admettre

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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

(Date à préciser) Du latin admittere (« permettre l’accès, approuver »).

Verbe[modifier | modifier le wikicode]

admettre /ad.mɛtʁ/ transitif 3e groupe (conjugaison)

  1. Recevoir par choix, faveur ou condescendance.
    • Admettre quelqu’un dans une société, dans une compagnie, à sa table.
    • Admettre quelqu’un au nombre de ses amis.
    • Admettre à la participation des sacrements.
    • Il fut admis à l’audience du Prince.
    • Admettre quelqu’un à se justifier. Permettre qu’il expose ce qui peut le justifier, consentir qu’il se justifie dans les formes.
    • Admettre quelqu’un à faire preuve, admettre à la preuve.
    • Admettre quelqu’un à faire valoir ses droits à une pension de retraite.
    • Admettre les raisons, les excuses de quelqu’un. Les recevoir pour bonnes, pour valables.
    • Admettre une requête.
  2. Reconnaître pour véritable.
    • Nous sommes si éloignés de connaître tous les agens [sic] de la nature, et leurs divers modes d’action ; qu’il ne serait pas philosophique de nier les phénomènes, uniquement parce qu’ils sont inexplicables dans l’état actuel de nos connaissances. Seulement, nous devons les examiner avec une attention d’autant plus scrupuleuse, qu’il paraît plus difficile de les admettre ; et c’est ici que le calcul des probabilités devient indispensable, pour déterminer jusqu’à quel point il faut multiplier les observations ou les expériences, afin d’obtenir en faveur des agens [sic] qu’elles indiquent, une probabilité supérieure aux raisons que l’on peut avoir d’ailleurs, de ne pas les admettre. (Pierre-Simon de Laplace, Essai philosophique sur les probabilités, Mme Ve Courcier, Paris, 1814 (2e édition))
    • Notre grand botaniste Tournefort, se fondant principalement sur les observations qu’il avait faites dans la grotte d’Antiparos, et, comme l’a dit Fontenelle, transformant tout en ce qu’il aimait le mieux, avait admis la végétation des pierres. (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856 (pp. 496-519))
    • Si l’on admet que, pour végéter, la plante doive retirer du sol les principes minéraux qui lui sont nécessaires, il n’y a plus d’espèces préférantes ni indifférentes, mais uniquement des espèces propres à tel ou tel sol. (Bulletin de la Société Botanique de France, vol.5, p.73, 1858)
  3. (Figuré) Autoriser, permettre.
    • Admettre cette préséance, c’est léser l’esprit républicain, porter atteinte aux principes de 89, faire fi des sacrifices consentis par les révolutionnaires de 1830 à 1871, […] ! (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, 1958)
    • Cette affaire n’admet point de retard.
    • Cette substance admet dans sa composition tel élément. Il entre tel élément dans sa composition.
  4. Accepter l'accès ou la présence.
    • Il se fit admettre à bord d’un brick qui partait de Boston sans son fret habituel de bois, et dont le capitaine se proposait de« rentrer chez lui », à South Shields. (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908 - Traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, page 418, Mercure de France, 1921)

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Traductions à trier[modifier | modifier le wikicode]

Prononciation[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]