peur

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Voir aussi : peur-

Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

(Siècle à préciser) Du latin pavorem, accusatif de pavor (« effroi, épouvante, crainte »). Il est dérivé d'une autre version latine pavere (« être saisi d'épouvante », « craindre »), en passant par les formes intermédiaires pavor, poür, peür. Le sens originel de pavorem semble être « être frappé », proche d'une autre version latine pavire (« battre la terre pour l'aplanir ») et du verbe paver qui veut dire niveler la terre.

Nom commun[modifier | modifier le wikitexte]

Singulier Pluriel
peur peurs
/pœʁ/

peur /pœʁ/ féminin

  1. Crainte, frayeur, émotion pénible produite par l’idée ou la vue d’un danger.
    • Aucun être humain ne peut supporter une terreur continuelle : la peur se retire finalement au second plan de l’esprit ; on l’accepte, on la met en, place et on n’en veut plus entendre parler. (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908 - Traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, page 261, Mercure de France, 1921)
    • À peine, dans une halte où se terminait la mission des meneurs de chevaux, je pus remarquer que les gradés qui faisaient le tri des hommes et des chevaux avaient grand’peur des lieux où ils nous envoyaient. Cette peur que l’on a de loin, et que j’ai éprouvée quelquefois dans la suite, diffère beaucoup de la vraie peur, mais elle n’est pas moins pénible. (Alain, Souvenirs de guerre, p.14, Hartmann, 1937)
    • Bientôt tes appels ne seront plus que rauquements de plus en plus sourds, beuglements de désespoir si fatigués qu’ils ne dépasseront plus ta gorge, étranglée de terreur par la furieuse certitude, la peur atroce et annihilante, la frayeur immonde de périr en Fagne : […]. (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, 1958)
    • Chez les possédants, l’agitation sociale réveille une vieille hantise particulièrement vivace chez les bourgeois français : la peur de l’ouvrier. (Jacques Delpierrié de Bayac, Histoire du Front populaire, Fayard, 1972, p.13)
    • Haï, Épicure le fut et le sera parce qu’il est un des héros de l’humanité. […]. Et si, à sa suite, l’ensemble de l’épicurisme fut maudit, et calomnié comme libertinage dévergondé, c’est parce qu’il guérit de la peur dont tout pouvoir, religieux ou politique, a besoin ! (Robert Redeker, Les épicuriens, professeurs de liberté, dans Marianne du 5 au 11 février 2011, p.72-73)
  2. S’emploie avec un sens très atténué dans un grand nombre de phrases où il est clair qu’il ne s’agit pas d’une peur véritable.
    • J’ai peur de vous ennuyer.
    • Il a eu peur de vous déplaire, etc.

Synonymes[modifier | modifier le wikitexte]

Antonymes[modifier | modifier le wikitexte]

Expressions[modifier | modifier le wikitexte]

Ce ou ces termes devraient être créés dans des articles séparés.

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]

Prononciation[modifier | modifier le wikitexte]

Anagrammes[modifier | modifier le wikitexte]

Voir aussi[modifier | modifier le wikitexte]

  • peur sur Wikipédia Article sur Wikipédia

Références[modifier | modifier le wikitexte]

Breton[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

À comparer avec les mots pawr en gallois, peur en cornique (sens identique).

Nom commun[modifier | modifier le wikitexte]

peur /ˈpøːʁ/ masculin (pluriel peurioù)

  1. Pâture.

Dérivés[modifier | modifier le wikitexte]

Cornique[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

Voir le mot breton.

Nom commun[modifier | modifier le wikitexte]

peur /ˈpøːʁ/ masculin

  1. Pâture.