étourdir

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Latin populaire exturdīre, dérivé de turdus, « grive », sans doute par évocation de cet oiseau qui s'enivre de raisin.

Verbe [modifier le wikicode]

étourdir \e.tuʁ.diʁ\ transitif 2e groupe (conjugaison) (pronominal : s’étourdir)

  1. Frapper soudainement d’une commotion cérébrale qui suspend la fonction des sens.
    • Il lui donna sur la tête un coup de bâton qui l’étourdit.
    • Il tomba tout étourdi du coup.
    • Le grand bruit du canon, des cloches, des tambours étourdit.
    • La trépidation du bateau, de l’automobile étourdit.
  2. (Familier) (Par ellipse) Importuner ; fatiguer ; lasser.
    • Il a toujours méprisé les vanteries ridicules dont il arrive assez ordinairement que la noblesse étourdit le monde. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Gornay)
  3. (Par analogie) Rendre presque ivre.
    • Il suffit de deux ou trois verres de vin pour l’étourdir.
    • Un tour de valse l’étourdit.
  4. (Figuré) Abasourdir, hébéter.
    • Cette nouvelle, cette défaite, ce coup imprévu les a étourdis.
  5. (Figuré) Endormir une douleur physique, empêcher qu’elle ne soit aussi sensible.
    • Ce remède ne guérit pas, il ne fait qu’étourdir la douleur
  6. (Figuré) Faire que l’esprit soit moins occupé d’une souffrance morale, en soit distrait.
    • Si je pensais que le souverain bien fût la joie, je ne douterais point qu'on ne dût tâcher de se rendre joyeux, à quelque prix que ce pût être, et j'approuverais la brutalité de ceux qui noient leurs déplaisirs dans le vin, ou les étourdissent avec du pétun. — (René Descartes, « Lettre à Élisabeth Egmond, du 6 octobre 1645 », dans Correspondance avec Élisabeth, Presses électroniques de France, 2013)
  7. (Cuisine) Faire subir une légère cuisson à une viande.

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]