gré
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français [modifier]
Étymologie
- Du latin gratus (« reconnaissant », « gré »).
Nom commun
gré /ɡʁe/ masculin, invariable
- Volonté, caprice, fantaisie.
- L’exploit dont on désespérait était accompli ! Un homme voyageait dans les airs, à son gré et en toute sécurité ! — (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908 - Traduit en 1910 par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, Mercure de France, p.30, éd. 1921)
- En 1808, Napoléon, […], voulu nous remettre à notre rang! […]. Au mépris de la géographie et de l'histoire, sans consulter les populations et même contre leur gré, contre leurs intérêts, contre leurs désirs, l'autocrate dessina ce département mosaïque […]. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde. Le problème de la natalité, 1931)
- Qu'on y ajoute une liberté extrême laissée aux enfants qui sortent sans solliciter la permission, se déplacent dans la classe à leur gré, […]. — (Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, 1958)
- (Figuré) Errer sur la mer au gré des vents, au gré de la tempête. — Se laisser aller au gré du courant.
- (En particulier) Bonne, franche volonté qu’on a de faire quelque chose.
- Il y est allé de son gré, de son bon gré, contre son gré.
- Ce n’a pas été de son gré, de son plein gré.
- Il le fera de gré ou de force.
- Il viendra bon gré ou mal gré.
- De gré à gré, à l’amiable, en se mettant d’accord.
- Ils ont fait cela de gré à gré.
- (Finance) Marché de gré à gré.
- Il se prend aussi pour goût, sentiment, opinion.
- Cela est-il à votre gré ?
- à mon gré, ce discours est très beau.
- Avoir quelque chose en gré, le recevoir, le prendre en gré. Agréer, trouver bon quelque chose, y prendre plaisir.
- Prenez en gré l’avis que je vous donne. Cela se dit aussi en parlant des personnes.
- Il m’a pris fort en gré.
- Gratitude, reconnaissance. Dans ce sens il n’est plus guère usité que dans les locutions suivantes :
- Savoir gré, savoir bon gré, beaucoup de gré, savoir mauvais gré, peu de gré à quelqu’un, être satisfait, être mal satisfait d’une chose qu’il a dite ou faite ; être content ou mécontent de sa conduite, de son procédé.
- Je lui sais gré de ce qu’il a fait.
- Je lui en sais bon gré, beaucoup de gré, un gré infini, le meilleur gré du monde.
- Se savoir bon gré d’avoir fait quelque chose, S’en applaudir. Note : Dans cette acception, il ne se construit qu'avec le verbe savoir, jamais être (je vous serais gré est erroné).
Dérivés
Traductions
Bonne, franche volonté qu’on a de faire quelque chose (2)
- allemand : wohl oder übel (de) (bon gré, mal gré), bereitwillig (de) (de bon gré), gern (de) (de bon gré)
- anglais : of one's own free will (en)
Traductions à classer suivant le sens :
- afrikaans : wil (af)
- anglo-saxon : willa (ang)
- danois : vilje (da)
- espagnol : voluntad (es)
- espéranto : volo (eo)
- ido : volunte (io)
- islandais : vilji (is)
- italien : volontà (it)
- latin : voluntas (la)
- néerlandais : wil (nl), zin (nl), smaak (nl), wens (nl)
- norvégien : vilje (no)
- papiamento : boluntat (*)
- portugais : vontade (pt), querer (pt)
- roumain : voie (ro)
- russe : воля (ru)
- sranan : wani (*)
- suédois : vilja (sv)
- turc : arzu (tr)
Prononciation
- France : écouter « gré [ɡʁe] »
Voir aussi
- De gré à gré sur Wikipédia

Références
- Tout ou partie de cet article est extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (gré), mais l’article a pu être modifié depuis.
Ancien français [modifier]
Étymologie
Nom commun
gré /Prononciation ?/ masculin
Variantes
Références
- Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du ixe au xve siècle gré 1881, édition de Paris, 1881-1902, F. Vieweg