serrer

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Du bas-latin serare (« fermer avec une barre »), dérivé de sera (« barre de clôture », « serrure », « verrou », « cadenas »). Ce verbe est progressivement passé du sens d’enfermement à celui de maintien ferme, (comme dans les serres d’un rapace) pour aussi embrasser celui de proximité.

Verbe[modifier]

serrer \se.ʁe\ ou \sɛ.ʁe\ transitif 1er groupe (conjugaison) (pronominal : se serrer)

  1. Renfermer, ranger, mettre en lieu sûr, à l’abri.
    • […] je craignais qu’en serrant son argent dans sa bourse il ne nous annonçât qu’il ne reviendrait pas le lendemain.  (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 39)
    • Au moment où ils traversaient cette chambre, madame Magloire serrait l’argenterie dans le placard qui était au chevet du lit. (Victor Hugo, Les Misérables, 1862, I, 2, 5)
    • Puis, avec un gros soupir, il replia les originaux, les serra dans la poche de côté de son veston […]. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 152 de l’éd. de 1921)
    • C’était une assez grande pièce, au rez-de-chaussée, toujours fermée à clef, où on serrait les provisions et où il y avait une immense glacière de boucher que les patrons avaient achetée à une vente. (Georges Simenon, Marie qui louche, Première partie, ch. 1, Presses de la Cité, Paris, 1952)
    • Heureux en ménage, il n’avait jamais trouvé dans le lit conjugal ces débauches de soie et de coloris chantants, dont il raffolait pourtant, et que la divine créature devait serrer dans sa garde-robe. (Christophe Carlier, L’Euphorie des places de marchés, Serge Safran Éditeur, Paris, 2013, p. 141)
  2. Étreindre ; presser.
    • Les sables sont les matières que l'on mélange le plus habituellement à la chaux pour former les mortiers ; ils doivent être rudes au toucher et crier quand on les serre dans la main. (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, p. 21)
    • Serrer la main à quelqu’un.
    • Je l’ai serré dans mes bras, contre mon cœur.
    • Ces souliers sont trop étroits : ils me serrent. Cette robe serre un peu au niveau du ventre.
    • Vous serrez trop fort.
    • Ne serrez pas.
  3. Mettre près l’un de l’autre, rapprocher étroitement.
    • Nous sommes trop serrés à cette table.
    • Reculez-vous un peu, nous serons moins serrés.
    • Serrez-vous les uns contre les autres.
    • Il faut nous serrer davantage.
    • Serrer les dents, presser la mâchoire d’en bas contre la mâchoire d’en haut.
    • Serrer son écriture, rapprocher les lettres ou les lignes les unes des autres.
    • Votre écriture est trop lâche, serrez-la davantage.
    • Serrez davantage vos lignes.
    • Serrer son style, retrancher ce qu’il y a de superflu dans le style, écrire d’une manière très concise.
    • Serrer les rangs se dit d’une troupe de soldats ou de collégiens en marche dont les rangs tendent à s’espacer et qui les rapproche.
    • On dit simplement Serrez ! à des troupes qui marchent et qu’on veut faire avancer plus diligemment.
    • Se serrer contre le mur, se mettre tout à fait contre.
    • Serrer la muraille, passer très près de la muraille.
    • Serrer quelqu’un de près, le poursuivre vivement.
    • Serrer une femme de près, lui faire une cour assidue et pressante.
    • Serrer de près une ville, un fort, en presser le siège.
  4. (Marine)
    • Serrer les voiles, ramener les voiles plus près de l’axe du vaisseau.
    • Serrer la terre, longer la terre de plus près.
    • Serrer la ligne, tenir très près les uns des autres les vaisseaux qui forment une ligne de combat.
    • Chaque vaisseau doit serrer sur son matelot d’avant, pour empêcher l’ennemi de couper la ligne.
  5. (Argot) Perdre son sang froid, son calme, faire n’importe quoi (référence au moteur qui serre lorsqu’il n’y a plus d’huile, serrer désigne la personne qui ne se maîtrise plus, par sa conduite ou ses paroles).
    • « Faut qu’il arrête de rester enfermé chez lui à jouer à la PS3, il va finir par serrer ! ».
  6. (Argot) (Souvent pronominal) Séduire, réussir à sortir avec quelqu’un, à flirter, etc.
    • Cyril s’était battu, le cousin était resté pour serrer une meuf et Lyas était rentré. (Golda John,C’est l’histoire de nos vies‎, p. 167, 2004, Éditions Le Manuscrit)
    • […] un conseil ouvre les rideaux, éteins ta ps3 et sors dehors te serrer des meufs […] (psm3blog.fr, 2007)
  7. (Argot policier) Attraper, interpeller.
    • À la manif, je me suis fait serrer par les flics !
  8. (Cinéma) Diminuer l'angle de champ d'une prise de vue ou d'un plan.

Synonymes[modifier]

Acte de justice
→ voir arrêter.
Séduire, réussir à sortir avec quelqu’un 
Perdre son sang froid, son calme, faire n’importe quoi 

Dérivés[modifier]

Apparentés étymologiques[modifier]

Proverbes et phrases toutes faites[modifier]

Traductions[modifier]

 (information à préciser ou à vérifier)

Prononciation[modifier]

Références[modifier]

Ancien français[modifier]

Étymologie[modifier]

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Verbe[modifier]

serrer \Prononciation ?\

  1. Fermer.

Romanche[modifier]

Étymologie[modifier]

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Verbe[modifier]

serrer \Prononciation ?\

  1. Fermer.
Note[modifier]
Forme et orthographe du dialecte puter.