sottise

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Aller à : navigation, rechercher
Voir aussi Voir aussi : Sottise

Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

(XIIIe siècle) et 1578 (Ronsard) Composé de sot et -ise. [1]

Nom commun[modifier | modifier le wikitexte]

Singulier Pluriel
sottise sottises
/sɔ.tiz/

sottise /sɔ.tiz/ féminin

  1. Défaut d’esprit et de jugement.
    • L'homme a inventé les dieux et il a créé l’amour avec son cortège de sensibleries ridicules ou criminelles. L’amour a donné naissance au poète, puis au psychologue et, pour couronner l’humaine sottise, à cet enfonceur de portes ouvertes qui s’est baptisé psychanalyste — le paladin du refoulement et l’écuyer servant la Haute Dame Libido. (Victor Méric, Les compagnons de l’Escopette, 1930, p.118)
    • Un des aspects courants de la sottise humaine est cette croyance, que l'on découvre chez tant d'honnêtes imprévoyants, que tout durera, à peu de chose près, comme nous voyons les institutions et les choses aujourd'hui. (Louis Thomas, Arthur de Gobineau, inventeur du racisme (1816-1882), Paris : Mercure de France, 1941, p.123)
  2. Action, propos ou pensée qui manifeste un manque d’esprit ou de jugement.(Souvent au pluriel)
    • Sganarelle -- Seigneur Commandeur... je ris de ma sottise, mais c’est mon maître qui me la fait faire. (Molière,Dom Juan ou le festin de pierre,1663)
    • Goliadkine prit le chapeau et voulut dire en passant quelques mots pour justifier cet oubli, afin que Petrouchka ne pût imaginer quelque sottise sur les motifs de son trouble. ( Dostoïevski, Le Double, 1846, trad. Arout)
    • Il n’a fait que des sottises. - Il faut toujours qu’on répare ses sottises. - Il n’ouvre la bouche que pour dire des sottises.
    • Tout à coup, en se souvenant d’avoir vu ce jeune homme au bal de madame de Beauséant, il devina ce qu’était Maxime pour madame de Restaud ; et avec cette audace juvénile qui fait commettre de grandes sottises ou obtenir de grands succès, il se dit : Voilà mon rival, je veux triompher de lui. (Balzac, Le Père Goriot, 1835)
  3. Gauloiserie, parole indécente.
    • Vous me feriez dire une sottise.
  4. Injure.
    • En entendant ces farouches sottises de l’Envie, qui s’élance, baveuse et hargneuse, jusque sur le passé, bien des jeunes filles eussent senti leur sang les rougir jusqu’au front ; […]. (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)

Synonymes[modifier | modifier le wikitexte]

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]

Prononciation[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]