haine

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Voir aussi : Haine

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Déverbal de haïr avec le suffixe -ine ou du latin populaire *hatina (« haine »), dérivé du radical germanique hat (de *hatjan qui donne haïr) avec le suffixe -ina.

Nom commun[modifier]

Singulier Pluriel
haine haines
(h aspiré)\ɛn\

haine (h aspiré)\ɛn\ féminin

  1. Sentiment qui pousse à fuir, à repousser ce qui en est l’objet, ou même à l’attaquer pour le détruire.
    • Albert plaignit du fond de son cœur cette haine de soi-même qui fait que l’homme heureux, comme s’il était tourmenté de son bonheur, cherche tous les moyens de le modérer ou de l’éteindre […] (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
    • S’il ne se soumettait plus au jugement des hommes, il souffrait encore de leur haine, sinon de leur mépris. (Isabelle Eberhardt, Le Major, 1903)
    • Ces gens là, quelque pitoyables que nous nous montrions pour eux, nous garderont jusqu'au bout la même haine inexpiable ; […]. (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p.59)
    • Ici, les gens parlaient d’incendies et de massacres, de cruautés et de représailles, du meurtre d’inoffensifs Asiatiques par des tourbes que déchaînait la haine de race, […]. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 392 de l’éd. de 1921)
    • Vous savez, Marcoul, on clabaude n'importe quoi ! Les méchantes langues n'en sont pas à une supposition, ni à une haine ! (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Je hais la haine et pourtant je la ressens. Je connais ce venin qui s'inocule dans le sang en une morsure qui s'infecte jusqu'à l'os. (Amélie Nothomb, Le Voyage d'hiver, Albin Michel, 2009, p. 27)
  2. Violente aversion que l’on a pour quelqu’un ; profonde répulsion que l’on a pour quelque chose.
    • La mort de Marat ne servit qu'à rendre les haines plus implacables. (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
    • À rebrousse-poil des sentiers battus, Onfray s'attire naturellement la haine des béni-oui-oui de toutes les chapelles. (Basile de Koch, Histoire universelle de la Pensée: de Cro-Magnon à Steevy, 2005)

Antonymes[modifier]

Dérivés[modifier]

Apparentés étymologiques[modifier]

Traductions[modifier]

Prononciation[modifier]

Homophones[modifier]

Anagrammes[modifier]

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]