réputation

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Voir aussi : Reputation, reputation

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Du latin reputatio (« compte, considération, examen, réflexion ») → voir réputer et -ation

Nom commun [modifier]

Singulier Pluriel
réputation réputations
\ʁe.py.ta.sjɔ̃\

réputation \ʁe.py.ta.sjɔ̃\ féminin

  1. Opinion bonne ou mauvaise au sujet d'une personne ou d’une chose.
    • Sa bravoure lui valait une haute réputation militaire que rien ne démentait, parce qu'il n'avait jamais commandé en chef. (Honoré de Balzac, La Femme de trente ansch. I, Paris, 1832 ; p. 33)
    • Au village, sans prétention,
      J'ai mauvaise réputation […].
      (Georges Brassens, La mauvaise réputation)
    • La réputation de sagacité et de prudence de notre frère n’est pas moindre parmi nous que celle que lui ont value sa valeur et son savoir ; […].  (Walter Scott, Ivanhoéch. XXXVII, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Et puis encore, Balzac avait mauvaise réputation. Il n'administrait pas son nom et son œuvre en bon père de famille. Ce n'était même pas un bohème – et l'on sait qu'un bohème est inacadémisable –, c'était quelque chose de bien pis. (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)
    • Sur leur trente et un et la cigarette aux lèvres, les jeunes gens partirent pour le lieu du rendez-vous, […], tous deux donnant l’exemple de la façon dont une indomptable crânerie peut triompher d’une réputation d’insolvabilité. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 52 de l’éd. de 1921)
    • D’autre part, cette mansuétude et cette bonté vraiment chrétiennes lui avaient assis, parmi les ouailles, une solide réputation de brave et d’honnête homme, […]. (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Il se fabriquait une étrange réputation, personnage de légende qui voyait à travers le brouillard, savait se rendre invisible aux gabelous, capable de tout !  (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
  2. Honorabilité ; renommée de bonne moralité.
    • Or, des outrages par paroles, des actes ou des gestes contumélieux, non accompagnés de voies de fait, peuvent produire ce résultat, autant et plus même que les violences physiques. Les atteintes dirigées contre l'honneur et la réputation sont parfois autrement graves que ne le seraient des attaques corporelles; l'indignation qu'elles soulèvent est aussi plus vive et plus profonde. (Edmond Picard, Napoléon d' Hoffschmidt, Jules Victor Delecourt & Léon Hennebicq, Pandectes belges: encyclopédie de législation, de doctrine et de jurisprudence belges, chez F. Larcier, 1907, p. 861)
    • Selon un sondage Ifop pour l’Observatoire de la réputation, 58,5% des Français n’étaient pas au courant de l’affaire avant que le président du CSA n’en parle. (site.obs-reputation.org/?cat=77)
  3. Notoriété ; renom ; renommée.
    • La ville avait la réputation d'être imprenable ; son château s'élevait à l'est et la ceinture de murailles qui entourait la cité venait s'y attacher; des portes, des bastions, des fossés formaient un respectable appareil de défense. (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
    • La réputation de ce grand homme reposait principalement sur l’autorité avec laquelle il démontrait que l’éternument était une prévoyance de la nature, au moyen de laquelle les penseurs trop profonds pouvaient chasser par le nez le superflu de leurs idées ; […]. (Edgar Poe, Eureka, 1848, traduction de Charles Baudelaire, 1864)

Hyponymes[modifier]

Vocabulaire apparenté par le sens[modifier]

Traductions[modifier]

Prononciation[modifier]

Références[modifier]