onction

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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

Du latin unctio de même sens.

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
onction onctions
/ɔ̃k.sjɔ̃/

onction /ɔ̃k.sjɔ̃/ féminin

  1. (Médecine) Action d’oindre. Action de frotter doucement quelque partie du corps avec une substance grasse huileuse.
  2. Action d’oindre qui entre dans l’administration de quelques sacrements et dans plusieurs cérémonies de l’église.
    • L’onction du baptême, de la confirmation. Onction sacrée, sacerdotale. L’onction des évêques. L’évêque qui a fait les onctions.
  3. (Figuré) Douceur particulière qui, dans un discours, dans un écrit, touche le cœur et porte à la dévotion ou à une sorte d’attendrissement.
    • La tendresse, l’onction, l’inaltérable patience du vieux serviteur de Dieu, vainquirent enfin l’obstination de ma douleur. (Chateaubriand, Atala, 1801)
    • A ces paroles jetées avec une onction pénétrante, une sainte frayeur saisit l'assistant et les deux religieuses. (Honoré de Balzac, Un épisode sous la Terreur, 1830)
    • Sans doute cette morale est ferme et pure, mais elle manque entièrement d'enthousiasme et d'onction, et par là elle est inférieure à la morale antique. (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d'Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
    • (Ironique)Consterné par la pénurie de ces désolantes rengaines, Durtal se jetait dans les monographies moins connues des Bienheureuses ; mais là encore, quelle barigoule de lieux communs, quelle colle d’onction, quelle bouillie de style ! (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
  4. (Théologie) Action pacifiante et douce de la grâce.
    • Onction intérieure. L’onction secrète de la grâce.

Dérivés[modifier | modifier le wikicode]

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]