embrasser

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Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

Verbe composé de en- et brasser, de bras → voir embracier en ancien français.

Verbe[modifier | modifier le wikitexte]

embrasser /ɑ̃.bʁa.se/ 1er groupe (conjugaison)

  1. Serrer, étreindre avec les deux bras.
    • Embrasser étroitement.
    • Priam se jeta aux pieds d’Achille et lui embrassa les genoux.
    • Cet arbre est si gros, que deux personnes ne sauraient l’embrasser.
  2. (Par analogie) Entourer, contourner.
    • Le lierre embrasse cet ormeau.
    • Cette rivière se sépare en deux et embrasse une grande étendue de terrain.
  3. Contenir quelque chose dans toute son étendue.
    • L’ancien empire germanique embrassait une grande partie de l’Europe.
  4. (Figuré) Saisir par le regard, par la pensée quelque chose dans toute son étendue.
    • Je me fis conduire les yeux fermés, par mon guide, à l'endroit le plus favorable pour embrasser d'un seul coup-d'œil la double chaîne des Alpes. (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes T.1, 1833)
    • Quand on sait peu, on éprouve le besoin de tout embrasser; quand on sait beaucoup, on sent la nécessité de tout résumer. (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
    • Pour élucider cette idée, je me propose d’embrasser l’Univers dans un seul coup d’œil, de telle sorte que l'esprit puisse en recevoir et en percevoir une impression condensée, comme d’un simple individu. (Edgar Poe, Eureka, 1848, traduction de Charles Baudelaire,)
  5. (Équitation) Serrer avec les cuisses son cheval pour être plus ferme.
    • Embrasser bien son cheval.
  6. (Figuré) S’attacher à quelque chose par choix, par préférence.
    • Ces docteurs confondent, par un grossier sophisme, un idéal qui, en tant que non changeant, peut par pure métaphore être qualifié de mort, avec les hommes, les êtres charnels qui embrassent cet idéal, lesquels, en cet embrassement, peuvent être si peu morts qu’ils se battront avec acharnement pour le défendre. (Julien Benda, La trahison des clercs : Appendice des valeurs cléricales, 1927, éd. 1946)
    • Des comtes et des palatins embrassent la vie cénobitique. Or, cette vie exige une austérité décourageante. (Abbé Paul Buysse, Vers la Foi catholique : L'Église de Jésus, 1926, p.148)
    • Car si les Goths, les Francs et les Burgondes embrassèrent le christianisme, ils le firent d'une manière superficielle et ils se laissèrent facilement gagner aux hérésies, en particulier à l’arianisme. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
  7. (Par extension) Serrer quelqu’un entre ses bras et lui donner un baiser.
    • Embrasser ses parents, ses enfants.
    • Je ne voulais pas me faire à l’idée que mon père fût mort, et que plus jamais il ne reviendrait. Durant sa maladie, on m’avait défendu de pénétrer dans sa chambre, et il était parti sans que je l’eusse embrassé. (Octave Mirbeau, Mon oncle)
  8. (Par extension) Donner un baiser à quelqu’un.
    • Ils mangent et boivent, font ripaille, remuent leurs membres, embrassent les filles, sonnent les cloches, s’emplissent de bruit : rudes bacchanales où l’homme se débride, et qui sont la consécration de la vie naturelle : les puritains ne s’y sont pas trompés. (Hippolyte Taine, Histoire de la littérature anglaise, V.1, 1856, p.255)
    • Des messieurs parfumés, que d’affreux gigolos embrassaient sur la bouche, poussaient des gloussements et, tournoyant avec ivresse, s’abandonnaient. (Francis Carco, Images cachées, 1929)

Dérivés[modifier | modifier le wikitexte]

Expressions[modifier | modifier le wikitexte]

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]

Prononciation[modifier | modifier le wikitexte]

Voir aussi[modifier | modifier le wikitexte]

Homophones[modifier | modifier le wikitexte]

Paronymes[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]