étude
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[modifier] Français
Étymologie
- f. du latin studium. Estudie au XIIe siècle est purement orthographique ; le vers montre que la prononciation était estuide. Plus tard estudie se dit, mais alors il est calqué sur le latin.
Nom commun
étude /e.tyd/ féminin (féminin pluriel : études /e.tyd/)
- Action d'étudier, travailler pour apprendre ou approfondir des savoirs.
- L’étude des mathématiques.
- J'estimais fort l’éloquence, et j'étais amoureux de la poésie ; mais je pensais que l’une et l’autre étaient des dons de l’esprit plutôt que des fruits de l’étude. (René Descartes, Méth. I, 9.)
- L'étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts de la vie, n'ayant jamais eu de chagrin qu’une heure de lecture n'ait dissipé. (Charles-Louis de Secondat Montesquieu, Pens. div.)
- pluriel Les différents degrés de l’instruction scolaire.
- Faire de bonnes études ou de mauvaises études.
- L'abbé d’Olivet avait dirigé au collége des jésuites les premières études de cet écrivain célèbre [Voltaire]. (Jean le Rond D’Alembert, Éloges, d’Olivet.)
- Examen préliminaire d’une question, d’un projet.
- L’étude approfondie d’un dossier.
- Mettre un projet de loi à l’étude.
- Ce plan est encore à l’étude.
- Lieu où l’on réunit les élèves pour étudier leurs leçons et faire leurs devoirs. On dit très souvent aussi : salle d’étude
- Les études de ce collège sont vastes et bien aérées.
- Le temps de ces exercices.
- L’étude la plus longue est celle du soir.
- Pièce où un notaire, un avoué, un huissier fait travailler ses clercs. Dépôt des minutes et des papiers que les notaires et les avoués conservent ; Clientèle du notaire, de l’avoué, etc.
- Acheter une étude.
- Il cède son étude à son premier clerc.
- (Arts) Un dessin ou un morceau de peinture, de sculpture, exécuté pour l’étude particulière d’un objet.
- Une étude de draperie, de paysage.
- Les études de Raphaël.
- Les études de ces artistes montrent combien ils ont encore besoin d’en faire. (Denis Diderot, Salon de 1767, Œuv. t. XIV, p. 276, dans POUGENS.)
- (Musique) Composition faite pour exercer au doigté, au jeu d’un instrument.
- Des études pour le violon.
- (Littérature) Type d’ouvrage proche de l'essai.
- Étude sur la musique grecque.
- (Théâtre) Action d’apprendre par cœur un rôle. On dit plutôt aujourd'hui étudier un rôle.
- Il ne lui est rien arrivé que je ne lui aie prédit à elle-même, en lui disant adieu, quand je sus l’étude qu’elle faisait de ce rôle. (Pierre Corneille, Lett. à l’abbé de Pure, 12 mars 1659.)
- (Vieilli)Connaissances acquises.
- Avoir de l’étude.
- Mais je ne trouve point de fatigue si rude Que l’ennuyeux loisir d’un mortel sans étude. (Nicolas Boileau-Despréaux, Épit. XI.)
- (Vieilli)Soin particulier que l’on apporte à quelque chose.
- Son âme semble en vivre [de soupçons], et je mets mon étude à trouver des raisons à son inquiétude. (Molière, D. Garc. II, 1.)
- Je mettrais toute mon étude à rendre ce quelqu'un jaloux. (Molière, Sicil. 7.)
- Ils emploient toute leur étude à chercher. (Blaise Pascal, Provençal 2.)
- Se faire une étude d’une bagatelle. (Jacques-Bénigne Bossuet, III, Vêture, 3.)
- Je songe à me connaître et me cherche en moi-même, C’est là l’unique étude où je veux m’attacher. (Nicolas Boileau-Despréaux, Épît. v.)
- Je mets à les former [de jeunes filles] mon étude et mes soins. (Jean Racine, Esth. I, 1.)
- […] Ta fière ingratitude Se fait de m’offenser une farouche étude. (Voltaire, Mort de Cés. II, 5.)
- Ma main donne au papier, sans travail, sans étude, Des vers fils de l’amour et de la solitude. (André Chénier, Élég. XVI.)
- (Vieilli) Préméditation.
- […] L’indignation qu’on prend avec étude augmente avec le temps et porte un coup plus rude. (Pierre Corneille, Pomp. IV, 1.)
- Tranquille en me frappant, barbare avec étude. (Voltaire, Irène, IV, 4.)
- (Vieilli) Objet d’étude, de soin.
- Votre exemple est partout une étude pour moi. (Pierre Corneille, Sert. III, 2.)
- J'ai […] de l’inquiétude de voir qu’un sot amour fait toute votre étude. (Molière, Sgan. 7.)
- Je me suis fait une étude de cet endroit d’une de vos lettres. (Marquise de Sévigné, 437.)
- (Vieilli) (Péjoratif) Affectation, recherche.
- Que ne puis-je vous représenter cet homme simple et sans étude ? (Esprit Fléchier, II, 124.)
- Toute notre vie est une étude de vanité. (Jean-Baptiste Massillon, Myst. Ass.)
- (Vieilli) Chambre, cabinet où l’on étudie, où l’on compose.
- Et ces heureux hasards des fruits de mon étude. (Pierre Corneille, La poésie à la peinture.)
- Ces vers, produits dans mon étude, Récitent tes commandements. (Racan, Psaume 118.)
- Plus d’un héros, épris des fruits de mon étude, Vient quelquefois chez moi goûter la solitude. (Nicolas Boileau-Despréaux, Ép. x.)
- Considérez les avantages d’un homme [un orateur] qui n'apprend pas par cœur […] la chaleur qui l’anime lui fait trouver des expressions et des figures qu’il n'aurait pu préparer dans son étude. (François de Salignac de la Mothe Fénelon, Dial. sur l’éloq. II.)
Apparentés étymologiques
Expressions
- mettre une pièce à l’étude : (Théâtre) En commencer les répétitions.
- faire des études : Etudier dans un établissement scolaire
- tête d’étude : tête dessinée pour servir de modèle.
- bureau d'études
- maître d’étude : Personne chargé de la surveillance pendant les études, les récréations et les promenades. Le titre officiel est, depuis quelques années, assistant d’éducation. On dit aussi surveillant ou ,familièrement, pion.
Traductions
3. Examen préliminaire d’une question
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Prononciation
Voir aussi
- étude sur Wikipédia

Références
- Littré, Dictionnaire de la langue française (1872-1877) (étude)
- Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935) (étude)
Tout ou partie de cet article est extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935) (étude), mais l’article a pu être modifié depuis.