enfer

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Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

Du latin infernus (« qui est en dessous ») apparenté à infra, inferior, etc.

Nom commun[modifier | modifier le wikitexte]

Singulier Pluriel
enfer enfers
/ɑ̃.fɛʁ/

enfer /ɑ̃.fɛʁ/ masculin

  1. (Religion) (Au pluriel) Séjour des morts, avant le christianisme.
    • Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus-Christ, […], est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, […]. (Prière catholique dite « Je crois en Dieu »)
  2. (En particulier) (Au pluriel) Lieux souterrains où les Grecs et les Romains croyaient que les âmes allaient après la mort.
    • Orphée alla chercher Eurydice aux Enfers.
    • Héraclès descendit aux Enfers.
  3. (Religion) Lieu destiné au supplice des damnés.
    • Les prêtres, ses confrères, déposèrent ce juge indulgent ; l'un d'eux lui dit : "Mon ami, je ne crois pas plus l’enfer éternel que vous ; mais il est bon que votre servante, votre tailleur, et même votre procureur, le croient." (Voltaire, Dictionnaire philosophique, 1764)
    • Que je le plains, pécheur, en ton heure dernière !
      Les maux les plus affreux sont amassés sur toi;
      Le noir enfer, séjour rempli d'effroi,
      T’attend au bout de la carrière.
      (Mort du pécheur, dans Félix Dupanloup, Manuel des petits séminaires et des maisons d'éducation chrétienne, p.106, 2e éd., 1844)
    • L'église chrétienne va transformer les fantômes et les revenants en âmes en peine en même temps qu'elle met en place le Purgatoire entre l’Enfer et le Paradis. Les morts ont besoin des vivants et les moines de Cluny mettent en place la fête des morts. (Claude Nachin, Les fantômes de l'âme: à propos des héritages psychiques, 1993, p.21)
  4. (Figuré) (Familier) Lieu où l’on souffre, où l’on est au supplice, où l’on est extrêmement gêné, tourmenté, où il y a beaucoup de confusion et de désordre.
    • Rien n’a pu effacer le souvenir de la sauvagerie de la pointe du Raz et de la Baie des Trépassés, et l’horreur fascinante de la mer mugissant dans l’enfer de Plogoff. (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • C’est un enfer pour moi que cette maison.
    • Sauvez-moi de cet enfer.
    • Avoir l’enfer dans le cœur se dit d’une personne tourmentée de remords, ou agitée par la haine.
    • Je suis une pauvre rate
      Ma vie est un enfer.
      Mon frère est un bandit
      Ma mère une sorcière.
      (Les Enquêtes de Chlorophylle, 1992–1995)
  5. (Par métonymie) Démons, puissances de l’enfer.
    • L’enfer en gémit.
    • L’enfer se déchaîne contre lui.
  6. (Figuré) Partie réservée d’une bibliothèque où sont conservés les ouvrages dont la communication est jugée dangereuse.
  7. Citerne où se recueillent les eaux mêlées au marc d’olive dans les huileries. On en tire une huile de basse qualité dite « huile d’enfer ».

Apparentés étymologiques[modifier | modifier le wikitexte]

Dérivés[modifier | modifier le wikitexte]

Expressions[modifier | modifier le wikitexte]

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]

Méronymes[modifier | modifier le wikitexte]

Anagrammes[modifier | modifier le wikitexte]

Voir aussi[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]