terreur
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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[modifier] Français
Étymologie
- (1375) Emprunté au latin terror (« terreur, effroi, épouvante »).
Nom commun
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| terreur | terreurs |
| /tɛ.ʁœʁ/ | |
terreur /tɛ.ʁœʁ/ féminin
- Émotion profonde causée dans l’âme par la présence, l’annonce, la peinture d’un grand mal ou d’un grand péril ; épouvante, crainte violente.
- Elle voulait habituer ses yeux à ces aspects, endurcir son âme contre la terreur. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, 1873)
- Pourquoi régner par la terreur ? Pourquoi inspirer de la crainte qui n’est qu’une forme de la répugnance, de l’horreur. Pourquoi tenir absolument à l’obéissance aveugle, passive ? — (Isabelle Eberhardt, Le Major, 1903)
- Sur le trottoir, l’un des hommes fit un saut fort comique, un saut de terreur sans doute, au moment où la bombe tomba devant lui. — (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908 - Traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, page 240, Mercure de France, 1921)
- […] je ne suis pas encore complètement remise des terreurs que vous m’avez causées, terreurs que votre démarche d’aujourd’hui redouble encore au lieu de les diminuer ; […]. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, 1858)
- Bientôt tes appels ne seront plus que rauquements de plus en plus sourds, beuglements de désespoir si fatigués qu'ils ne dépasseront plus ta gorge, étranglée de terreur par la furieuse certitude, la peur atroce et annihilante, la frayeur immonde de périr en Fagne : […]. — (Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, 1958)
- (Par extension) Objet de crainte, d’épouvante.
- Depuis dix ans, continua impassiblement Belhumeur, à la tête d’une troupe de bandits sans foi ni loi, vous êtes devenu la terreur des prairies, pillant et assassinant les hommes blancs et les hommes rouges, car vous n’êtes d’aucun pays, le vol et la rapine sont votre seule règle, […]. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, 1858)
- (Politique) Régime politique qui use d’une rigueur impitoyable et inspire une grande crainte.
- Lorsque Maximilien demandait un comité de justice, le principe de la terreur était triomphant, et le parti de l’indulgence en très-faible minorité : […]. Au contraire Tallien se prononçait pour la justice, à une époque où les terroristes avaient perdu leur ancien pouvoir, et où presque tous les esprits étaient portés à l'indulgence. — (Philippe Le Bas, France: Annales historiques, t. 2, 1843, p. 415)
- La crainte assez naturelle qu’inspirait le silence s’augmentait de toute la terreur qui faisait alors gémir la France […] — (Honoré de Balzac, Un épisode sous la Terreur, 1830)
Expressions
- remplir tout de la terreur de son nom, (Figuré) Imprimer la terreur partout, en parlant d’un conquérant.
- terreur panique : Terreur subite, dont on est troublé sans sujet.
-
- — Il se répandit une terreur panique dans l’armée.
Traductions
Prononciation
- France : écouter « terreur [tɛ.ʁœʁ] »
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Homophones
Anagrammes
Voir aussi
- terreur sur Wikipédia

Références
-
Tout ou partie de cet article est extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (terreur), mais l’article a pu être modifié depuis.
[modifier] Néerlandais
Étymologie
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Nom commun
terreur /Prononciation ?/
- Terreur.