supposer

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(XIIIe siècle) De poser avec le préfixe sub-, francisation du latin supponere (« mettre sous, substituer »). Le sens moderne est issu du latin scolaire suppositivus (« suppositif, hypothétique »), lui-même calque du grec ὑποθετικός, hupothetikos.

Verbe [modifier le wikicode]

supposer \sy.po.ze\ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Poser une chose pour établie, l’admettre par hypothèse, afin d’en tirer ensuite quelque induction.
    • Mais pour qu’une grammaire française soit respectée, il faut premièrement que la langue française continue à être employée et, ceux qui s’efforcent de l’empailler en conviendront, cette condition suppose l’existence d’un certain nombre de Français. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • L’aisance avec laquelle les poètes juifs maniaient le vers français permet de supposer que leur talent a dû s’exercer dans les genres les plus variés. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Supposer un enfant, le faire reconnaître pour fils ou fille de ceux dont il n’est pas né.
    • On supposa un enfant pour frustrer les héritiers collatéraux.
  2. Former une conjecture, présumer en bien ou en mal.
    • Dans le monde catholique règne donc une improbité générale, qui conduit les dévots à supposer que les relations économiques dépendent principalement des gens qui tiennent la caisse. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, p.294)
    • Je me doutais bien d’une supercherie, alors même que rien ne me permettait de supposer que vous ne fussiez pas Butteridge. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 171 de l’éd. de 1921)
    • De plus, on assimile volontiers les femmes adultères aux prostituées et la pratique de la fornication, prostibulaire ou adultère, suppose le mensonge ou la clandestinité, comme l'ont si bien illustré les fabliaux, qui insistent sur les mensonges de l'épouse volage. — (Nicole Gonthier, Sanglant Coupaul ! Orde Ribaude !: Les injures au Moyen Âge, Presses universitaires de Rennes, 2007)
  3. Former le préalable à une chose qui demande, qui exige que quelque autre chose soit ou ait été.
    • La justification suppose une accusation.
    • Dans le syllogisme, une conclusion suppose deux prémisses.

Dérivés[modifier le wikicode]

Apparentés étymologiques[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Homophones[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]