mystère

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[modifier] Français

Origine et histoire de « mystère » Étymologie

Du latin mysterium (« mystère »), lui même du grec xxx, mustêrion, de xxx, mustês, « initié », de xxx, muein, qui signifie « percevoir le caractère caché d’une réalité, son sens ». Ce qui faisait dire à Einstein : « j’éprouve l’émotion la plus forte devant le mystère de la vie ».

Nom commun

Singulier Pluriel
mystère mystères
/mis.tɛʁ/

mystère /mis.tɛʁ/ masculin

  1. Ce qu’une religion a de plus caché, ce qui n’est connu que des initiés.
  2. (En particulier) (Religion chrétienne) Vérité de foi contenue dans la révélation et qui, sans contredire la raison, la dépasse.
    • On peut considérer que la raison, incapable d’établir la possibilité intrinsèque des mystères révélés, telles que la Trinité, l’Incarnation, l’Eucharistie, la création ex nihilo, peut néanmoins établir qu’il ne sont pas contradictoires […] Les mystères, étant supra-rationnels, ne sauraient être démontrés ; mais, comme ils ne sont pas pour cela anti-rationnels, les arguments qui tendent à établir qu’ils sont absurdes n’ont aucune valeur probante […] (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1925, éd. 1966)
    • Le mystère de la Trinité, de l’Incarnation. - Les principaux mystères de la foi.
  3. (Par extension) (Figuré) Ce qu’il y a de caché, de secret dans les phénomènes de la nature et dans les sentiments de l’homme.
    • Étudier, approfondir, pénétrer, révéler les mystères de la nature, les mystères du cœur humain.
  4. (Figuré) Ce qu’il y a de caché, de secret dans les affaires humaines.
    • Jusqu’à cette nuit, aucune lumière accusatrice ne s’était échappée de ces deux âmes ; mais entre elles et Dieu certainement il s’élevait quelque sinistre mystère. (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, 1832)
    • C’est comme cela. Moi aussi j’ai mes mystères, tout maire que je suis ; mais venez, je vais vous montrer autre chose. (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
    • Ce coin perdu de Jan-Mayen n’est pas à l’abri des cancans, des mystères, des intrigues et même des complications diplomatiques. (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
  5. Les soins, les précautions que l’on prend pour n’être pas entendu, pour n’être pas observé.
    • Il m’a entretenu, avec beaucoup de mystère, de tous ses chagrins. - Ils sont sortis tous deux en grand mystère.
    • (Ironique) Pourquoi faire tant de mystère pour nous dire ce que tout le monde sait ? - Faut-il faire tant de mystère pour si peu de chose ?
  6. (Religion) Composante du rosaire.
  7. (Histoire) Nom que l’on donnait, au Moyen Âge, à certaines pièces de théâtre, d’inspiration religieuse, dont le sujet était tiré des Écritures ou de la vie des saints.
    • Pour la poésie dramatique en langue vulgaire, sa partie religieuse, le mystère et le miracle, se rattachait aux mystères latins antérieurs, qui eux-mêmes étaient une partie du culte, et tenaient à cet ensemble de représentations théâtrales que l’église avait empruntées originairement au paganisme. (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des Deux Mondes, 1839, tome 19)

Expressions

Célébrer les saints mystères. - Participer aux saints mystères.
  • Faire mystère, un mystère d’une chose, (Par extension) La tenir secrète, la cacher avec soin.
Il nous a fait mystère de sa naissance, de sa profession, de sa méthode. - Il fait mystère des moindres choses. - Il n’en fait pas mystère.
  • On dit dans le même sens: Mettre du mystère à quelque chose.
  • être tout mystère, se dit d’un homme qui a coutume de faire le mystérieux

Apparentés étymologiques

Traductions

Prononciation Prononciation

Références Références

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