ridicule

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Français [modifier]

Origine et histoire de « ridicule » Étymologie

Du latin ridiculus.

Adjectif

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
ridicule ridicules
/ʁi.di.kyl/

ridicule /ʁi.di.kyl/ masculin et féminin identiques

  1. Qui est digne de risée ou de moquerie.
    • Il a toujours méprisé les vanteries ridicules dont il arrive assez ordinairement que la noblesse étourdit le monde. (Jacques-Bénigne Bossuet, Gornay)
    • Cette gentillesse qui abrégeait les formes et supprimait les fadaises ridicules que tout garçon se croit tenu de débiter à la belle fille dont il essaie de faire sa maîtresse, m'avait séduit. (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, 1927)
    • Cet homme s’est rendu ridicule. - Il a des manières ridicules. - Une posture ridicule.
    • Discours ridicule. - Conduite ridicule. - Vanité ridicule. - Que cela est ridicule !
    • Il nous a dit des choses fort ridicules. - Saisir le côté ridicule d’une chose.
  2. Qui va à l’encontre du bon sens ou de la normalité.
    • Mais le diable a soufflé là-dessus, de son haleine fiévreuse et empestée, et les pires billevesées ont pris leur vol. L'homme a inventé les dieux et il a créé l'amour avec son cortège de sensibleries ridicules ou criminelles. (Victor Méric, Les compagnons de l'Escopette, 1930, p. 118)
Note
Cette dernière acception tend à s’implanter depuis les années 1990 par influence de l’anglais, mais son usage est incorrect vis-à-vis du sens français véritable ; dans ce cas de figure, il est plus correct de dire : « c’est absurde » ou « c’est n’importe quoi ».

Synonymes

Dérivés

Traductions

Nom commun 1

Singulier Pluriel
ridicule ridicules
/ʁi.di.kyl/

ridicule /ʁi.di.kyl/ masculin

  1. (Vieilli) Ce qui est ridicule, ce qu’il y a de ridicule dans une personne ou dans une chose.
    • Le roman bourgeois et demi-bourgeois appartient en toute propriété à Théodore Hook. Esprit sans imagination, sans passion, sans poésie, mais singulièrement apte à saisir et à reproduire les ridicules de la classe moyenne, ses prétentions comiques et ses aspirations vers un bon goût, […]. (Philarète Chasles, Le Roman anglais, dans Revue des deux Mondes, vol.3, p.21, 1842)
    • Tous les ridicules de cette digne femme, essentiellement charitable et pieuse, eussent peut-être passé presque inaperçus ; […]. (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • À l’exemple de Juvénal, je ne suis pas descendu dans la sentine des vices pour la remuer, j’ai plutôt passé gaiement en revue les ridicules que les turpitudes. (Érasme, Éloge de la folie, Traduction par G. Lejeal en 1899)
    • De ma tendre enfance je ne parlerai pas. […]. Eussé-je autrement décidé que je me garderais du ridicule qui s'attache à quiconque fait un sort aux minuties du premier âge. (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
  2. Traits par lesquels on se moque d’une personne, on fait rire les autres à ses dépens.
    • Manier l’arme du ridicule. - Braver le ridicule. - Périr sous le ridicule. - Tomber, crouler sous le ridicule.

Dérivés

Synonymes

Vocabulaire apparenté par le sens

Traductions

Nom commun 2

Singulier Pluriel
ridicule ridicules
/ʁi.di.kyl/

ridicule /ʁi.di.kyl/ masculin et féminin identiques

  1. (Rare) Personne digne de risée, de moquerie.
    • Alceste, le personnage principal du Misanthrope est un ridicule.

Prononciation Prononciation

Voir aussi Voir aussi

Références Références

Anglais [modifier]

Origine et histoire de « ridicule » Étymologie

Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.

Nom commun

ridicule

  1. Persiflage.

Verbe

ridicule

  1. Persifler.

Prononciation Prononciation

  • (États-Unis) : écouter « ridicule »