parti

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Aller à : navigation, rechercher

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Participe passé adjectivé et substantivé de partir au sens étymologique de « répartir, partager », → voir partie. Comparez avec l’occitan partido, l’espagnol partido, l’italien partito.

Adjectif[modifier]

Singulier Pluriel
Masculin parti
\paʁ.ti\
partis
\paʁ.ti\
Féminin partie
\paʁ.ti\
parties
\paʁ.ti\

parti \paʁ.ti\

  1. (Héraldique) Divisé perpendiculairement en parties égales en parlant de l’écu.
    • Il porte parti d’or et de gueules.
  2. Bicéphale, en parlant d’un aigle à deux têtes.
    • Il porte de sable à l’aigle d’or au chef parti.

Apparentés étymologiques[modifier]

Nom commun[modifier]

Singulier Pluriel
parti partis
\paʁ.ti\

parti \paʁ.ti\ masculin

  1. Union de plusieurs personnes contre d’autres qui ont un intérêt ou une opinion contraire.
    • […] on comprenait peu le rapprochement de deux partis aussi haineux que l’étaient à cette heure le parti protestant et le parti catholique […] (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, vol. I, ch. I)
    • L'Islande a son parti de Home Rulers qui veulent affranchir leur pays de la tutelle du Danemark et rétablir l'ancienne république islandaise. (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, p.3)
    • Cette fin de l’année 1871 ne fut signalée que par la propagande des partis ; un grand nombre des brochures bonapartistes et légitimistes se distribuèrent en province. (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
    • Il existe en Hollande depuis quelques années un parti rationaliste, qui grandit de jour en jour. Ce parti ne proclame aucun système, puisqu’il les résume tous […] (Rudolf Charles, préface du Testament de Jean Meslier, tome 1, édition R. C. Meijer, 1864)
    • Les clans berbères sont divisés en çofs ou partis hostiles qui se disputent la prépondérance, souvent par une guerre au couteau; […]. (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, p. 41)
    • Le parti adverse est un parti de concussionnaires, d’ennemis du peuple, traîtres à la patrie, vendus à l’ennemi, à quelque parti que tu appartiennes […] (Franc-Nohain [Maurice Étienne Legrand], Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932)
  2. (Politique) (Par ellipse) Parti politique.
    • La direction nationale du Parti communiste, dans sa presse clandestine, dans ses tracts, attaquait toujours plutôt Vichy que l’occupant. (Robert Bailly, Les feuilles tombèrent en avril, Éditions sociales, Paris, 1977, p. 69)
    • S’il n’y a qu’une circonscription nationale, comprenant tous les sièges, et que ces sièges sont tous attribués au parti qui a obtenu le plus de votes, le système sera tout à fait disproportionnel. (Vincent Lemieux, Systèmes partisans & partis politiques, 1985, p. 233)
    • La clé de l’énigme ? C’est qu’on ne saurait fonder un parti sur une seule idée, si grande soit-elle. Toute idée seule est une idée fixe, et toute idée fixe est une idée folle. (Jacques Julliard, Impression, soleil couchant, dans Marianne (magazine), n° 772 du 4 février 2012, p. 3)
    • Bagambiki, je l’apprendrai plus tard, est un personnage influent venant du MRND, le parti du président assassiné, dont il est l’un des durs. (Jacques Morel, La France au cœur du génocide des Tutsi, 2010, p. 937)
  3. Résolution ; détermination.
    • Vous recherchez moins mon avis sur le parti que vous avez à prendre que mon approbation pour celui que vous avez pris. (Lettre de Jean-Jacques Rousseau à Henriette, du 7 mai 1764, dans Lettres philosophiques, présentées par Henri Gaston Gouhier, Paris : J. Vrin, 1974, p.131)
    • Il fallut tout l’artifice de Malvoisin pour maintenir Bois-Guilbert dans le parti qu’il venait de prendre. (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Mme Lureau voyant que l’aubergiste, pour la première fois de sa vie conjugale, ne manifestait aucun signe de repentir ou d’émotion, prit le parti de s’évanouir, tout en surveillant du coin de l’œil les allées et venues de Lureau. (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » #31, 1907)
    • Vous ne pouvez rester dans cette situation embarrassante, il faut prendre un parti.
    • Prendre son parti : Prendre une dernière et ferme résolution.
    • Il est inutile de lui parler davantage de cette affaire, il a pris son parti ; c’est un parti pris.
    • (Proverbial) À parti pris point de conseil.
    • Parti pris : Décision prise d’avance, opinion préconçue.
    • C’est un homme plein de partis pris.
  4. (Beaux-arts) Intention déterminée qui s’affirme nettement dans l’exécution.
    • Un parti pris d’archaïsme.
  5. Avantage, utilité, profit.
    • Il a tiré un bon parti de cette affaire.
    • C’est le parti qu’il faut prendre.
    • Il sait bien prendre son parti dans l’occasion.
    • Il a tiré un parti avantageux, un grand parti, un parti médiocre de cette entreprise.
    • C’est un homme qui sait tirer parti, tirer un grand parti de ses relations.
    • Il tire parti de tout.
    • Tirer parti d’un renseignement.
  6. Traitement, conditions qu’on fait à quelqu’un.
    • Faire un mauvais parti à quelqu’un : Lui faire essuyer quelque mauvais traitement, ou même attenter à sa vie.
    • Si vous ne vous tenez sur vos gardes, ces misérables vous feront un mauvais parti.
  7. Personne à marier, considérée par rapport à sa fortune ou à sa naissance.
    • Il devait se marier à Sémire, que sa beauté, sa naissance et sa fortune rendaient le premier parti de Babylone. (Voltaire, Zadig ou la Destinée, I. Le borgne, 1748)
    • Cette jeune fille est un bon parti, un riche parti.
    • On lui propose un beau parti.
  8. (Vieilli) Partage, distribution de chances dans un jeu.
    • On appelait Règle des partis ce qu’on appelle maintenant Calcul des probabilités.
  9. Troupe de gens de guerre, soit de cavalerie, soit d’infanterie, que l’on détache pour battre la campagne, reconnaître l’ennemi, faire des prisonniers, etc.
    • Mon inexpérience m’égara dans les bois, et je fus pris par un parti de Muscogulges et de Siminoles, comme Lopez me l’avait prédit. (Chateaubriand, Atala, 1801)
    • C’est un parti de pillards composé d’une douzaine d’hommes […] (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
    • Cela ne constitue pas un armement bien formidable, mais au moins nous sommes à l'abri de la nécessité de nous rendre à la première sommation, si nous venions à être attaqués par un parti de flibustiers. (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 46)

Dérivés[modifier]

  • parti politique
  • prendre le parti de quelqu’un : Se déclarer pour lui, le défendre, le protéger
    J’ai pris son parti.
    Il a pris mon parti envers et contre tous.
  • prendre parti, parti pris
    Prendre parti contre quelqu’un : Se tourner contre lui, l’attaquer
  • être, se ranger du parti de quelqu’un, de quelque chose, : Favoriser, préférer quelqu’un, quelque chose
    Il est toujours du parti des malheureux, des opprimés.
    Il faut être toujours du parti de la vérité.
    Je suis du parti, je me range du parti de la modération, de l’indulgence.
  • avoir un parti : Avoir pour soi, avoir dans ses intérêts un certain nombre de personnes par qui l’on est soutenu, défendu, prôné
    Il a un parti, un grand parti à la cour, dans l’armée.
    Ce poète, ce peintre, ce musicien a un parti, un parti nombreux dans le public.
  • prendre son parti : Se résigner à ce qui doit arriver
  • homme de parti : Celui qui se montre crédule ou passionné en tout ce qui intéresse son parti.
  • esprit de parti : Disposition morale d’un homme tellement attaché à son parti qu’il est aveugle ou même injuste en tout ce qui regarde ce parti et le parti contraire.

Traductions[modifier]

Forme de verbe[modifier]

Conjugaison du verbe partir
Participe Présent
Passé (masculin singulier)
parti

parti \paʁ.ti\

  1. Participe passé masculin singulier de partir.

Prononciation[modifier]

Homophones[modifier]

Anagrammes[modifier]

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]

Danois[modifier]

Étymologie[modifier]

Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.

Nom commun[modifier]

parti masculin

  1. (Politique) Parti, parti politique.

Italien[modifier]

Forme de nom commun[modifier]

Singulier Pluriel
parto
\ˈpar.to\
parti
\ˈpar.ti\

parti \ˈpar.ti\ masculin

  1. Pluriel de parto.

Forme de verbe[modifier]

Indicatif Présent
(tu) parti
Imparfait
Passé simple
Futur simple
Impératif Présent (2e personne du singulier)
parti

parti \ˈpar.ti\

  1. Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent de partire.
  2. Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de partire.

Variantes[modifier]

Latin[modifier]

Forme de nom commun[modifier]

parti \Prononciation ?\

  1. Datif singulier de pars.

Papiamento[modifier]

Étymologie[modifier]

Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.

Nom commun[modifier]

parti

  1. Contingent, part, partie, portion.

Verbe[modifier]

parti

  1. Diviser.

Romanche[modifier]

Étymologie[modifier]

Forme et orthographe du dialecte vallader.

Nom commun[modifier]

parti \Prononciation ?\ masculin

  1. Parti politique.

Variantes dialectales[modifier]

Suédois[modifier]

Wiki letter w.svg

Étymologie[modifier]

Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.

Nom commun[modifier]

parti

Neutre Indéfini Défini
Singulier parti partiet
Pluriel partier partierna

neutre

  1. Parti, union de plusieurs personnes contre d’autres qui ont un intérêt ou une opinion contraire.
  2. (Politique) Parti, parti politique.
  3. (Sport) Partie.
  4. (Vieilli) Parti, personne à marier, considérée par rapport à sa fortune ou à sa naissance.

Prononciation[modifier]

Prononciation manquante. (Ajouter)