garçon

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Voir aussi : garcon

Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

(Date à préciser) En ancien français, cas régime[1] de gars « valet, misérable », de l'ancien bas francique *wrakkjo, « banni, vagabond », apparenté[2] à l’allemand Recke (« guerrier »), à l’anglais wretch (« scélérat ») → voir gars et garce.

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
garçon garçons
\ɡaʁ.sɔ̃\

garçon \ɡaʁ.sɔ̃\ masculin (équivalent féminin : fille)

  1. Enfant ou adolescent mâle, par opposition à fille.
    • Ses deux premières femmes n’avaient pas su lui donner de garçon : tant pis pour elles. (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », Édition Corrêa, 1940)
    • Madame, les garçons sont les soucis des mères. (Victor Hugo)
  2. (Par extension) Jeune homme, homme.
    • Pendant la fête, elle ne quittait pas mon bras et refusait de danser avec les autres garçons du village. (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
    • Ce qui tourmentait et désolait et retournait le curé de Melotte, c’était le dévergondage des filles et des garçons du pays. (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Les garçons revenus du service militaire ont trouvé de plus en plus ennuyeuses les soirées du Causse enténébré et silencieux.  (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Cette gentillesse qui abrégeait les formes et supprimait les fadaises ridicules que tout garçon se croit tenu de débiter à la belle fille dont il essaie de faire sa maîtresse, m’avait séduit.  (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • François Cadet, un bel homme, un beau garçon dont les filles s’éprennent d’abord, pour qui elles se jalousent et se déchirent. (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 31)
    • Je me rappelai la soirée et la nuit. Il y avait donc un garçon dans le lit. Quelle stratégie adopter ?  (Amélie Nothomb, Ni d’Ève ni d’Adam, Albin Michel, Paris, 2007, p. 61)
  3. (Par extension) Homme célibataire.
    • Si ce grand seigneur restait encore garçon, il y avait moins de sa faute que de celle de sa tante, qui ne connaissait pas les fables de La Fontaine. (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844 ; p. 252 de l’éd. Houssiaux de 1855)
    • Être vieux garçon, ça a ses avantages et ses inconvénients. (Jo Barnais, Mort aux ténors, Série noire, Gallimard, 1956. Ch. XIII, p. 113)
  4. (Travail) Employé subalterne affecté à un service particulier. Celui qui travaille sous les ordres d’un maître, d’un patron ou d’un chef.
    • Bert effleura successivement un bon nombre de métiers : il fut groom dans un magasin de nouveautés et chez un médecin, garçon de pharmacie, apprenti plombier.  (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 11 de l’éd. de 1921)
  5. (En particulier) Serveur d’un café, d’un restaurant ou d’un hôtel.
    • Nous nous mîmes à table. J’avais recommandé la carte au garçon : mes convives parurent contents. (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes T. 1, 1833)
    • Les bistros regorgeaient d’hommes, de femmes endormis, que parfois le garçon réveillait pour qu’ils cédassent la place à de nouveaux venus.  (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • Il sollicita le garçon d’un timbre retentissant, en cognant bruyamment ses vastes pattes.  (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, p. 11)

Synonymes[modifier | modifier le wikicode]

Dérivés[modifier | modifier le wikicode]

Hyperonymes[modifier | modifier le wikicode]

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Prononciation[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Frédéric GodefroyDictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, édition de F. Vieweg, Paris, 1881-1902 → consulter cet ouvrage
  2. « garçon », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971-1994 → consulter cet ouvrage

Ancien français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

Du francique *wrakkjo.

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

Cas Singulier Pluriel
Cas sujet gars garçon
Cas régime garçon garçons

garçon \Prononciation ?\ masculin

  1. Serviteur.
    • Ne n'i adeist escuyer ne garçun. (Chanson de Rolant)
    • E li garz cuillid [cueillit] les sajetes, portad les à son seignur. (Rois, p. 82)
  2. Goujat, vaurien.
    • Li malveis.... quidierent [crurent] le rei servir à gré,
      E garçuns et putains unt saint Thomas hué.
      (Th. le mart. 46)
    • Et avec ce lui dist plusieurs injures et villenies, en l'appellant garçon.

Synonymes[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

Anglais[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

(1788) Du français garçon.

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
garçon
\ɡɑɹ.ˈsɔn\
ou \ˈɡɑː.sɒn\
garçons
\ɡɑɹ.ˈsɔn\
ou \ˈɡɑː.sɒn\

garçon \ɡɑɹ.ˈsɔn\ (États-Unis), \ˈɡɑː.sɒn\ (Royaume-Uni)

  1. (Gallicisme) Serveur dans un restaurant, surtout dans un pays francophone.

Variantes[modifier | modifier le wikicode]