langage

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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

Du latin lingua (« langue ») et du suffixe -age. On trouve aussi language en ancien français.

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
langage langages
/lɑ̃.ɡaʒ/

langage /lɑ̃.ɡaʒ/ masculin

  1. Emploi que l’homme fait des sons et des articulations de la voix pour exprimer ses pensées et ses sentiments.
    • Tous les états de la sensibilité sont moteurs. Le langage lui-même en contient la preuve. Il les appelle des émotions. (Pierre Lasserre, Philosophie de Goût musical, Les Cahiers verts n° 11, Grasset, 1922, p.50)
    • Chaque époque a sa tendance tyrannique qui cherche à réduire le langage, à le canaliser, à l’enrôler, à le surveiller. (Philippe Sollers, Éloge de l’infini, Gallimard, p. 366)
  2. (En particulier) Manière de s’exprimer, soit par rapport aux mots qu’on emploie, soit par rapport au sens.
    • Le bon Piqueur doit sçauoir bien parler en cris, & langages plaisans aux chiens, crier, hucher, & houpper ses compagnons, forhuer en mots longs, & sonner de la trompe. (René François, Essay des merveilles de nature et des plus nobles artifices, 1632, p.18)
    • Si m’escuse de mon langage
      Rude, malostru et sauvage,
      Car nés ne sui pas de Paris.
      (Jean de Meung, en préface de sa traduction de la Consolatio philosophiae de Boèce)
    • Cette idolâtrie des mots joue un grand rôle dans l’histoire de toutes les idéologies ; la conservation d’un langage marxiste par des gens devenus complètement étrangers à la pensée de Marx, constitue un grand malheur pour le socialisme. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence Chap.I, Lutte de classe et violence, 1908)
    • Et rien en effet dans son langage, pas plus que dans ses silences ni dans son attitude, ne décela à sa bourgeoise qu’il avait les sens aux aguets et faisait bonne garde. (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Elle ne parle pas ce langage, bien sûr ! Oserait-elle troquer le doux roucoulement méridional contre cette brocaille sèche, ce brocard de pierrailles qu’on jurerait de l’allemand ? Ah ! pécheresse ! (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, 1958)
    • Un langage managérial est en train de se substituer au langage de l’intériorité. C’est en cela qu’il y a retournement du langage, au sens policier du terme, puisqu’il vise à nous désinformer sur nous mêmes, en nous désapprenant à ressentir pour mieux nous désapprendre à discerner. (Annie Le Brun, Le langage reste une arme que chacun peut se réapproprier, dans "Philosophie magazine", février 2009)
  3. (Linguistique) Faculté de mettre en œuvre un système de signes linguistiques, qui constituent la langue, permettant la communication et l’expression de la pensée.
  4. (Par extension) Cris, chant, etc., dont les animaux se servent pour se faire entendre.
    • Les oiseaux ont une sorte de langage. - Le langage des bêtes.
  5. (Figuré) Tout ce qui sert à exprimer des idées et des sensations.
    • La vraie question : comment accorder la durée des beautés musicales avec la mutabilité du langage musical ? (Pierre Lasserre, Philosophie du goût musical, chap.2, p.33, Grasset, 1922.)
    • Langage du geste, des yeux. - Le langage symbolique des fleurs. - La pantomime est un langage muet.
    • Le langage des signes. - On a composé, pour les sourds-muets, un langage au moyen de divers mouvements de la main et des doigts.
  6. (Informatique) Langage de programmation.

Apparentés étymologiques[modifier | modifier le wikicode]

Dérivés[modifier | modifier le wikicode]

Expressions[modifier | modifier le wikicode]

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Prononciation[modifier | modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]