mortification

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Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

(Date à préciser) Du latin mortificatio → voir mortifier.

Nom commun[modifier | modifier le wikitexte]

Singulier Pluriel
mortification mortifications
/mɔʁ.ti.fi.ka.sjɔ̃/

mortification /mɔʁ.ti.fi.ka.sjɔ̃/ féminin

  1. (Médecine et de Chirurgie) État d’un tissu ou d’un organe qui se décompose et devient comme mort.
    • La gangrène est une mortification des chairs, la nécrose une mortification des os.
  2. (Cuisine) Action de garder certaines viandes pour qu’elles deviennent tendres et gagnent du fumet.
  3. Action par laquelle on mortifie son corps, ses passions.
    • La mortification de la chair, des sens. Le jeûne est une mortification.'
    • Des mortifications, des jeûnes les purifient. Ni froment, ni huile.. (Émile Zola, Le Rêve, 1888)'
    • Elle essaya, par mortification, de rester tout un jour sans manger. (Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1857)
  4. Accidents fâcheux qui arrivent dans la vie.
    • Les maladies sont des mortifications que Dieu nous envoie.
  5. (Figuré) Chagrin, humiliation qu’on fait éprouver à une personne par quelque réprimande ou par quelque procédé dur et fâcheux.
    • Non ; la grande et l’unique cause de l’expédition de Crimée, qui a coûté à la France 100 000 hommes et trois empreints de 500 millions chacun, a été la mortification vivement ressentie par le nouvel empereur des Français de n’avoir pas été appelé par l’empereur de Russie : « Mon bon frère ». (Émile de Girardin, en préface de Le dossier de la Guerre de 1870, 23 septembre 1877)

Antonymes[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]