connaître

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Voir aussi Voir aussi : connaitre

Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

(1050) De l'ancien français conoistre. Du latin cognoscĕre (« fréquenter, apprendre à connaître »).

Verbe[modifier | modifier le wikicode]

connaître /kɔ.nɛtʁ/ transitif 3e groupe (conjugaison), (orthographe traditionnelle)

  1. Faire ou avoir fait l’expérience permettant une représentation mentale de quelque chose ou quelqu’un, avoir l’idée, la notion d’une personne ou d’une chose.
    • Nous sommes si éloignés de connaître tous les agens [sic] de la nature, et leurs divers modes d’action ; qu’il ne serait pas philosophique de nier les phénomènes, uniquement parce qu’ils sont inexplicables dans l’état actuel de nos connaissances. (Pierre-Simon de Laplace, Essai philosophique sur les probabilités, Mme Ve Courcier, Paris, 1814 (2e édition))
    • Durtal le connaissait ce moment délicieux où l’on reprend haleine, encore abasourdi par ce brusque passage d’une bise cinglante à une caresse veloutée d’air. (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
    • En Franche-Comté, les réfugiés trouvèrent une législation à peu près aussi tracassière que celle qu'ils avaient connu en France. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Je ne connais cette personne que de nom, de réputation, de vue.
    • Je ne connais rien de plus vil qu’une telle conduite.
    • Faire connaître son opinion.
    • Cet enfant ne connaît pas encore ses lettres.
    • Connaître le bien et le mal.
    • Il connaît son faible.
    • Je ne lui connais point de défauts.
    • Il connut alors que le danger devenait pressant.
    • Par là vous pouvez connaître combien il est à redouter.
    • Ce chien connaît bien son maître.
    • Ce cheval connaît le chemin.
    • La plupart des animaux connaissent les plantes qui peuvent leur être nuisibles.
  2. (Figuré) (Dans une forme négative) Prendre en considération, faire acception.
    • Il veut que tous soient également soumis à la discipline et il ne connaît à cet égard ni parents ni amis.
    • Quand il s’agit de ses intérêts, il ne connaît personne.
  3. Avoir a une grande pratique, un grand usage, des choses qu’on a étudiées et auxquelles on s’entend bien.
    • Il voudrait tout connaître. — Connaître une langue, une science, un art.
    • Il affrontait tous les temps, bravait toutes les mers et prétendait que la mer et lui se connaissaient trop, depuis longtemps, « pour se faire des méchancetés ». (Octave Mirbeau, Les eaux muettes )
    • Il connaît les mathématiques, le grec, le latin.
    • Connaître à fond une science, une affaire. — Connaître les livres, les pierreries, les tableaux, etc.
    • Je ne parle point de ce que je ne connais pas. — Il connaît les ruses du métier, ce que l’expérience nous apprend à connaître.
    • (Absolument)Le désir de connaître, de s’instruire, de s’éclairer.
  4. (Par analogie) Avoir une bonne pratique d'une personne ou d'un groupe humain.
    • Je connais bien cet homme, et je peux compter sur lui.
    • Je le connais pour ce qu’il est. — Il a trompé bien du monde, on ne le connaissait pas.
    • Cet homme gagne à être connu.— Je le connais incapable de mentir.
    • Je connais votre cœur. — Vous me connaissez mal, si vous m’attribuez de telles intentions.
    • Que vous connaissez peu les hommes ! — C’est un homme qui connaît bien le monde.
  5. Être en capacité d’apprécier, de juger, une ou des personnes.
    • Le siècle qui posséda ce grand homme ne le connut pas.
    • On perdit cet écrivain lorsqu’on commençait enfin à le connaître.
    • C’est un homme connu. — Il est connu par son mérite.
  6. Avoir des liaisons, des relations avec quelqu’un.
    • […] : un jeune homme que je connaissais à Evian s’est tué sous la fenêtre d’une de mes amies qui avait été coquette avec lui. (Maurice Rostand, La Solitude passionnée, 1925)
    • Connaissez-vous quelqu’un de mes juges ? — Je n’en connais pas un.
    • Il connaît tout le monde. — Je vous le ferai connaître.
    • Je ne connais point cet homme-là, ni ne veux le connaître. — Nous vous connaissons depuis longtemps.
  7. (Littéraire) (Par euphémisme) Avoir des relations sexuelles avec une personne.
    • À son âge, en nos campagnes, quel garçon n'a pas connu la femme. (Jean Rogissart, Hurtebise aux Griottes, 1954, p. 33)
  8. Sentir, éprouver, en parlant tant au sens physique qu’au sens moral.
    • On ne connaît point l’hiver à la Martinique.
    • Vous êtes heureux de n’avoir jamais connu le mal de dents, le mal de tête.
    • Il ne connaissait plus le sommeil. — Connaître le plaisir, la peur.
    • Il n’a jamais connu la haine, la jalousie, etc. — Son cœur allait bientôt connaître l’amour.
    • Il ne connaît point la crainte. — J’ai connu l’infortune.
  9. Pratiquer une chose, l’admettre, s’y conformer, s’y soumettre. — Note : Dans ce sens, il se joint ordinairement avec la négation.
    • En Angleterre, on ne connaît point la loi salique.
    • Cet usage n’est point connu dans tel pays.
    • Ce peuple ne connaît point les raffinements du luxe.
    • Il ne connaît point ces vains ménagements.
    • Sa rage ne connut plus de frein.
    • Sa charité ne connaît point de bornes.
    • On dit dans un sens analogue
    • Ce cheval connaît la bride, les éperons, etc.
  10. Supporter, admettre.
    • Ne point connaître de supérieur, de maître.
    • Je ne connais de maître que vous, que lui, etc.
    • Je ne connais ici d’autre maître que moi, etc.
  11. Avoir autorité et compétence pour juger de certaines matières. — Note : En ce sens, il se construit toujours avec de ou un équivalent.
    • Ce juge connaît des matières civiles et criminelles.
    • Il en connaît en première instance. — Il en connaît par appel.
    • Il ne peut pas connaître de cela.

se connaître transitif pronominal

  1. Prendre une juste idée de soi-même, de ses forces, de sa dignité, etc.
    • « Connais-toi toi-même » est une des plus belles maximes de la philosophie antique.
    • Je me connais, à sa vue il me serait impossible de me contenir.
    • Apprenez à mieux vous connaître.
    • Un homme sage et qui sait se connaître.
    • Il ne se connaît plus.
    • Se connaître à quelque chose, en quelque chose : Savoir en bien juger.
    • Il se connaît en mérite, en poésie.
    • Vous connaissez-vous à cela ?
    • Je m’y connais mieux que vous.
    • Il ne s’y connaît point du tout.
  2. Être réputé, être perçu d’une façon, en parlant des choses.

Variantes orthographiques[modifier | modifier le wikicode]

Synonymes[modifier | modifier le wikicode]

Antonymes[modifier | modifier le wikicode]

Dérivés[modifier | modifier le wikicode]

Expressions[modifier | modifier le wikicode]

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Prononciation[modifier | modifier le wikicode]

Paronymes[modifier | modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]