flétrir

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Aller à : navigation, rechercher

Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

(Verbe 1) (Vers 1160) flestrir. Dérivé verbal de l’ancien adjectif flaistre, flestre (« flasque, flétri »), du latin flaccidus (« mou, flasque »).
(Verbe 2) (1175) flatir. (milieu xiiie siècle) flastrir : altération, d’après flétrir, de flatir, du francique *flatjan.

Verbe 1[modifier | modifier le wikitexte]

flétrir /flet.ʁiʁ/ transitif 2e groupe (conjugaison)

  1. Décolorer, faner entièrement, en parlant de fleurs, de feuillages.
    • Le vent de bise flétrit les fleurs.
    • Les roses se flétrissent.
  2. (Par analogie) Donner l’aspect de la vieillesse, en parlant de certaines parties du corps humain.
    • […] il serait délicat d’insister sur l’apparence regrettable qu’ont prise certains visages féminins qui ont été trop longtemps exposés aux attaques des fards ; ceux-ci ont pu à un certain moment donner un éclat particulier au visage, mais ils l’ont souvent irrémédiablement flétri. (Marcel Hégelbacher, La Parfumerie et la Savonnerie., 1924, p. 126)
    • Avoir la peau, le visage, les yeux flétris.
  3. (Figuré) Rendre dépourvu de sa fraîcheur, de son éclat, de son intégrité.
    • Les chagrins ont flétri sa jeunesse.
    • Leur jeunesse s’est flétrie dans les larmes.
    • Flétrir les grâces du jeune âge.
    • Le malheur flétrit l’âme.
    • Flétrir l’innocence.
    • Flétrir la réputation, la mémoire, la gloire de quelqu’un.

Verbe 2[modifier | modifier le wikitexte]

flétrir /flet.ʁiʁ/ transitif 2e groupe (conjugaison)

  1. (Vieilli) (En matière criminelle) Marquer d’un fer chaud en punition d’un crime.
  2. (Par extension) Marquer d’infamie.
    • […] ; flétrissez aussi le charlatanisme de ces pseudo-virtuoses qui ont obtenu des succès apocryphes à New-York ou en Californie, et qui, précédés de réputations flambardes, à base de réclame, escortés de notices abracadabrantes, viennent défigurer sur nos grandes scènes lyriques des partitions dont elles ridiculisent la majesté par les exagérations de leur style exotique. (Stéphen de La Madelaine, Études pratiques de style vocal, T. 1, 1868, p. 18)
    • Henri eut un petit rire. Il se souvint tout à coup d’une vieille chronique où il avait, pour flétrir, stigmatiser, juvénaliser les comportements bourgeois, accumulé des bataillons d’imprécations pétaradantes, de prosopopées incendiaires, d’antithèses fulgurantes, […]. (Victor Méric, Les compagnons de l’Escopette, 1930, p. 81-82)

Dérivés[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]