Noël

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Voir aussi : Noel, Nóel, noël

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(Début du XIIe siècle) Du latin natalis (« natal, relatif à la naissance »), lequel a donné nael en ancien français (Natale en italien et Nadal en occitan) ; le \t\ latin ayant subi un amuïssement progressif en \d\ pour disparaître (évolution que l’on retrouve dans l’évolution de mutare vers muer, avec un doublet muter issu d’une réfection savante). L’évolution de nael vers noel (le tréma date du XVIIIe siècle) s’explique par la dissimilation des deux a de natalis[1][2].
Selon une étymologie manquant d’attestations historiques, le mot viendrait des racines grecques anciennes νέος, néos (« nouveau ») et ἥλιος, hếlios (« soleil ») par l’intermédiaire du gaulois ou du francique, la fête de Noël ayant remplacé la fête romaine qui célébrait le retour du soleil après le solstice d’hiver[3][4][5].

Nom propre[modifier]

Singulier Pluriel
Noël Noëls
\nɔ.ɛl\

Noël \nɔ.ɛl\ masculin ou féminin

  1. (Christianisme) Fête chrétienne commémorant la naissance de Jésus-Christ, le 25 décembre.
    • Puis, soudain, je me souviens que c’est aujourd’hui la veille de Noël ! Quel contraste ! Là-bas, en Alsace, la neige tombe en silence et recouvre tout de sa blancheur immaculée. (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 33)
    • De nos jours, Noël est célébré dans le monde entier. (Martyne Perrot, Noël, 2002)
    • Dans l’ancien calendrier orthodoxe, encore en usage en Russie, Noël est célébrée au début de janvier, la date de Pâques étant identique à celle du calendrier grec. (Émile Biémont, Jean-Claude Pecker, Rythmes du temps : astronomie et calendriers, 1999)
    • Ses paroles avaient un écho particulier en moi, car elles me rappelaient les Noëls de mon enfance. (Laurent Gounelle, L’homme qui voulait être heureux, Pocket, p. 132)
    • Pernette était comme l’alouette que fascine le miroir et, pour Gilles, l’église, en cette nuit de Noël, était le plus beau des théâtres. (Jacqueline Mirande, Le cavalier, Nathan, 1990, Univers Poche, 1999)
    1. (Par ellipse) (Vieilli) Jésus-Christ à sa naissance.
      • Les familles se réunissent dans les maisons bien closes et bien chauffées, car c’est aujourd’hui la grande fête des enfants, qui attendent avec une impatience fébrile la venue du petit Noël et de ses beaux cadeaux. (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 33)
    2. (Par ellipse) Arbre de Noël en tant que manifestation récréative organisée au profit des enfants du personnel par une entreprise, une administration, une collectivité en général, à l’occasion des fêtes de Noël.
      • Elle organise des fêtes splendides à l’Élysée, mais aussi crée le 25 décembre 1889, pour les enfants pauvres, le Noël de l’Élysée. (Arnaud Chaffanjon, Les grands maîtres et les grands chanceliers de la Légion d’honneur, 1983)
    3. (Par ellipse) Chant, chanson de Noël.
      • Noel, s. m. (Poësie sacrée.) Chanson spirituelle faite en l’honneur de la nativité de Notre-Seigneur (Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, Tome 11, entrée Noel, 1751)
      • Noel, se dit aussi d’une chanson spirituelle, faite en l’honneur de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; auquel sens le mot de Noël a un pluriel. (Dictionnaire de Trévoux, entrée Noël, 1771)
    4. Étrennes à l’occasion de la fête de Noël. (souvent employé avec un adjectif possessif)
      • Savez-vous ce que m’a demandé mon petit-neveu, blondin bouclé aux yeux bleu tendre, pour son Noël ? Une petite guillottine ! (Revue hebdomadaire du Journal des débats, 1914)
  2. féminin
    1. (Par ellipse) Fête de Noël.
      • Dans les familles où la maîtresse de maison avait besoin de deux cochons par an pour nourrir son monde, on en tuait un à la Noël pour les provisions d’hiver et un second à Carnaval ou à Pâques. (Albert Goursaud, Maurice Robert, La Société rurale traditionnelle en Limousin, 1977)
Note[modifier]
Au pluriel, le mot prend un « s » (Noëls), ce qui est un cas assez rare pour un mot français dont la première lettre s’écrit toujours en majuscule.

Synonymes[modifier]

fête

Dérivés[modifier]

Proverbes et phrases toutes faites[modifier]

Traductions[modifier]

Prénom[modifier]

Invariable
Noël
\nɔ.ɛl\

Noël \nɔ.ɛl\ masculin (équivalent féminin : Noëlle)

  1. Prénom masculin tirant son origine de cette fête.
    • Il avait pris son temps pour choisir le bois, qu'il était allé voler avec Héloïse et Noël. Du bois de lune, dérobé la nuit, le meilleur qui soit. (Françoise Bourdon, Le bois de lune, Presses de la Cité, 2003, chap.18)
Note[modifier]
En France, au début de l’année 2006, plus de 33 000 personnes portaient ce prénom[6].

Anagrammes[modifier]

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]

  1. « Noël », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971-1994 → consulter cet ouvrage
  2. Le Grand Robert de la langue française, Le Robert, 2005-2008 (version de démonstration)
  3. Daniel Baril, journaliste et anthropologue, Joyeux Noio hel: le paradoxe des souhaits de Noël - Le Devoir, 15 décembre 2006
  4. Michel Coindoz, Les Origines de Noël et de son imagerie, Archeologia, décembre 1992
  5. Martyne Perrot, Ethnologie de Noël ; une fête paradoxale, Grasset, 2000
  6. Données de l’INSEE, meilleursprenoms.com