vanité

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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

Du latin vanitas (« vide, futilité, frivolité, fausseté, jactance »).

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
vanité vanités
/va.ni.te/

vanité /va.ni.te/ féminin

  1. Caractère de ce qui est vain, futile.
    • L’abondante littérature idyllique des professeurs de rhétorique est évidem­ment une pure vanité. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.363)
  2. Inutilité, inconsistance.
    • Mais quand il s’aperçut de la vanité de ses efforts et que, d’autre part, il vit l’Église menacée dans son existence par le développement prodigieux pris par les sectes hérétiques, il changea brusquement d’attitude. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
  3. Désir de se faire valoir, fatuité.
    • Il y a une différence entre l’orgueil et la vanité. L’orgueil est le désir d’être au-dessus des autres, c'est l’amour solitaire de soi-même. La vanité au contraire, c’est le désir d’être approuvé par les autres. Au fond de la vanité, il y a de l’humilité; une incertitude sur soi que les éloges guérissent (Henri Bergson)
    • Tels sont surtout les comédiens, les musiciens, les orateurs et les poètes. Moins ils ont de talent, plus ils ont d’orgueil, de vanité, d’arrogance. Tous ces fous trouvent cependant d’autres fous qui les applaudissent;.. (Érasme; Éloge de la folie, 1509, traduction de Thibault de Laveaux, 1780)
    • Il avait endossé pour la circonstance un complet vert — peut-être un peu voyant — et orné sa cravate d'une perle qu'il reluquait sans fausse honte, ni, je dois bien le dire, une ombre de vanité. (Francis Carco, Images cachées, 1929)
    • Et tous de le flatter, et de l’entourer d’une cour dont il ne peut être dupe, mais dont se gonfle sa vanité. (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, 1958)
    • La vanité et l’orgueil sont choses différentes, bien qu'on emploie souvent ces deux mots l’un pour l'autre ; on peut être orgueilleux sans être vaniteux. L’orgueil se rapporte plus à l’opinion que nous avons de nous-mêmes, la vanité à celle que nous voudrions que les autres aient de nous (Jane Austen, Orgueil et Préjugés)
  4. Fierté excessive, amour-propre frivole.
    • Eh ! bien, lui qui devait n’avoir que de l’orgueil était dévoré de vanités blessantes et maladives qui décourageaient l’amitié. (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • […]; et, sur ces sentiments de basse vanité, se greffait encore l’orgueil d’une vertu qu’il n’avait même pas conquise au prix d’efforts, […]. (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
    • Mais tout de même, procréer à son âge lui paraissait louche et, bien qu’un tel résultat flattât sa vanité de vieux coq, la crainte d’avoir été aidé dans cette œuvre par des collaborateurs bénévoles autant qu’inconnus le retenait hésitant au bord du fossé conjugal. (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)

vanités féminin pluriel

  1. Mondanités, frivolités, futilités.
    • Je n’aime pas ces vanités, qui étaient inconnues à nos pères lorsque l’Angleterre était libre. (Walter Scott, Ivanhoé, Traduction de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)

Synonymes[modifier | modifier le wikicode]

Antonymes[modifier | modifier le wikicode]

Dérivés[modifier | modifier le wikicode]

Apparentés étymologiques[modifier | modifier le wikicode]

Expressions[modifier | modifier le wikicode]

Sans vanité, j’en sais plus que lui sur ce sujet.

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Prononciation[modifier | modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier | modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]