comte
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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[modifier] Français
Étymologie
- Du latin cŏmĭtem, accusatif de cŏmes (« compagnon », « qui est de la suite », « personne de l’escorte », « comte », « dignitaire dans le Bas Empire romain »).
- L’ancien français avait comme cas sujet cons (forme atone en emploi proclitique) et sa variante tonique quens (ou cuens), qui dérivent du nominatif cŏmes.
Nom commun
| Singulier | Pluriel | |
|---|---|---|
| Masculin | comte /kɔ̃t/ |
comtes /kɔ̃t/ |
| Féminin | comtesse /kɔ̃.tɛs/ |
comtesses /kɔ̃.tɛs/ |
comte masculin
- (Antiquité) Dignitaire des derniers temps de l’empire romain et du bas-empire.
- Comte du sacré palais.
- (Spécialement) Commandant militaire.
- Fonctionnaire gouvernant une division du territoire sous l’autorité du roi, dans les États fondés par les barbares.
- Un comte francien. — Charlemagne convoquait aux assemblées les évêques et les comtes.
- Les rois […] s’endormaient sur le trône, et, me servant sans honte, laissaient le sceptre aux mains ou d’un maire ou d’un comte. — (Nicolas Boileau-Despréaux, Lutr. II. — cité par Littré)
- Souverain d’une seigneurie du premier degré, dans le régime féodal.
- Des comtes et des palatins embrassent la vie cénobitique. Or, cette vie exige une austérité décourageante. — (Abbé Paul Buysse, Vers la Foi catholique : L'Église de Jésus, 1926, p.148)
- Le relâchement du lien vassalitique est une des causes de la défaite finale du Midi et de son suzerain, le comte de Toulouse. — (Paul Gachon, Histoire du Languedoc, Boivin & Cie, 1941, p.89)
- Titre de noblesse, qui désigne le dignitaire d’un rang au-dessus des vicomtes et un au-dessous de celui de marquis.
- Des impôts considérables accablaient les vilains, écrasait les pauvres gens, épargnant les princes et les ducs, les comtes et les marquis. — (Alfred Barbou, Les trois Républiques françaises, 1879)
- La société enrichie la veille par des spéculations, honnêtes ou non, joignait à ses richesses des titres nobiliaires ; chacun s'improvisait comte, marquis ou baron. — (Général Ambert, Récits militaires : L'invasion (1870), p.240, Bloud & Barral, 1883)
- Le comte de Tufière est-il ici, mon cœur ? - Oui, monsieur, le voici. - Cher comte, serviteur. — (Philippe Néricault Destouches, Le Glorieux, II, 14. — cité par Littré)
- (Héraldique) Couronne de comte.
Abréviations
Apparentés étymologiques
Traductions
Prononciation
- France : écouter « comte [kɔ̃t] »
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Homophones
Voir aussi
- comte sur Wikipédia

Références
- Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 (comte)
- Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (comte)
[modifier] Catalan
Étymologie
Nom commun
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| comte /Prononciation ?/ |
comtes /Prononciation ?/ |
comte masculin