perte

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Voir aussi : pèrte

Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

Du latin perdĭta, participe passé féminin substantivé de perdĕre (« perdre »).

Nom commun[modifier | modifier le wikitexte]

Singulier Pluriel
perte pertes
/pɛʁt/

perte /pɛʁt/ féminin

  1. Privation de quelque chose de précieux, d’agréable, de commode, qu’on avait.
    • La perte totale de ses biens lui imposa de changer complètement de vie.
    • Une maladie grave peut entraîner la perte de la parole et de la vue chez le madade...
    • Mentir à un ami peut causer la perte de ces bonnes grâces.
  2. (Jeux) Don des mises après échec.
    • Il a fait de grandes pertes au jeu.
    • Être en perte de telle somme, L’avoir perdue.
    • Quand je suis sorti, il était en perte de mille francs ; et absolument,
    • Se retirer sur sa perte, Quitter le jeu quand on perd ; et, figurément, Se retirer du commerce du monde ou des affaires, après un mauvais succès.
  3. (En particulier) Personnes dont on est privé par la mort.
    • La perte de son père, de sa mère, de ses proches, d’un ami.
    • Ce jeune homme est mort hier ; c’est une grande perte, une perte cruelle.
    • Je prends part à la perte que vous avez faite, se dit à une personne qui vient de perdre un parent ou un ami, pour lui témoigner que l’on compatit à sa peine, qu’on partage son affliction.
  4. Les hommes tués ou blessés dans une bataille. Note : Alors il se met presque toujours au pluriel.
    • Les pertes de l’ennemi furent plus fortes que les nôtres.
    • Être repoussé avec perte, avec pertes, se dit au propre d’une Troupe qu’on fait reculer en lui tuant du monde ; et, figurément et familièrement, d’un Homme qui a un désavantage marqué dans une dispute, dans une contestation.
  5. Ce qui s’échappe ; ce qui se perd.
    • De surcroît, les pertes en ligne sont fortement réduites par l’utilisation du courant triphasé, qui tire parti des complémentarités entre les cycles des différentes phases. (Michel Gariépy , Michel Marié, Ces réseaux qui nous gouvernent?, L'Harmattan, 1997, p.89)
    • Une perte de gaz.
    • Dans ce canal il y a des pertes d’eau.
    • La perte du Rhône, Le lieu où le Rhône disparaît sous les rochers, aux environs de Bellegarde.
  6. (Médecine) Hémorragie; menstrues ou règles abondantes.
    • Perte de sang, maladie qui survient quelquefois aux femmes et qui consiste en un écoulement de sang irrégulier et abondant.
    • Elle est sujette à des pertes de sang, à de grandes pertes de sang et, absolument, à des pertes, à de grandes pertes.
  7. Dommage, diminution de bien, de profit.
    • Ce négociant a trouvé plus de perte que de profit dans cette spéculation.
    • C’est à peine si dans cette affaire la perte est compensée par le gain, si les pertes sont couvertes par les profits.
    • Quand il mourrait, il n’y aurait pas grand-perte.
  8. (Comptabilité) Dépense d'argent, volontaire ou non.
    • Profits et pertes, Compte général où l’on inscrit les pertes et les gains de l’exercice et où l’on porte les entrées et les sorties extraordinaires.
    • Passer une créance au compte de profits et pertes, la passer par profits et pertes, La considérer comme définitivement perdue.
    • Il faut passer cela par profits et pertes, Il ne faut plus en tenir compte.
    • Vous aurez du mal à faire passer ça par pertes et profits. (Madeleine Chapsal, Meurtre en thalasso, Stock, p. 65).
  9. (Comptabilité) Déficit.
    • La crise économique fit réaliser des pertes à de nombreuses entreprises.
  10. Ruine, en ce qui regarde le gouvernement, la fortune, la réputation, les mœurs, etc.
    • Ce serait la perte des affaires, de l’état.
    • Il ne doit qu’à son imprudence la perte de son crédit, de sa fortune, de sa réputation.
    • Ce qu’il a entrepris causera sa perte, sera sa perte.
    • Courir à sa perte.
    • Jurer, résoudre la perte de quelqu’un, Résoudre, jurer sa mort, sa ruine.
    • (Théologie) La perte de l’âme, La damnation éternelle.
  11. Mauvais succès, d’un événement désavantageux dans une affaire, dans une entreprise, etc.
    • La perte d’un procès.
    • La perte d’un pari.
  12. Mauvais usage ou l’emploi inutile que l’on fait d’une chose.
    • Voilà une grande perte de temps.
    • C’est une perte irréparable que celle d’une jeunesse mal employée.
    • La perte d’une occasion si belle ne saurait causer trop de regrets.
  13. État de totale perdition ou de destruction.
    • Défoncé par le choc, le Vaterland se vit à deux doigts de sa perte ; il dégringola impétueusement, emportant avec lui, accroché dans son hélice brisée, l’aéroplane ennemi dont les pilotes tentaient l’abordage. (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908 - Traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, page 253, Mercure de France, 1921)

Expressions[modifier | modifier le wikitexte]

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]

Dérivés[modifier | modifier le wikitexte]

Prononciation[modifier | modifier le wikitexte]

Anagrammes[modifier | modifier le wikitexte]

Voir aussi[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]

Ancien français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

Du latin.

Nom commun[modifier | modifier le wikitexte]

perte /Prononciation ?/ féminin

  1. Perte.

Antonymes[modifier | modifier le wikitexte]

Dérivés dans d’autres langues[modifier | modifier le wikitexte]