croire

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Français [modifier]

Origine et histoire de « croire » Étymologie

En ancien français creire, du latin crēdĕre (« croire »).

Verbe

croire /kʁwaʁ/ transitif 3e groupe (conjugaison)

  1. Tenir pour véritable.
    • J’avais à voir un ami à Angers ; bon et brave jeune homme à la tête ardente et au cœur pur, qui a encore des années à croire à tout, puis qui finira comme les autres, mais seulement plus tard que les autres, par ne plus croire à rien. (Alexandre Dumas, La Vendée après le 29 juillet, La Revue des Deux Mondes T.1, 1831)
  2. (En particulier) (Religion) Avoir la foi et recevoir avec soumission d’esprit tout ce que la religion enseigne.
    • Le Christianisme romain tend alors à n'être qu'un formalisme rituel, pour lequel l'idéal du fidèle devient le bon paroissien qui pratique et qui croit sans discussion. (Louis Rougier, Histoire d'une faillite philosophique: la Scolastique, 1925, éd. 1966)
    • Ai-je cru vraiment, à cette époque ? Il me semble que j’ai marché dans la chose de la sainte religion, comme dans les images d’Épinal, ou dans mes bouquins de contes de fées à tranches dorées. (Victor Méric, Les compagnons de l'Escopette, 1930, p.247)
    • Vivre comme un dieu exige que l’on cesse de croire aux dieux. Ainsi, la leçon des épicuriens est que la philosophie change les hommes en dieux en leur enseignant qu’il n'y a pas sur cette terre d’autres dieux qu’eux-mêmes dès lors qu’ils auront cessé de croire et vainement d’espérer. (Robert Redeker, Les épicuriens, professeurs de liberté, dans Marianne du 5 au 11 février 2011, p.72-73)
  3. Tenir pour sincère, véridique.
    • C’est un menteur avéré, on ne le croit plus, il ne peut plus se faire croire.
  4. S’en rapporter à quelqu’un, à quelque chose.
    • A l'en croire, c’était lui qui dansait, qui levait la jambe, qui se dandinait, tellement il se donnait de mal pour communiquer à ces merveilleuses mais stupides créatures un peu du feu sacré dont il les prétendait dépourvues. (Francis Carco, L'Homme de Minuit, 1938)
    • Si vous m’en croyez, vous ne ferez pas cela.
  5. Tenir pour vraisemblable, réel ou possible.
    • Il proteste de son innocence, mais je n’y crois pas.
  6. Ajouter foi à quelqu’un, à quelque chose, s’y fier.
    • Croire aux astrologues, à l’astrologie.
    • Croire en Dieu.
  7. Avoir confiance en quelqu’un, en ses talents, en sa parole.
  8. Penser, estimer, s'imaginer, présumer.
    • Des landes, des rocs stériles, çà et là une bande de pâturage aromatique et dru, quelques champs pierreux, partout des oliviers : on se croirait dans notre Provence. (Hippolyte Taine, Voyage en Italie, vol.2, 1866)
    • Il était entièrement vêtu de casimir noir, ainsi qu’il convient à un notaire. Mais comme on se trouvait au plus fort de l’été, M. Bernard avait cru pouvoir égayer sa tenue sévère d’une ombrelle d’alpaga blanc. (Octave Mirbeau, La mort du chien ,)
    • Parce que l’astronomie parvenait à calculer les tables de la lune, on a cru que le but de toute science était de prévoir avec exactitude l’avenir; […]. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.IV, La grève prolétarienne, 1908, p.190)
    • Une heure auparavant, j’avais cru que Mauricette serait l’héroïne de mon aventure... Sa mère m’enflammait dix fois davantage. (Pierre Louÿs, Trois Filles de leur mère, 1926)
    • Recule vite, cherche le dur, le sec, ou tu es perdu. Tu croiras t’échapper en avançant […]. Tu t’enfonces davantage […]. (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, 1958)
  9. (Canada) (Acadie) Se croire (Pronominal) : Être vaniteux.

Dérivés

Traductions

Prononciation Prononciation

Voir aussi Voir aussi

Références Références

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Origine et histoire de « croire » Étymologie

Du latin crēdĕre (« croire »).

Verbe

croire /kʁwɛʁ/~/kʁweʁ/ (?)

  1. Croire.
  2. pronominal se croire : avoir grande estime de soi-même, se prendre pour quelqu’un

Dérivés

Références Références

  • Jean-Baptiste Jouancoux, Études pour servir à un glossaire étymologique du patois picard, 1880, vol. I