reculer

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

Mot formé du préfixe re-, de cul et de la désinence verbale -er.

Verbe 1[modifier | modifier le wikitexte]

reculer /ʁə.ky.le/ ou /ʁky.le/ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Tirer ou pousser un objet en arrière.
    • Reculez un peu votre chaise.
    • Reculez la table.
    • Reculez-vous de là.
    • Il se recula bien loin d’eux.
    • Reculer une muraille, une haie, un fossé Les reporter plus loin.
    • Il faut reculer de deux mètres cette muraille.
  2. (Figuré) Porter plus loin, déplacer les limites, les frontières.
    • (Pronominal)Mais nous sommes déjà dans les faubourgs. Les maisons s'espacent, se reculent, s'adossent à la rivière ou à la montagne. (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
  3. (Figuré) Éloigner quelqu’un du but qu’il se propose, retarder, ajourner une affaire.
    • Cet événement a fort reculé ses projets, a reculé ses affaires, l’a fort reculé.
    • Ce succès recula sa perte.
    • Il a reculé ses paiements de six mois.

reculer intransitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Aller en arrière.
    • Pour arrêter le cheval étant au pas, au trot ou au galop, […], et même pour reculer, la tension des rênes, la pression des jambes, la position des mains et des jambes sont les mêmes, c’est-à-dire que les mains doivent être à la même hauteur et les jambes également en arrière. (Félix van der Meer, Connaissances complètes du cavalier, de l'écuyer et de l'homme de cheval, p.242, Lebègue & Cie à Bruxelles & Dumaine à Paris, 1865)
    • Aussitôt l’intrus recula, baissa les yeux et, relevant les pans de sa pèlerine, affecta de se chauffer. (Francis Carco, Brumes, Albin Michel, 1935, p.87)
    • Recule vite, cherche le dur, le sec, ou tu es perdu. Tu croira t'échapper en avançant […]. Tu t'enfonce davantage […]. (Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, 1958)
  2. (Figuré) Régresser, en parlant des affaires et des personnes.
    • Vos affaires reculent au lieu d’avancer.
    • Il n’avance point, il recule tous les jours.
    • Souvent c’est reculer que de ne point avancer.
    • Il est trop avancé pour reculer.
  3. (Figuré) Ne pas soutenir avec fermeté ses droits, ses opinions.
    • Il aimerait mieux se faire tuer que de reculer.
    • Cinquante francs d'amende par exemplaire saisi, c'est de quoi faire reculer les plus intrépides. (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
  4. Différer, éviter de faire quelque chose qu’on exige ou qu’on désire de nous.
    • Eh! bien, ne reculant devant aucune tâche si fastidieuse fût-elle, ils pourvoiront, d'eux-mêmes, à la diffusion de ces ouvrages, en s'en faisant les traducteurs. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Je voudrais qu’il me rendît ses comptes, mais il recule toujours.
    • Il n’y a plus moyen de reculer.
    • Je l’ai tellement pressé, qu’il ne peut plus reculer.
    • Quelque proposition que vous lui fassiez, il est homme à ne pas reculer.

Antonymes[modifier | modifier le wikitexte]

Aller en arrière 

Dérivés[modifier | modifier le wikitexte]

Expressions[modifier | modifier le wikitexte]

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]

Verbe 2[modifier | modifier le wikitexte]

reculer transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. (Rare) Sodomiser de nouveau.
    • Jamais ils n’ont rien enculé, reculé, basculé, masculé, rien du tout. (Louis-Ferdinand Céline, L’École des cadavres, Denoël, 1938, partie I)

Prononciation[modifier | modifier le wikitexte]

Anagrammes[modifier | modifier le wikitexte]

Voir aussi[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]