barbare

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Voir aussi Voir aussi : Barbare

Sommaire

Français [modifier]

Origine et histoire de « barbare » Étymologie

Du latin barbarus (« étranger par rapport aux Grecs ou aux Romains »), emprunté au grec ancien βάρϐαρος, bárbaros.
L’origine du mot est une onomatopée indo-européenne [1] proche du français blabla, de borborygme, pour décrire la langue prétendument incompréhensible parlée par les étrangers et, par extension, ceux-ci. Le terme sanskrit बर्बराह barbarāha désigne les peuples non-aryens  [2].

Adjectif

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
barbare barbares
/baʁ.baʁ/

barbare /baʁ.baʁ/ masculin et féminin identiques

  1. (Antiquité) Qualifie les peuples non gréco-latins.
    • Au ve siècle, l’empire romain, miné par les luttes intestines, tombe en déliquescence. Des invasions de peuples barbares désolent et bouleversent aussi bien Rome que les Gaules. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
  2. (Figuré) Qui est sauvage, grossier, ignorant, qui manque de civilisation.
    • Les nations barbares.
    • Des mœurs rudes et barbares.
  3. Se dit des mots et des tours du langage contraires à l’usage ou à l’analogie.
    • Cette manière de parler est barbare.
    • Mais cette avalanche de preuves, de plus-qu’indices, ne suffit pas, paraît-il; la plupart (la plus-que-plupart !) des exégètes néotestamentaires en restent à leur « opinion » têtue; ils veulent à tout prix, et malgré l’évidence contraire, que les Évangiles soient grecs — ils préfèrent s’en tenir au grec, à un grec nul, cacophonique, barbare, que de recourir à l’hébreu primitif du corpus. — Cet hébreu leur ferait-il peur ? (Bernard Dubourg, L’invention de Jésus, tome I, « L’hébreu du Nouveau Testament », Paris, Éditions Gallimard, 1987, p. 136)
  4. Qui est cruel, inhumain.
    • L’anarchie marocaine, l’application de lois semi-barbares, la corruption du chérif étaient autant d’arguments pouvant justifier une intervention de l’extérieur. (Franco Arese, La politique africaine des États-Unis, 1945)
  5. Qui manque d’harmonie, de style.
    • Un style barbare.
    • Une musique barbare.

Antonymes

Dérivés

Apparentés étymologiques

Traductions

Nom commun

Singulier Pluriel
barbare barbares
/baʁ.baʁ/

barbare /baʁ.baʁ/ masculin et féminin identiques

  1. (Antiquité) Individu n’appartenant pas à la civilisation grecque, puis, après l’essor de l’empire romain, à la sphère culturelle gréco-romaine.
    • Pour commencer donc à entrer en matière, quant à la signification de ce mot : Barbares anciennement étaient nommés ceux qui ineptement parlaient grec. Car comme les étrangers venant à Athènes s’efforçaient de parler grec, ils tombaient souvent en cette voix absurde. Depuis, les Grecs transportèrent ce nom aux mœurs brutaux et cruels, appelant toutes nations, hors la Grèce, barbares. (Joachim du Bellay, Défense et illustration de la langue française, chapitre II)
    • Le mépris si profond que le Grec avait pour le Barbare, le Yankee l’a pour le travailleur étranger qui ne fait point d’effort pour devenir vraiment américain. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p. 337)
  2. (Antiquité) (Par extension) Individu appartenant aux peuples germaniques qui envahirent l’Empire romain et tout envahisseur en général, lors des grandes migrations entre les ive et viie siècles.
    • Les Barbares ne créèrent point de sociétés progressives  ; ils étaient peu nom­breux et presque partout ils se substituèrent simplement aux anciens grands seigneurs, […]. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence Chap.II, La décadence bourgeoise et la violence, 1908)
    • A l’orgie latine succédèrent les ébats des Barbares, dignes héritiers de ces Romains gorgés de falerne et de sang, épuisés de stupre, sombrés dans les velléités. (Victor Méric, Les compagnons de l’Escopette, 1930, p.84)
  3. (Péjoratif) Individu ou groupe social considéré comme cruel, inhumain, violent.
    • Être prudemment barbare et exercer la tyrannie conséquemment signifie, selon ce politique abominable, exécuter tout d’un coup toutes les violences et tous les crimes que l’on juge utiles à ses intérêts. (Frédéric II & Voltaire, L’anti-Machiavel, 1739, édition de 1947)
    • Un vainqueur qui fait mourir ses ennemis captifs est appelé barbare ! (Robespierre, Discours sur la peine de mort, le 30 mai 1791 au sein de l’Assemblée constituante.)
    • Les barbares ne sont pas nécessairement des gens courageux : ce qui leur donne de l’audace est la passivité tremblante et soumise de ceux qui sont en face d’eux.
      Je dirais même que la passivité tremblante et soumise crée des vocations de barbares et constitue une incitation à la barbarie.
      (Guy Millière, La passivité est une incitation à la barbarie, 21 avril 2009, <www.les4verites.com>)
  4. (Figuré) (Péjoratif) Homme non éduqué, trop rustre pour apprécier les beautés de la nature ou de l’art.
    • Il n’y a point de sentiment plus inséparable de notre être que celui de la liberté ; depuis l’homme le plus policé jusqu’au plus barbare, tous en sont pénétrés. (Frédéric II & Voltaire, L’anti-Machiavel, 1739, édition de 1947)

Traductions

Prononciation Prononciation

Termes pouvant être confondus avec « barbare » Paronymes

Mots composés des mêmes lettres que « barbare » Anagrammes

Voir aussi Voir aussi

Références Références

Espéranto [modifier]

Origine et histoire de « barbare » Étymologie

De barbaro (« barbare ») avec le suffixe adverbial -e.

Adverbe

barbare

  1. Barbarement.

Occitan [modifier]

Origine et histoire de « barbare » Étymologie

Du latin barbarus (« étranger »).

Adjectif

barbare /Prononciation ?/

  1. Barbare.

Nom commun

barbare /Prononciation ?/ masculin

  1. Barbare.

Slovène [modifier]

Forme de nom commun

barbare /Prononciation ?/ masculin animé

  1. Accusatif pluriel de barbar.