asseoir

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[modifier] Français

Origine et histoire de « asseoir » Étymologie

Du latin assidere.

Verbe

asseoir transitif 3e groupe (conjugaison) (orthographe traditionnelle)

  1. Mettre quelqu’un sur un siège ou sur quelque chose qui tient lieu de siège.
    • Asseoir un malade.
    • Asseyons-nous sur ce banc, par terre.
    • On le fit asseoir.
  2. (Figuré) L’y admettre.
    • Faire asseoir quelqu’un à sa table,
  3. (Figuré) Monter au trône, devenir roi ou reine.
    • S’asseoir sur le trône,
  4. (Architecture) Poser solidement et à demeure.
    • Par une douce soirée du mois d'août, en 1821, deux personnes gravissaient les chemins pierreux qui découpent les rochers sur lesquels est assis le château, …. (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, 1832)
  5. (Guerre) Placer, établir un camp.
    • Asseoir un camp,
    • Il assit son camp hors de la portée du canon de la ville.
  6. (Équitation) Dresser un cheval à exécuter ses airs de manège ou à galoper avec la croupe plus basse que les épaules.
    • Asseoir un cheval,
  7. (Figuré) Fonder, établir.
    • D’autre part, cette mansuétude et cette bonté vraiment chrétiennes lui avaient assis, parmi les ouailles, une solide réputation de brave et d’honnête homme, […]. (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Mais, depuis la bataille de Tolbiac et la conversion de Clovis, L'Église eut ses coudées franches et put rapidement asseoir son influence à travers le territoire. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
  8. (Figuré) Se fier à une parole, à des promesses.
    • On ne peut asseoir aucun fondement sur ce qu’il dit, sur ce qu’il promet,
  9. S’emploie particulièrement, dans l’acception qui précède, en matière d’impositions, de rentes, etc.
    • Asseoir un impôt, une contribution sur un genre de propriété, d’industrie.
    • Asseoir une hypothèque sur un immeuble.
  10. (Eaux et forêt)
    • Asseoir les ventes, Marquer le canton de bois qui doit être coupé.
    • Magistrature assise. Voyez « magistrature ».
    • Voter par assis et levé, se dit, dans une assemblée délibérante, lorsque les membres font connaître leur opinion, leur vote en se levant ou en restant assis.


s’asseoir (Pronominal)

  1. Se mettre sur son séant.
    • Elle s’assit sur une chaise, lourdement. Un eût dit qu’une fatigue, tout d’un coup, lui avait cassé les membres. (Octave Mirbeau, La Bonne, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
    • Nous nous asseyons autour d'une table où une place reste vide : celle du ministre de la Guerre. (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
    • Dans la salle à manger, marron et or, pleine de lumières, je me suis assis à la table d’hôte. C’est un scintillement général, un brouhaha, le grand empressement vide du début des repas. (Henri Barbusse, L’Enfer, 1908)
  2. Ne pas tenir compte de, désobéir.

Variantes orthographiques

  • assoir (orthographe rectifiée de 1990)
    Note : L’orthographe assoir pour l’infinitif est ancienne. En 1932, la Grammaire de l’Académie française, page 137, l’accepte concurremment avec asseoir.

Dérivés

Traductions

Prononciation Prononciation

Voir aussi Voir aussi

Références Références

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