brûlot
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français [modifier]
Étymologie
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Nom commun
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| brûlot | brûlots |
| /bʁy.lo/ | |
brûlot /bʁy.lo/ masculin
- (Marine à voiles) Navire rempli de matières combustibles et destiné à incendier d’autres vaisseaux.
- (Figuré) (Journalisme) Pamphlet incendiaire au ton très virulent.
- (Par extension) (Cuisine) Eau-de-vie ou rhum que l’on brûle pour relever une omelette, une salade d’oranges, etc.
- - Un brûlot mon gendre, ça chauffe la tripe et ça nettoie la tête; y a rien de meilleur pour le corps. (Guy de Maupassant, Toine, dans: Les Contes normands )
- (Par analogie) Sorte d’insecte qui, en automne, cause des démangeaisons à la peau en s’y attachant.
- (Cuisine) (Vieilli) Morceau très salé ou très poivré. [2]
- (Histoire des techniques) Ancien polissoir pour les miroirs. [2]
- (Vieilli) (Désuet) Homme ardent, inquiet, entreprenant, boutefeu. [2]
- (Antiquité) Baliste. [2]
- (Canada) Moucheron (genre Simulium) dont la piqûre donne une sensation de brûlure intense.
- Il y a ici des frappe-d’abord ; il y a des brûlots ; ce sont de très-petits moucherons, dont la piqûre est si vive ou plutôt si brûlante, qu’il semble qu’une petite étincelle est tombée sur la partie qu’ils ont piquée. Il y a des moustiques ; ce sont des brûlots, à cela près qu’ils sont encore plus petits ; à peine les voit-on, ils attaquent particulièrement les yeux ; il y a des guêpes, il y a des taons […]. — (Paul du Poisson, doc. CCI, 1727, p. 292 (Lettre du Père du Poisson, Missionnaire aux Akensas), in Reuben Gold Thwaites (éditeur), The Jesuit Relations and Allied Documents: Travels and Explorations of the Jesuit Missionaries in New France, Cleveland : Burrows Brothers Company, vol. 67, 1900)
- Taon, mouche à cheval : Taon : Tubanus
Guêpe à cheval : L’Œstre du cheval : Gastrus equi
Frappe d’abord : Les Chrysops : Chrysops niger
Brulôt : Simule : Simulium
Maringouins : Cousins : Culex pipiens
Mouches à vers : Mouche de la viande : Culliphora vomitaria
Mouche jaune : Mouche merdivore : Musca merdaria
Chiques, barbeaux : Les larves de l’Œstre du cheval : Gastrus equi
Chenilles des vaches : Les larves de l’Œstre du bœuf : Hypoderma bovis
Lève-cul, culbuteux : Les larves des Cousins : Culex
Moustiques : Tous le autres Diptères de petite taille
— (Noms vulgaires des insectes en Canada, Le Naturaliste canadien, tome troisième, no. 4 (mars 1871), C. Darveau, Québec, 1871) - Il pourrait désigner, en forçant un peu la note, cette mouche du coche de Lafontaine, qui « pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment qu’elle fait aller la machine… Va, vient, fait l’empressée… » mais malheureusement, je n’ai pas même vu l’ombre d’une mouche à mon départ : Maringouins, frappe-d’abord, mouches noires, moustiques, toute la gent pique-fort était restée dans ses retranchements, car il soufflait un vent du nord qui poussait bien notre pirogue, mais qui n’était pas du tout favorable aux mouches. Nous n’avons pas même senti la piqûre du brûlot, ce liliputien du monde des insectes. — (Napoléon Caron, Voyages, 1888, p. 182)
- Il est vrai que c’est par curiosité que notre mère Ève mangea le fruit défendu. Avec le résultat qu’il nous est désormais interdit de passer nos journées à nous promener dans le jardin d’Éden […] ; et de manger des bleuets et des catherinettes en caressant mégligemment les gentils petits tigres et les éléphanteaux domestiques. Au lieu de cela, du fait de notre première mère nous habitons les rives du Saint-Laurent, mangeons notre pain à la sueur du boulanger et sommes soumis aux attaques des bêtes féroces telles que moustiques, brûlots, frappe-d’abord et inspecteurs du Revenu. — (Ringuet (Philippe Panneton), Confidences, Montréal/Paris : Fidès, 1965, p. 83)
- Le nord du Québec possède pourtant un bien meilleur moyen de repousser les hordes de touristes avides de grande nature. […] Au Québec, nous pouvons compter sur les maringouins, les brûlots, les mouches noires et les différentes espèces de « frappe-à-bord » : mouches à chevreuil, à orignal, à caribou, à vache, à tout-ce-que-vous-voudrez et qui, faute de ces animaux, s’accomodent très bien d’une bonne bouchée de pêcheur ou de campeur. […] Chaque insecte se distingue par sa taille, sa rapidité et son mode de torture. De plus, ils ont des horaires complémentaires. Les mouches noires et « frappe-à-bord » dominent durant le jour, tandis que brûlots et maringouins préfèrent le crépuscule, bien qu’ils s’accordent fréquemment des heures supplémentaires. Ces charmantes bestioles ne semblent dormir que par les nuits très fraîches. […] De plus, l’humidité favorise la prolifération de ces meutes de mini-perceuses. — (Québec Chasse et Pêche, juillet 1975, p. 45)
Traductions
Traductions manquantes. (Ajouter)
Voir aussi
- brûlot sur Wikipédia

Références
- [2]Antoine de Rivarol, Dictionnaire classique de la langue française, 1827
- Tout ou partie de cet article est extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (brûlot), mais l’article a pu être modifié depuis.