douter

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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

Du latin dubitare (« hésiter, douter ».)

Verbe[modifier | modifier le wikicode]

douter intransitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Être dans l’incertitude, n’être pas sûr.
    • Toutefois, pas un seul d’entre nous ne douta que nous arriverions à y prendre pied : ce n’était à nos yeux, qu’une question de patience ; […]. (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • […] ; sans doute il se rappelait qu’il y avait deux mois à peine que sa mère était morte, et moins que personne il doutait qu’elle ne fût morte empoisonnée. (Alexandre Dumas , La Reine Margot, C. Lévy, 1886)
    • Je doute fort que cela soit.
    • J’en doute.
    • Je doute qu’il vienne.
    • Je ne doute pas qu’il ne vienne bientôt.
    • Doutez-vous que je sois malade ?
    • Doutez-vous que je ne tombe malade, si je fais cette imprudence ?
  2. (Absolument) Être troublé dans sa foi, la mettre en cause, en parlant des dogmes religieux, des opinions philosophiques.
    • En philosophie, en critique, c’est avoir beaucoup profité que d’avoir appris à douter.
    • Après avoir longtemps douté, il est mort dans la foi chrétienne.
  3. Hésiter, balancer.
    • Il a longtemps douté avant de tenter cette entreprise.
    • Ne douter de rien, être hardi, aller de l’avant, sans tenir compte des difficultés, des obstacles.
    • (Ironique) Ce jeune homme a trop d’assurance : il ne doute de rien.
    • À n’en pas douter s’emploie pour exprimer une Affirmation, une certitude.

se douter intransitif

  1. Imaginer, penser, croire.
    • Je me doutais bien d’une supercherie, alors même que rien ne me permettait de supposer que vous ne fussiez pas Butteridge. (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908 - Traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, page 171, Mercure de France, 1921)
    • Qui pouvait se douter que la vieille possédât de l’argent. (Francis Carco, L’Homme de Minuit, 1938)

se douter de, se douter que intransitif

  1. Croire sur quelque apparence, conjecturer, soupçonner.
    • Oh! vous savez, vous ne seriez pas prévenu, vous vous douteriez pas des opérations qui s’y goupillent. C’est pépère, même coquet et bien propre […]. (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, 1927)
    • Il déroulait les curiosités, dépistait les espionnages, se servant de ses amis, sans qu’ils se doutassent du rôle qu'il leur faisait jouer. (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)
    • Je m’en suis toujours douté.
    • Il a été pris lorsqu’il s’en doutait le moins.
    • Il ne se doutait pas qu’on eût des preuves contre lui.
    • (Familier) Il se croit très habile dans cet art, mais il ne s’en doute pas,
      Il ne le connaît que fort imparfaitement.

Apparentés étymologiques[modifier | modifier le wikicode]

Dérivés[modifier | modifier le wikicode]

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier | modifier le wikicode]

Prononciation[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]


Ancien français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

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Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

douter /Prononciation ?/

  1. Redouter, craindre.

Références[modifier | modifier le wikicode]

  • Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du ixe au xve siècle, édition de Paris, 1881-1902, F. Vieweg (douter)