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bouc

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Voir aussi : Bouc
De l’ancien français buc (c. 1121-34)[1], du latin médiéval buccus (attesté au VIe)[1] (utilisé pour la première fois dans la Lex Salica  loi salique »)) référence nécessaire (résoudre le problème), du gaulois *bucco-[1], probablement avec intégration du vieux-francique *bukk[1], issus de la racine indo-européenne *bhug- bouc, bélier »).
Le latin médiéval buccus a supplanté le latin caper de même sens (qu’on retrouve dans capricorne, capriculture, caprin, etc.), tandis que le féminin capra a subsisté et a donné le mot chèvre.
Le mot est cognat avec les mots celtiques boucʼh en breton, bwch en gallois, bogh en cornique, poc en gaélique, bocc en vieil irlandais.
Par ailleurs, cognat avec les autres mots dérivés du latin buccus en langues romanes, dont boc en occitan, boc en catalan.
Via la branche proto-germanique, le mot est aussi cognat avec buc en vieux haut allemand, Bock en allemand, Bock en luxembourgeois, bok en néerlandais, bok en afrikaans, bucca en vieil anglais, buck en anglais, bukkr en vieux norrois, buk, bock en suédois, en danois, bukk / bukk en norvégien (bokmål / nynorsk), pukki en finlandais.
SingulierPluriel
bouc boucs
\buk\
Armoiries avec un bouc (sens héraldique)

bouc \buk\ masculin (pour une femelle, on peut dire : bique, chèvre)

  1. Animal à cornes, qui est le mâle de la chèvre. Avec leurs petits (les chevreaux ou cabris) ils forment les capridés.
    • Les grandes cornes qui surmontent la tète du bouc, et la longue barbe qui est suspendue à son menton, lui donnent un air bizarre et équivoque : […].  (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Œuvres complètes, tome 3, page 602, Furne & Cie - París, 1842)
    • Au milieu de l’armoire on voyait sculpté un homme d’une singulière apparence : il ricanait toujours, car on ne pouvait pas dire qu’il riait. Il avait des jambes de bouc, de petites cornes à la tête et une longue barbe. Les enfants l’appelaient le Grand-général-commandant-en-chef-Jambe-de-Bouc, nom qui peut paraître long et difficile, mais titre dont peu de personnes ont été honorées jusqu’à présent.  (Hans Christian Andersen, La Bergère et le Ramoneur, 1845)
  2. (Par métonymie) Son cuir, sa peau.
    1. (En particulier) Outre faite de la peau d’un bouc et contenant de l’huile ou du vin.
  3. (Mécanique) Poulie garnie d’une corne de fer pour faire monter une chaîne.
  4. (Sens figuré) (Barbe) Barbe d’un homme lorsqu’il n’en a que sous le menton.
    • Il porte le bouc.
  5. (Péjoratif) Homme repoussant par son odeur ou sa lubricité rappelant celle de l’animal.
  6. (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté rampant ou passant. À rapprocher de bouquetin, chamois, chèvre et mouflon.
    • D’azur au bouc saillant d’argent lampassé de gueules, qui est de Bischheim du Bas-Rhin → voir illustration « armoiries avec un bouc »
  7. Coin d'acier destiné à fendre les ardoises, c'est l'opération de boucage.
    • (...) il y introduit un coin en fer appelé bouc, et à l'aide d'un maillet, partage le bloc en morceaux de dimensions voulues.  (François Pacqueteau, Architecture et vie traditionnelle en Bretagne, Éd. Berger-Levrault, 1979))

Vocabulaire apparenté par le sens

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Prononciation

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Références

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