jouir
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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[modifier] Français
Étymologie
- Du latin gaudere.
Verbe
jouir /ʒwiʁ/ (transitif indirect ou intransitif) 2e groupe (conjugaison)
- Profiter d’une chose que l’on a, que l’on possède, en goûter le plaisir, l’agrément, etc.
- Ce prologue le fatiguait, mais il ne pouvait l'écourter. L'éloquence fait partie de la fonction ; et il en avait trop complaisamment composé les périodes pour se priver de la satisfaction de s'entendre les phraser et de jouir de ces cadences étudiées. — (Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, 1958)
- Jouir de l’embarras de quelqu’un, de son affliction, de sa détresse, etc., éprouver du plaisir à le voir ou à le savoir embarrassé, affligé, malheureux, etc.
- Jouir de quelqu’un, Avoir la liberté, le temps de conférer avec lui, de l’entretenir, d’en tirer quelque service, quelque plaisir.
- Nous jouirons de lui pendant son séjour à la campagne. - Il est si occupé que l’on ne saurait jouir de lui.
- Avoir l’usage, la possession actuelle de quelque chose et en tirer tous les profits, tous les avantages, etc.
- Cet homme avait un rang élevé, et jouissait d’une grande considération parmi ses frères. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduction de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Quant au duc d'Orléans, il jouissait de peu de popularité et de peu d'influence. — (Alfred Barbou, Les trois Républiques françaises, 1879)
- […] ; bien que la production allemande se soit fort améliorée depuis quelques années, elle ne jouit point encore d’une très haute considération. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.356)
- La foule entend désormais jouir des raffinements réservés naguère à de peu nombreux privilégiés. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde. Le problème de la natalité -1931)
- Ces messieurs étaient attablés autour de vichy-fraise et de vittel-cassis, innocents breuvages qui, […], jouissent d'une rassurante vertu, laissant le cerveau lucide quand on se voit obligé de boire souvent et qu'on ne veut pas courir le risque de s'enivrer. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, 1927)
- (Absolument) Éprouver un vif plaisir, un orgasme, etc.
- Fais-moi jouir.
- Ne demandez jamais à une dame la permission d’aller jouir avec sa fille. Dites « jouer », qui est plus décent. — (Pierre Louÿs, Manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation, 1926.)
Traductions
Profiter d’une chose que l’on possède, en goûter le plaisir
-
Traductions à classer suivant le sens :
Prononciation
- France : écouter « jouir [ʒwiʁ] »
Références
-
Tout ou partie de cet article est extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (jouir), mais l’article a pu être modifié depuis.