Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Étymologie
- (x e siècle) veritet, du latin vēritatem, accusatif de vērĭtas, « vérité », dérivé de verus, « vrai ». En ancien français, un doublet populaire verté est attesté jusqu'au XIVe siècle.
Nom commun
vérité /ve.ʁi.te/ féminin
- Caractère de ce qui est vrai, conformité d’un récit, d’une relation avec un fait, de ce que l’on dit avec ce que l’on pense.
- « Qu'est-ce que la vérité ? » — (Ponce Pilate, Évangile de Jean XVIII, 38)
- — On les condamne donc à mort ceux qui vont proclamant des vérités,
— Tiens!... Parbleu!... Il ne manquerait plus qu'on les nommât ministres ou archevêques... ou qu'on leur donnât la croix de la Légion d’honneur!... Ah! çà!... D'où venez-vous?. — (Octave Mirbeau, La vache tachetée, 1918)
- La vérité, c'est une agonie qui n'en finit pas. La vérité de ce monde c'est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir. Je n'ai jamais pu me tuer moi. — (Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit, Denoël, 1932, p.156 - éd.1942)
- Découvrir la vérité de quelque chose. — Cela est contraire à la vérité.
- (Religion) Ce qui est vrai de façon immuable et de toute éternité.
- Oui, l’agonisant est plutôt esprit que matière ; voilà pourquoi, à l’heure suprême, les hommes les plus athées sont revenus aux croyances éternelles et aux vérités de révélation. — (Hubert Lauvergne, Les Forçats, J.-B. Baillière, 1841, édition Jérôme Millon, 1991, p.60)
- C'est là un élément important de la pensée islamique, […]. Il ne fallait rechercher la vérité que dans la Révélation divine. — (P.J. Vatikiotis, L'Islam et l'État, 1987, traduction de Odette Guitard, 1992)
- Ce qui est accepté comme étant vrai par un consensus général.
- On peut admettre qu'entre les vérités philosophiques et les vérités théologiques, il ne peut avoir ni entr’aide ni conflit, parce qu'il n'y a aucun point de contact : […]. — (Louis Rougier, Histoire d'une faillite philosophique: la Scolastique, 1925, éd.1966)
- Puisqu'il ne faut jamais mentir, alors il faut mentir de temps en temps : l'obligation d'être véridique à tout prix contraint à mentir quand la vérité elle-même est plus fallacieuse que le mensonge. — (Raphaël Enthoven, Le Mensonge, dans Philosophie magazine n°20, novembre 2009)
- (Religion) (Philosophie) Conformité de l’idée avec son objet, par opposition à erreur.
- Nous voyons ainsi que la conviction se fonde sur la concurrence de communions, dont chacune se considère comme étant l'armée de la vérité ayant à combattre les armées du mal. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VI, La moralité de la violence, 1908, p.301)
- Quant aux discussions philosophiques, je pense qu’elles sont absolument vaines. On ne peut rien contrôler, rien vérifier. La vérité, qu’est-ce que cela veut dire ?. — (Henri Barbusse, L’Enfer, 1908)
- La vérité de la religion chrétienne.
- Les martyrs ont répandu leur sang pour rendre hommage à la vérité.
- Dieu est la vérité même, le principe de toute vérité.
- Personnification de cette vérité.
- Le flambeau, le miroir de la vérité.
- Tirer la vérité du puits.
- Axiome, principe certain, maxime constante.
- Sincérité, bonne foi.
- Il m’a parlé avec un air de vérité qui m’a persuadé.
- Il y a dans tout ce qu’il dit un accent de vérité qui me touche.
- (Peinture & art) Imitation, expression fidèle de la nature.
- Ce portrait est d’une grande vérité.
- La vérité des caractères dans une pièce de théâtre, dans un roman.
- Le jeu de cet acteur est d’une vérité saisissante.
Composés
Apparentés étymologiques
Expressions
-
- Il a affaire à un homme qui lui dira ses vérités.
Traductions
Prononciation
/ve.ʁi.te/
Voir aussi