accommoder

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(1336) Du latin accommodare ou adcommodare composé de ad- et commodo.

Verbe[modifier]

accommoder \a.kɔ.mɔ.de\ transitif direct ou pronominal 1er groupe (conjugaison)

  1. Donner, procurer de la commodité.
    • Cette pièce de terre l’accommoderait bien, accommoderait fort son parc.
    • Cette place l’accommoderait parfaitement.
    • Il est habile à s’accommoder.
  2. (Vieilli) Ranger, agencer.
    • Il a bien accommodé sa maison, son jardin.
  3. (Cuisine) Apprêter.
    • Les oreilles de veau ont de commun avec les pieds et les cervelles, l’avantage de pouvoir être frites ou mangées à la poulette ; et de plus elles se laissent farcir, accommoder aux pois, aux oignons, au fromage, etc. (Alexandre Balthazar Laurent Grimod de La Reynière, Almanach des gourmands : servant de guide dans les moyens de faire la bonne chère, Maradan, Paris, an XII, p. 12)
  4. (Vieilli) Habiller, vêtir, coiffer, arranger des cheveux.
    • (Ironique) Il l’a bien accommodé d’importance, comme il faut : Il l’a maltraité ; il l’a traité durement comme il le méritait.
    • Vous voilà accommodé d’une étrange manière.
    • Il est tout couvert de boue, le voilà bien accommodé.
  5. En parlant des affaires qu’on termine à l’amiable et des personnes que l’on met d’accord.
    • Il faut accommoder cette affaire, ce différend, cette querelle.
    • Ils étaient près de se battre, on les a accommodés.
  6. Conformer, approprier à, etc.
    • Les courtisans savent accommoder leur goût, leur humeur, leurs discours à ce qui plaît au prince.
    • Il accommode son langage aux circonstances.
    • Être peu accommodé des biens de la fortune : N’être pas riche, n’être pas à son aise.
    1. (Acadie) Vider un animal, en parlant surtout du poisson.
      • Accommoder la morue.
  7. (Pronominal) S’habituer à, se conformer à.
    • Le rigorisme de mon père s’accommodant mal de ce genre de tractations, la parole a été passée au chef de cabinet qui notifie officiellement à M. Janvier de la Motte l’indulgence administrative. (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
    • Il n’est pas difficile, il est complaisant, il s’accommode à tout.
    • Il n’est point difficile, point délicat, il s’accommode de tout.
    • Donnez-moi pour l’argent que vous me devez ce cheval, ce fusil : je m’en accommoderai.
  8. (Vieilli) Habiller, vêtir, coiffer, arranger des cheveux.
    • Et pourtant le bon sens s’oppose à ce qu’une impératrice s’accommode comme une danseuse, qui semblerait une manière de provocation aux bonnes mœurs. (Franc-Nohain [Maurice Étienne Legrand], Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932)
  9. (Vieilli) S’arranger d’une chose, consentir à l’acheter, à la recevoir en échange.
    • Vous avez un beau cheval, voulez-vous m’en accommoder ? Je vous accommoderai de ma maison, si vous voulez l’acheter.
    • Vous avez un bois près de mon domaine, j’ai un pré qui tient au vôtre, nous nous accommoderons si vous voulez.
  10. En parlant des affaires qu’on termine à l’amiable et des personnes que l’on met d’accord.
    • S’ils ne s’accommodent pas, ils se ruineront en procès.
  11. Se servir d’une chose sans y avoir droit, comme si l’on en était le propriétaire.
    • Il s’accommode de tout ce qu’il trouve sous sa main.
  12. Trouver une chose à son goût ou à sa convenance.
  13. (Désuet) Accommoder ses affaires.
    • Il devient riche, il s’est accommodé.
    • Je l’ai vu pauvre, mais il s’est bien accommodé.

Dérivés[modifier]

Traductions[modifier]

Traductions à trier[modifier]

Prononciation[modifier]

Paronymes[modifier]

Anagrammes[modifier]

Références[modifier]