,
- prononciation de la lettre dans un mot en français,
- prononciation de la lettre dans un mot en API,
- exemple de mot
- (commentaire)
API et SAMPA pour la langue espagnole [modifier]
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Remarques [modifier]
- a se prononce [a]. L’articulation [ɑ] est inconnue en espagnol.
- b se prononce comme un v (les deux lettres représentent le même phonème) ; il est occlusif à l’initiale d’un mot et se prononce spirant (/β/) à l’intervocalique.
- c se prononce /θ/ avec la langue entre les dents, comme le th de thin en anglais. Toutefois, en Amérique latine et dans certaines régions de l’Andalousie, il se prononce uniquement /s/ (phénomène de seseo).
- ch s’articule toujours /t͡ʃ/, jamais /ʃ/. Par ailleurs, le ch espagnol ne sert pas à transcrire le χ grec : au Christ français correspond Cristo en espagnol.
- Le d, à l’intervocalique, perd son occlusion. Il devient /ð/ : nadar (« nager ») /na.ˈðar/. Il est même à peine audible dans les suffixes des participes passés -ado, -ada, -ido, -ida, dans la langue familière. En finale, il est dans la pratique muet /u.ni.βer.si.ˈda/.
- L’e n’est jamais muet et se prononce [e]. Par ailleurs, il ne se prononce jamais /ɛ/.
- g suivi de i ou e se prononce /x/ comme la jota. Le g, occlusif à l’initiale, devient (comme le d à l’intervocalique) /ɣ/ : hago (« je fais ») /ˈa.ɣo/.
- h est toujours muet.
- j (jota) est une sorte de raclement du fond de la gorge comme si on essayait de prononcer un [k] de manière continue, c’est à dire sans occlusion (en phonétique le k est la vélaire sourde occlusive tandis que le j (espagnol) est la vélaire sourde fricative (cf. consonne vélaire sur Wikipédia
. Même si en certaines parties d’Amérique latine elle ressemble plus à l’h anglaise aspirée) - Le digraphe ll sert théoriquement à noter le son /ʎ/ : llover, (« pleuvoir ») /ʎo.ˈβer/, amarillo (« jaune ») /a.ma.ˈɾi.ʎo/. Cependant de nos jours, nombre de locuteurs ne connaissent plus ce phonème et le son est articulé de la même manière qu’un y (ou un i intervocalique).
- r intérieur est articulé comme consonne battue alvéolaire voisée [ɾ], jamais grasseyé comme en français. En finale, l’opposition entre [ɾ] et [r] est neutralisé, le phonème est généralement battu [ɾ] mais peut également être roulé.
- r initial et rr sont multiples ou la consonne roulée alvéolaire voisée [r]. Bien distinguer, par exemple, perro /ˈpe.ro/ (« chien ») de pero /ˈpe.ɾo/ (« mais », conjonction). À l’initiale, r est toujours multiple : rata (« rat ») /ˈra.ta/.
- s est toujours sourd, y compris à l’intervocalique : casa (« maison ») se prononce /ˈka.sa/ et non /ˈka.za/. Le s est nettement chuintant dans une bonne partie de l’Espagne. Néanmoins, en Amérique latine et dans certaines régions d’Andalousie, il s’articule proche du /s/ français.
- u, quand il n’est précédé ni d’un g ni d’un q, et qu’il est suivi d’une voyelle, se prononce comme la semi-voyelle /w/ ; ainsi, respuesta (« réponse ») se prononce /res.ˈpwes.ta/, et non /res.pu.ˈes.ta/.
- v se prononce comme un b (les deux signes représentent le même phonème) ; il est occlusif à l’initiale d’un mot et se prononce spirant (/β/) à l’intervocalique.
- z se prononce comme le c suivi de e et i, sauf en Amérique latine et dans certaines régions d’Andalousie, où il se prononce /s/. Ainsi, les Hispano-Américains prononcent de la même façon casa /ˈka.sa/ (« maison ») et caza (« chasse ») /ˈka.θa/, nettement distincts en Espagne. Par ailleurs, le son /z/ n’existe pas en espagnol.
L’accent tonique [modifier]
L’accent tonique a une valeur phonologique primordiale en espagnol.
- L’accent tonique se porte sur l’avant-dernière syllabe d’un mot lorsqu’il se termine par une voyelle ou bien un n ou un s (paroxytons) : lado (« côté »), perros (« chiens »), acostumbrado (« habitué »), examen.
- Il est porté sur la dernière syllabe si le mot se termine par une consonne (sauf n ou s) (oxytons): cantar (« chanter »), normal, velocidad (« vitesse »). Il peut se porter sur l’antépénultième syllabe du mot (proparoxytons) : último (« dernier »), dímelo (« dis-le-moi »).
- Lorsqu’un mot contrevient au deux premières règles, la voyelle tonique un accent aigu : aquí (« ici »), fácil (« facile »), atención (« attention »). Il peut se porter sur l’antépénultième syllabe du mot (proparoxytons) : último (« dernier »), dímelo (« dis-le-moi ») ; il existe également certaines combinaisons ayant une accentuation antéproparoxytonique (quatrième syllabe avant la fin) : Explícamelo. (« Explique-le-moi. ») ; il s’agit de formes verbales avec des pronoms enclitiques (ici me + lo), l'accent restant sur le verbe lui-même.
Diphtongues et hiatus [modifier]
- Voir Profesor en línea.
Voir aussi [modifier]
- Espagnol/Grammaire/Alphabet sur Wikiversité
