prêter

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Voir aussi Voir aussi : preter

Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

Du latin praestare (« surpasser »).

Verbe[modifier | modifier le wikicode]

prêter /pʁɛ.te/ ou /pʁe.te/ transitif ou intransitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Fournir, donner.
    • Tous les hommes, […], écoutaient nonchalamment, sans y prêter grande attention, un mauvais phonographe, aux accents métalliques. (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908 - Traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, page 385, Mercure de France, 1921)
    • Historiquement, la « tête gouvernante » de l'impérialisme nord-américain prête une attention supérieure au contrôle militaire, tandis que sa « tête privée » se consacre au contrôle économique. (Armando Uribe, Le livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot & Françoise Campo, Seuil, 1974)
    • Elle s'était levée et prêtait l'oreille à des bruits imaginaires. (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906)
    • La nuit lui prêtait son ombre.
    • Prêter secours, aide, faveur, etc., secourir, aider, favoriser quelqu’un en quelque chose.
    • Prêter la main à quelque chose, aider à faire quelque chose, être complice de quelque chose.
    • Il a prêté la main à ce vol, à ce meurtre.
    • Prêter la main à quelqu’un, l’aider à porter quelque chose de pesant, à remuer, à soulever quelque fardeau ; et, figurément, l’aider à réussir dans une entreprise.
    • Prêtez-moi un peu la main.
    • Prêter l’épaule.
    • Prêter serment, faire serment devant témoins.
    • Prêter serment devant un tribunal.
    • Il fut admis à prêter serment.
    • Prêter foi et hommage se disait d’un vassal qui rendait foi et hommage au seigneur duquel il relevait.
    • Prêter son nom, laisser faire en son nom un acte où l’on n’a point d’intérêt, dont un autre a les avantages et les charges. Il se dit aussi de celui qui autorise un autre à se servir de son nom en quelque occasion → voir prête-nom.
    • Prêter sa voix, prêter son ministère à quelqu’un, parler pour lui, s’employer pour lui.
  2. Fournir une chose sous condition que celui qui la reçoit la rendra ; permettre l’usage temporaire d’une chose. Il s’emploie absolument dans ce sens; c’est alors le plus souvent d’argent qu’il s’agit.
    • […], et si tu me rembourses pas les cinq cents francs que je t’ai prêtés pour acheter ta vache, je te fous l’huissier dans les pattes. Je te dis pas ça pour te menacer, au contraire : mais tu comprends ! (Louis Pergaud, Deux Électeurs sérieux, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Prêter sa voiture.
    • Prêter des meubles.
    • Il nous a prêté sa maison.
    • Prêtez-moi cette brochure.
    • Il ne rend jamais les livres qu’on lui prête.
    • C’est un homme qui n’aime pas à prêter.
    • Prêter à intérêt.
    • Prêter sur gages.
    • Prêter à la petite semaine, prêter pour un temps très court et à un intérêt très élevé.
  3. Attribuer, imputer.
    • Prêter à quelqu’un des propos, des opinions, des projets, des intentions, une action, un ouvrage, une chanson, une plaisanterie.
    • Prêter à une personne des torts, un ridicule, un travers.
  4. (Intransitif) Fournir matière à, donner lieu à.
    • Envisagé du bord, un débarquement semblait d’autant plus difficile qu’outre les remous et les brisants qui encerclaient l’îlot, la configuration du rocher ne s’y prête guère. (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Mais à cette réunion, j’eus le tort de présenter mes idées sous une forme édulcorée (la théorie de l’onde-pilote) qui prêtait à de nombreuses objections. (Louis de Broglie; La Physique quantique restera-t-elle indéterministe ? Séance de l’Académie des Sciences, du 25 avril 1953)
    • Ce discours prête à la plaisanterie.
    • Sa conduite prête à rire.
    • Ce que vous me dites prête à penser.
  5. S’étendre aisément quand on les tire, en parlant du cuir, des étoffes, et autres choses de même nature.
    • Du cuir qui prête.
    • Un bas qui prête.
    • Une étoffe qui prête.
    • C’est un sujet qui prête, se dit, en parlant des ouvrages de l’esprit, d’un sujet qui peut fournir des développements brillants, suggérer des idées intéressantes.


se prêter pronominal

  1. (Pronominal) S’adonner, se laisser aller momentanément à quelque chose.
    • Se prêter à l’espérance, à l’illusion.
  2. Consentir par complaisance à quelque chose ; se plier à.
    • Notons que le terme association a été très mal choisi. Il n'implique pas que les plantes se prêtent une aide quelconque. En général, elles sont concurrentes. (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.114)
    • Je me prêterai à cet accommodement.
  3. Convenir à ; être utilisable pour.
    • Le sol argilo-calcaire, parfois décalcifié en surface — devenant argilo-siliceux au contact des grès bigarrés — se prête bien à la culture des céréales. (Gustave Malcuit, Contributions à l'étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises, les associations végétales de la vallée de La Lanterne, thèse de doctorat, Soc. d'édit. du Nord, 1929, p.13)

Antonymes[modifier | modifier le wikicode]

Expressions[modifier | modifier le wikicode]

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Prononciation[modifier | modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]