moraine

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(Nom commun 1) Du savoyard morena (« renflement de terre »), dérivé d'un étymon préromain *murr- (« tertre, éminence » → voir morailles et morion) que l’on retrouve dans le catalan morro (« tertre »), l’espagnol moron (« id. ») et du suffixe -ena. Voir aussi le basque muru « tas ».
(Nom commun 2) Du latin morior (« mourir »).

Nom commun 1 [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
moraine moraines
\mɔ.ʁɛn\
Moraine autour d'un lac. (1)
Moraine d'un glacier. (2)

moraine \mɔ.ʁɛn\ féminin

  1. (Géologie) Terrain escarpé au bord d’un torrent, d’une rivière, d’un lac.
    • Après avoir traversé une moraine aux pierres tranchantes, et écourté le chemin en escaladant un flanc de rocher à peu près accore, ils prirent pied sur une sorte de plateau de peu d'étendue, acculé à une muraille granitique. — (Jean Ray, Harry Dickson, Le Démon pourpre, 1932)
  2. (En particulier) (Plus courant) Amas de pierres que les glaciers ont déposé sur leurs bords, en leur milieu et à leur extrémité, inférieure.
    • Ah ! ça, êtes-vous fou ? me dit Payot, vous allez sauter dans les moraines, vous ! […] Eh ! sacredieu ! allez-vous-en au diable, vous et votre brigand de pays, où l’on ne peut faire un pas sans risquer de se casser le cou, ou de s’ensabler : est-ce que je connais vos moraines, moi ? — (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes T. 1, 1833)
    • Tous ces dépôts constituent une véritable moraine frontale vers laquelle se dirigent les stries NE.-SW. visibles sur les bancs de poudingue affleurant à quelque distance. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 52)
    • Les moraines des glaciers sont presque stériles, cependant quelques espèces sont spécialisées dans cette station, par exemple l'Androsace des glaciers. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.171-172)
    • Il n'y avait jamais eu, sur un espace aussi réduit, autant de cavités impénétrables, autant de défilés ou de moraines. Aucune montagne n'était si haute, ni aucune vallée si encaissée que ces immeubles et que ces rues. C'était une force terrible qui avait modelé ce relief. — (Jean-Marie Gustave Le Clézio, Le Déluge, Gallimard, 1966, page 190)
    • En 1876, Viollet-Le-Duc publie « Le Massif du Mont-Blanc », dans lequel il décrit glaciers et moraines, le tout bien illustré par des dessins. — (Sylvain Coutterand et Gérard Nicoud, Les Stades de retrait du glacier de l’Arve entre le verrou de Cluses et l’ombilic de Chamonix (Vallée de l’Arve, Haute-Savoie), Quaternaire, 16, (2), 2005, pp. 85-94)

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Nom commun 2[modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
moraine moraines
\mɔ.ʁɛn\

moraine \mɔ.ʁɛn\ féminin

  1. Laine que l'on a prélevée au moyen de chaux vive sur un animal mort de maladie.

Synonymes[modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

  • moraine sur l’encyclopédie Wikipédia Wikipedia-logo-v2.svg

Références[modifier le wikicode]