voleur
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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[modifier] Français
Étymologie
Nom commun
| Singulier | Pluriel | |
|---|---|---|
| Masculin | voleur /vɔ.lœʁ/ |
voleurs /vɔ.lœʁ/ |
| Féminin | voleuse /vɔ.løz/ |
voleuses /vɔ.løz/ |
voleur /vɔ.lœʁ/ masculin
- Personne qui effectue un vol, qui dérobe, s'approprie le bien d’autrui, ou l’a déjà fait.
- En plus, son papa, qui a parfois des idées saugrenues, lui raconte l'histoire de la cour des Miracles, le repaire au Moyen Age de tous les voleurs, tire-laine et autres bandits qui infestaient la ville de Paris. — (Alain Chennevière, La cour des Miracles, Magnard, 2002)
- Une bande de voleurs a complètement vidé ma maison.
- Les voleurs de temps sont les voleurs les plus courantes d’aujourd’hui.
- EUCLION : Je suis mort ! je suis égorgé ! je suis assassiné ! Où courir ? où ne pas courir ? Arrêtez ! arrêtez ! Qui ? lequel ? je ne sais ; je ne vois plus, je marche dans les ténèbres. Où vais-je ? où suis-je ? Qui suis-je ? je ne sais ; je n’ai plus ma tête. Ah ! je vous prie, je vous conjure, secourez-moi. Montrez-moi celui qui me l’a ravie... vous autres cachés sous vos robes blanchies , et assis comme des honnêtes gens... Parle, toi, je veux t’en croire ; ta figure annonce un homme de bien... Qu’est-ce ? pourquoi riez-vous ? On vous connaît tous. Certainement, il y a ici plus d’un voleur... Eh bien ! dis ; aucun d’eux ne l’a prise ? .... Tu me donnes le coup de la mort. Dis-moi donc, qui est-ce qui l’a ? Tu l’ignores ! Ah ! malheureux, malheureux ! C’est fait de moi ; plus de ressource, je suis dépouillé de tout ! Jour déplorable, jour funeste, qui m’apporte la misère et la faim ! Il n’y a pas de mortel sur la terre qui ait éprouvé un pareil désastre. Et qu’ai-je à faire de la vie, à présent que j’ai perdu un si beau trésor, que je gardais avec tant de soin ? Pour lui je me dérobais le nécessaire, je me refusais toute satisfaction, tout plaisir. Et il fait la joie d’un autre qui me ruine et qui me tue ! Non, je n’y survivrai pas. — (Plaute, La Marmite, acte IV, scène 9)
- HARPAGON criant au voleur dès le jardin, et venant sans chapeau. Au voleur ! au voleur ! à l’assassin ! au meurtrier ! Justice, juste ciel ! Je suis perdu, je suis assassiné ; on m’a coupé la gorge : on m’a dérobé mon argent. Qui peut-ce être ? Qu’est-il devenu ? Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? Où ne pas courir ? N’est-il point là ? n’est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête. (À lui-même, se prenant par le bras.) Rends-moi mon argent, coquin… Ah ! c’est moi ! Mon esprit est troublé, et j’ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. Hélas ! mon pauvre argent ! mon pauvre argent ! mon cher ami ! on m’a privé de toi ; et puisque tu m’es enlevé, j’ai perdu mon support, ma consolation, ma joie : tout est fini pour moi, et je n’ai plus que faire au monde. Sans toi, il m’est impossible de vivre. C’en est fait ; je n’en puis plus ; je me meurs ; je suis mort ; je suis enterré. N’y a-t-il personne qui veuille me ressusciter, en me rendant mon cher argent, ou en m’apprenant qui l’a pris. Euh ! que dites-vous ? Ce n’est personne. Il faut, qui que ce soit qui ait fait le coup, qu’avec beaucoup de soin on ait épié l’heure ; et l’on a choisi justement le temps que je parlais à mon traître de fils. Sortons. Je veux aller quérir la justice, et faire donner la question à toute ma maison ; à servantes, à valets, à fils, à fille, et à moi aussi. Que de gens assemblés ! Je ne jette mes regards sur personne qui ne me donne des soupçons, et tout me semble mon voleur. Hé ! de quoi est-ce qu’on parle là ? de celui qui m’a dérobé ? Quel bruit fait-on là-haut ? Est-ce mon voleur qui y est ? De grâce, si l’on sait des nouvelles de mon voleur, je supplie que l’on m’en dise. N’est-il point caché là parmi vous ? Ils me regardent tous, et se mettent à rire. Vous verrez qu’ils ont part, sans doute, au vol que l’on m’a fait. Allons, vite, des commissaires, des archers, des prévôts, des juges, des gênes, des potences, et des bourreaux ! Je veux faire pendre tout le monde ; et si je ne retrouve mon argent, je me pendrai moi-même après. — (Molière, L’Avare où l’École du mensonge, acte IV, scène 7)
- (Par extension) Personnes morales effectuant un vol (des sociétés, des entreprises ou encore des gouvernements).
- Le voleur, dans cette histoire, c’est le gouvernement lui-même.
- (Par hyperbole) Personne qui exige plus qu’elle ne devrait demander.
- Ce marchand est un voleur, il vend ce vieux truc pour cent euros !
- (Par extension) Êtres vivants dont les actes sont interprétés comme du vol.
Apparentés étymologiques
Expressions
- (Vieilli) Il est fait comme un voleur : se dit de Quelqu’un dont l’habillement est en désordre, est en mauvais état.
Hyponymes
Pour les êtres vivants (4) :
Traductions
Personne qui effectue un vol
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Adjectif
| Singulier | Pluriel | |
|---|---|---|
| Masculin | voleur /vɔ.lœʁ/ |
voleurs /vɔ.lœʁ/ |
| Féminin | voleuse /vɔ.løz/ |
voleuses /vɔ.løz/ |
voleur /vɔ.lœʁ/ masculin
- Qui vole, qui dérobe.
- Jean-Pierre est à la fois menteur et voleur.
Prononciation
Voir aussi
- voleur sur Wikipédia
