cousin

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Voir aussi : Cousin

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(Nom 1) Du latin consobrinus (« fils de la sœur de la mère d’une personne »), composé du préfixe con- (« avec ») et de sobrinus (« cousin germain »).
(Nom 2) Du latin populaire *culicinus, diminutif de cŭlex (« moustique »).

Nom commun 1[modifier]

Singulier Pluriel
Masculin cousin
\ku.zɛ̃\
cousins
\ku.zɛ̃\
Féminin cousine
\ku.zin\
cousines
\ku.zin\

cousin \ku.zɛ̃\ masculin (équivalent féminin : cousine)

  1. Fils ou fille de l’oncle ou de la tante d’une personne ; cousin germain.
    • Rabalan était le dernier représentant d’une famille de sorciers qui, durant plus d’un siècle, régnèrent dans Trélotte. Son arrière-grand-père, son grand-père, son père, tous ses oncles et tous ses cousins avaient été sorciers, et l’on racontait d’eux des choses terribles et merveilleuses. (Octave Mirbeau, Rabalan,)
    • Peut-être donnerait-elle au Maître un garçon. Eh bien ! tant mieux ! la fortune, du moins, n’irait pas aux neveux et aux cousins du Cheikh qui la convoitaient déjà. (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
  2. (Par extension) Descendant (en excluant la fratrie) d’un ancêtre commun.
    • J’effraye Michal comme on effraye une cousine en Normandie, avec l’aide d’une rainette, d’une araignée. (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
    • On trouve en Bretagne des anatifes cramponnés en colonies serrées au bas des à-pics rocheux sans cesse battus par les vagues. Ces étranges crustacés cirripèdes sont de lointains cousins des minuscules balanes. (Georges Fleury, La pêche à pied, Grasset, 1997)
  3. (Argot) Dénonciateur, personne donnant des renseignements à la police. → voir balance, donneuse, indic....
    • Quentin avait 16 ans quand son daron avait écopé de six ans ferme. Balancé, le père Cointreau. Par le cousin d'un lardu, un petit fourgue sépharade de la porte de Clignancourt auquel Guy Gilbert aurait donné son blouson sans concession. (Luc Baranger, Maria chape de haine, ch. 3, Baleine, 2010)
  4. (Argot) Beur, Maghrébin.
    • Wesh Cousin !
  5. Titre que, dans ses lettres, le roi donnait à des princes étrangers, aux cardinaux, aux pairs, aux ducs, aux maréchaux de France, aux grands d’Espagne et à quelques seigneurs du royaume.
    • Napoléon III a répondu au tsar qui lui donnait froidement et contrairement aux convenances du « cher ami » au lieu de « cher cousin » : « Je suis touché de votre missive, on choisit ses amis, on subit sa famille. »
  6. (Figuré) Celui avec lequel on est en bonne intelligence.
    • Si vous faites telle chose, nous ne serons pas cousins.
    • Depuis cette fâcheuse affaire, je ne suis pas très cousin avec lui.

Dérivés[modifier]

Proverbes et phrases toutes faites[modifier]

Hyponymes[modifier]

Traductions[modifier]

Nom commun 2[modifier]

Singulier Pluriel
cousin cousins
\ku.zɛ̃\

cousin \ku.zɛ̃\ masculin

  1. (Zoologie) (France) Tipule, insecte ressemblant à un gros moustique, mais qui ne pique pas.
    • Les cousins et les moustiques me désolèrent pendant la route, et je fus privé, pendant trois jours, de l’usage de l’œil droit. (Stendhal, De l’Amour, 1re préface de 1826)

Traductions[modifier]

Prononciation[modifier]

Références[modifier]

Ancien français[modifier]

Nom commun[modifier]

cousin \Prononciation ?\ masculin (équivalent féminin : cousine)

  1. Variante de cosin.

Références[modifier]

Anglais[modifier]

Étymologie[modifier]

De l’ancien français cousin.

Nom commun[modifier]

Singulier Pluriel
cousin
\ˈkʌz.ən\
cousins
\ˈkʌz.ənz\

cousin \ˈkʌz.ən\

  1. Cousin germain, cousine germaine.
  2. Cousin, cousine (au sens familial).

Dérivés[modifier]

Prononciation[modifier]

Picard[modifier]

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Étymologie[modifier]

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Nom commun[modifier]

cousin \Prononciation ?\ masculin

  1. Ami.

Références[modifier]

  • Jean-Baptiste Jouancoux, Études pour servir à un glossaire étymologique du patois picard, 1880, vol. I