dévorer

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Du latin devorare (« avaler, dévorer, engloutir »).

Verbe[modifier]

dévorer \de.vɔ.ʁe\ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Manger une proie en la déchirant avec les dents.
    • Les bêtes l’ont dévoré. - Il a été dévoré par les lions, par les tigres. - La Fable dit que Saturne dévorait ses enfants.
  2. Avaler goulûment, manger avidement.
    • Les requins dévorent les autres poissons. - Les brochets se dévorent entre eux. - Il eut dévoré le tout en un moment.
    • (Absolument) (Familier)Cet homme ne mange pas, il dévore.
  3. Manger entièrement sans rien laisser, surtout en parlant des animaux destructeurs.
    • Les chenilles ont dévoré toutes les feuilles de ce rosier.
  4. (Figuré) Lire un livre avec avidité, avec une extrême promptitude.
    • Dans sa jeunesse, il a dévoré Jules Verne. — Il ne lit pas les livres, il les dévore.
  5. (Figuré) Parcourir un espace, une distance, avec une extrême rapidité.
    • La puissance de sa voiture lui permet de dévorer les kilomètres avec aisance.
  6. Ne pas laisser paraître, cacher un sentiment.
    • Dévorer ses chagrins, etc. — Dévorer un affront, une injure.
    • L'Empereur m'a fait appeler dans sa chambre ; dévorant en silence le contretemps qu'il venait d'éprouver, il se trouvait déjà déshabillé et en robe de chambre. (Emmanuel de Las Cases, Mémorial de Sainte-Hélène, Deuxième année, « Mardi 9 janvier 1816 » ; Edito Service S.A., Genève, s.d., vol. II, p. 316.)
  7. (Figuré) Consumer, détruire.
    • Pendant de longs siècles, la maison resta bien fragile. […]. En Champagne et sur le plateau agricole de Porcien, c'est en chaume qu'elle était couverte à la fin du XVIIIe siècle. Les incendies fréquents, calamités de l'ancienne France, dévoraient des villages en un clin d’œil : […]. (Octave Guelliot, Villages et maison des Ardennes, dans la Revue de folklore français et de folklore colonial, Librairie Larose, 1937, vol. 8, p. 188)
  8. (Par analogie) Produire un effet violent en nous, comme la faim et la soif, quand elles sont devenues pressantes, comme les affections morbides, les longues peines d’esprit, les passions très ardentes.
    • Il y avait deux longues heures que nous marchions, dans les champs, sous le soleil qui tombait du ciel comme une pluie de feu ; la sueur ruisselait sur mon corps et la soif, une soif ardente, me dévorait. (Octave Mirbeau, Le Père Nicolas, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
    • Elle en avait contracté l'eczéma de la face, une éruption suintante qui la dévorait de sa brûlure atroce. (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • La faim, la soif le dévore. - La fièvre qui le dévore. - Un feu secret la dévore. - Il ne peut plus maîtriser l’ardeur qui le dévore.
    • (Par ellipse)Il se dévore.

Dérivés[modifier]

Traductions[modifier]

Traductions à trier[modifier]

Prononciation[modifier]

Références[modifier]