poumon

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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[modifier] Français

Origine et histoire de « poumon » Étymologie

Du latin pulmo.

Nom commun

Singulier Pluriel
poumon poumons
/pu.mɔ̃/

poumon /pu.mɔ̃/ masculin

Les poumons de l’homme. 1 : trachée 2 : artère pulmonaire 3 : veine pulmonaire 4 : conduit alvéolaire 5 : alvéole 6 7 bronchioles 8 : bronche tertiaire 9 : bronche secondaire 10 : bronche primaire 11:larynx.
  1. (Anatomie) Viscère spongieux renfermé dans l’intérieur de la poitrine et qui est le principal organe de la respiration.
    • TOINETTE : Qui est votre médecin ?
      ARGAN : Monsieur Purgon.
      TOINETTE : Cet homme-là n'est point écrit sur mes tablettes entre les grands médecins. De quoi dit-il que vous êtes malade ?
      ARGAN : Il dit que c’est du foie, et d’autres disent que c’est de la rate.
      TOINETTE : Ce sont tous des ignorants. C’est du poumon que vous êtes malade.
      ARGAN : Du poumon ?
      TOINETTE : Oui. Que sentez-vous ?
      ARGAN : Je sens de temps en temps des douleurs de tête.
      TOINETTE : Justement, le poumon.
      ARGAN : Il me semble parfois que j’ai un voile devant les yeux.
      TOINETTE : Le poumon.
      ARGAN : J’ai quelquefois des maux de cœur.
      TOINETTE : Le poumon.
      ARGAN : Je sens parfois des lassitudes par tous les membres.
      TOINETTE : Le poumon.
      ARGAN : Et quelquefois il me prend des douleurs dans le ventre, comme si c’étaient des coliques.
      TOINETTE : Le poumon. Vous avez appétit à ce que vous mangez ?
      ARGAN : Oui, monsieur.
      TOINETTE : Le poumon. Vous aimez à boire un peu de vin.
      ARGAN : Oui, monsieur.
      TOINETTE : Le poumon. Il vous prend un petit sommeil après le repas, et vous êtes bien aise de dormir ?
      ARGAN : Oui, monsieur.
      TOINETTE : Le poumon, le poumon, vous dis-je.
      (Molière, Le Malade imaginaire, acte III, scène 10)
  2. Chacune des deux parties qui forment cet organe et qui sont séparées l’une de l’autre par le médiastin et par le cœur.
    • C’est ici seulement que l’homme sent l’air pénétrer facilement dans ses poumons, qu’il vit, qu’il pense. (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, 1858)
    • J'essayais, en contractant le gosier, d'absorber le moins possible d'eau et de résister à l'asphyxie en retenant le plus longtemps que je pouvais l'air dans mes poumons. Mais je ne pus tenir plus de quelques instants. (Henri Alleg, La Question, 1957)
    • […], tout à coup, comme si le son s'évadait brusquement du tournant de la montagne, on entendit des voix hurlantes, beuglant de tous leurs poumons, aussi faux que possible: […]. (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Malgré mon obésité, je marchais allègrement, tout heureux de décrasser mes poumons à cet air limpide, à cet air lustral des belles nuits d’été... (Octave Mirbeau, Le colporteur,)
    • La Girafe, excitée à fuir, se presse, s’emporte, […] ; mais elle ne soutient point longtemps cet effort, qu’elle ressent comme une fatigue : c’est que ses poumons n’ont pas assez d’ampleur ; défaut que révèle la petitesse du coffre qui les contient. (Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, Quelques Considérations sur la Girafe, 1827)
    • Bert portait toujours ce plastron ; c’était sa chimère favorite, créée par une somnambule extra-lucide qui avait déclaré au jeune homme qu’il avait les poumons faibles. (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908 - Traduit en 1910 par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, Mercure de France, p.102, éd. 1921)

Apparentés étymologiques

Vocabulaire apparenté par le sens

Expressions

Traductions

Méronymes

Prononciation Prononciation

/pu.mɔ̃/

Voir aussi Voir aussi

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