efforcer

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

Du latin ex- + fortis. Il se peut que ça soit aussi avec le préfixe « ex- » (devant « f » c'est « ef- ») et forcer.

Verbe[modifier | modifier le wikicode]

s’efforcer /s‿e.fɔʁ.se/ ou /s‿ɛ.fɔʁ.se/ pronominal 1er groupe (conjugaison)

  1. Employer toute sa force à faire quelque chose ; ne pas assez ménager ses forces en faisant quelque chose.
    • S’efforcer de soulever un fardeau.
    • Ne vous efforcez point à parler.
    • Il s’est efforcé à courir.
    • (Absolument)Ne vous efforcez pas, vous vous blesserez.
  2. (Figuré) Faire tout ce qu’on peut, employer son adresse ou sa force pour venir à bout de quelque chose, pour atteindre un but.
    • Le sang coule à flots. Le gémissement des blessés, le murmure étouffé de ceux qui s’efforcent de se dégager de cette mêlée de mort et de mourants, navrent le cœur du soldat, auteur innocent de ce massacre […] (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, 1879)
    • Tom s’efforçait de vendre uniquement la récolte de son jardin, produits excellents assurément, mais de variété limitée. (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908 - Traduit en 1910 par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, Mercure de France, p.8, éd. 1921)
    • Elle restait là où elle était, immobile, inconsolable et comme une chiffe aux mains des bonnes femmes qui s’efforçaient de la réconforter. (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Les chrétiens s’efforcèrent d’agir sur l’opinion publique en diffusant une série de libelles […] où les juifs étaient dépeints sous les traits les plus odieux. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Ma myopie renforçait encore l’impression d’irréel, de cauchemar que je ressentais et contre laquelle je m’efforçais de lutter, dans la crainte de voir se briser ma volonté. (Henri Alleg, La Question, 1957)
    • Elle descendit avec lenteur, en se balançant ainsi, au niveau de la fenêtre du premier étage, puis elle s’efforça de gagner une mince cimaise de briques vernies qui partait de l'extrémité de la marquise. (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Prononciation[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]