mystère
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Sommaire |
[modifier] Français
Étymologie
- Du latin mysterium (« mystère »), lui même du grec μυστήριον, mysterion (« mystère, cérémonie secrète »). Pour la représentation dramatique et le sens de « office divin, messe », il y a eu confusion entre mysterium et le latin ministerium (« service, cérémonie »). L'orthographe en était alors mistere.
Nom commun
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| mystère /mis.tɛʁ/ |
mystères /mis.tɛʁ/ |
mystère masculin
- Ce qu’une religion a de plus caché, ce qui n’est connu que des initiés.
- Alliette est l'homme le plus heureux de la terre; il ne parle que tarots, cartes, sortilèges, sciences égyptiennes de Thot, mystères isiaques. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes,)
- (En particulier) (Religion chrétienne) Vérité de foi contenue dans la révélation et qui, sans contredire la raison, la dépasse.
- Le mystère de la Trinité, de l’Incarnation. - Les principaux mystères de la foi.
- (Par extension) (Figuré) Ce qu’il y a de caché, de secret dans les phénomènes de la nature et dans les sentiments de l’homme.
- Étudier, approfondir, pénétrer, révéler les mystères de la nature, les mystères du cœur humain.
- (Figuré) Ce qu’il y a de caché, de secret dans les affaires humaines.
- Jusqu'à cette nuit, aucune lumière accusatrice ne s'était échappée de ces deux âmes ; mais entre elles et Dieu certainement il s'élevait quelque sinistre mystère. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, 1832)
- C'est comme cela.—Moi aussi j'ai mes mystères, tout maire que je suis;—mais venez,—je vais vous montrer autre chose. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes,)
- Les soins, les précautions que l’on prend pour n’être pas entendu, pour n’être pas observé.
- Il m’a entretenu, avec beaucoup de mystère, de tous ses chagrins. - Ils sont sortis tous deux en grand mystère.
- (Ironique) Pourquoi faire tant de mystère pour nous dire ce que tout le monde sait ? - Faut-il faire tant de mystère pour si peu de chose ?
- (Religion) Composante du rosaire.
- (Histoire) Nom que l’on donnait, au Moyen-Âge, à certaines pièces de théâtre, d’inspiration religieuse, dont le sujet était tiré de l’écriture sainte ou de la vie des saints.
- Pour la poésie dramatique en langue vulgaire, sa partie religieuse, le mystère et le miracle, se rattachait aux mystères latins antérieurs, qui eux-mêmes étaient une partie du culte, et tenaient à cet ensemble de représentations théâtrales que l'église avait empruntées originairement au paganisme. — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des Deux Mondes, 1839, tome 19)
Expressions
- mystère et boule de gomme
- saints mystères, (Religion) sacrifice de la messe.
-
-
- Célébrer les saints mystères. - Participer aux saints mystères.
-
- Faire mystère, un mystère d’une chose, (Par extension) La tenir secrète, la cacher avec soin.
-
-
- Il nous a fait mystère de sa naissance, de sa profession, de sa méthode. - Il fait mystère des moindres choses. - Il n’en fait pas mystère.
-
- On dit dans le même sens: Mettre du mystère à quelque chose.
- être tout mystère , se dit d’un Homme qui a coutume de faire le mystérieux.
Apparentés étymologiques
Traductions
Prononciation
- France : [mis.tɛʁ] écouter « mystère »
Références
- TLFi, Le Trésor de la Langue Française informatisé (mystère)
-
Tout ou partie de cet article est extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935) (mystère), mais l’article a pu être modifié depuis.