consacrer

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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(XIIe siècle) Du latin consecrare (« rendre sacré en dédiant aux dieux ; reconnaître comme ayant un caractère sacré ») qui donne cunsecrer, « dédier à Dieu » (1121), consacrer (1155) : réfection d’après sacrer.

Verbe[modifier]

consacrer \kɔ̃.sa.kʁe\ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. (Religion) Dédier à Dieu, à une divinité, à un saint, avec certaines cérémonies.
    • L’église est consacrée, son nom le dit assez, à saint Nicolas, évêque de Myre, patron des enfants et patron de la Lorraine. (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
    • Le 19 septembre de l’an 1846, la Vierge s’était montrée à deux enfants sur une montagne, un samedi, le jour qui lui était consacré et qui était, cette année, un jour de pénitence, à cause des Quatre-Temps. (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
  2. (Religion) Donner, dévouer à Dieu, sans observer aucune cérémonie particulière.
    • Après soixante heures de traversée, nous jetons l'ancre devant Thorshavn, capitale des Féroë. […]. Les Féroésiens l’ont consacrée à Thor : de tous les dieux de l'ancienne mythologie scandinave, Thor est celui qui a la vie la plus dure. (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, p.31)
    • Après tant de temps donné au monde, il a consacré le reste de ses jours à Dieu.
  3. (Figuré) Dévouer, destiner, employer quelque chose à un certain usage.
    • Consacrer sa jeunesse, sa vie, etc., à l’étude, au barreau, à l’exercice des armes, etc.
    • Aux vacances de l’année suivante, j’appris que cette belle à peine entrevue était consacrée par sa famille à la vie religieuse. (Gérard de Nerval, « Sylvie », in Les Filles du feu, 1854)
    • Se consacrer à l’étude des langues, de la philosophie.
    • Ces fonds sont consacrés à cette dépense.
    • Consacrer un poème, un livre à une personne.
  4. (En particulier) Employer son temps à une action.
    • Il se servit une tasse de café, s'installa dans son fauteuil, le fit pivoter vers la fenêtre et consacra quelques instants à observer le fourmillement dense de la circulation. (Rafaël Aalos, Gotico, traduit de l'espagnol, Albin Michel, 2012, part.1)
  5. (Religion) Rendre sacré, saint, vénérable.
    • Ce lieu fut consacré par le sang des martyrs.
  6. (Par extension) Sanctionner, rendre durable.
    • Un monument fut élevé pour consacrer le souvenir de cette victoire. - Une gloire que les siècles ont consacrée. - Les erreurs, les préjugés que le temps consacre.
  7. (En particulier) Adopter, rendre constant par l’usage en parlant des mots, des locutions.
    • Il eut même cette bonne fortune d’inventer à plusieurs reprises un de ces vocables essentiellement parisiens que la mode consacre pendant quelques mois et qui reçoivent toujours l’accueil le plus enthousiaste […] (Octave Mirbeau, Contes cruels : Gavinard)
    • Cette expression est consacrée par l’usage. - C’est le terme consacré.
  8. (Théologie) Déterminer le sens d’un mot, de manière qu’il ne puisse être pris dans une autre signification.
    • L’église a consacré ce mot.
  9. (En particulier) (Rite chrétien) Prononcer les paroles sacramentelles en vertu desquelles le pain et le vin sont changés au corps et au sang de Jésus-Christ, en parlant du prêtre.
    • Le prêtre consacra autant d’hosties qu’il y avait de communiants. - Hostie consacrée.

Dérivés[modifier]

Apparentés étymologiques[modifier]

Antonymes[modifier]

Traductions[modifier]

Traductions à trier[modifier]

Prononciation[modifier]

Références[modifier]