coq

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Voir aussi : Coq

Conventions internationales[modifier]

Symbole [modifier]

coq

  1. (Linguistique) Code ISO 639-3 du coquille.

Références[modifier]

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(Nom 1) Terme de formation onomatopéique attesté dès le VIe siècle en bas latin sous la forme coccus (Loi Salique) et qui a supplanté l’ancien français jal représentant le latin gallus. L’onomatopée imitant le cri du coq est elle-même attestée en latin impérial coco coco.
(Nom 2) Emprunté, au moment où dominait la navigation hollandaise, au néerlandais kok (« cuisinier »), dérivé du latin coquus. Voir maître queux pour l’équivalent français directement issu du latin.

Nom commun 1 [modifier]

Singulier Pluriel
coq coqs
\kɔk\

coq \kɔk\ masculin

Un coq
Un coq caricaturé par Gustave Doré
Une pièce de la Marianne au Coq, dite un coq.
Un coq de clocher.
Un coq (apogon)
  1. (Zoologie) Oiseau de l’ordre des Galliformes ; mâle de la poule.
    • Le chant des coqs, l’aboiement des chiens, les appels des oiseaux l’éveillèrent. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 99 de l’éd. de 1921)
    • Les cris des coqs, les sabots des ânes poussés par l’encouragement sonore et monotone des paysans, réveillèrent Elhamy le lendemain. (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
    • Nous nous précipitons tous trois vers la grange pour trouver l’œuf d’une poule qui chante, ayant trouvé le moyen de pondre entre les deux premier cris du coq. (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
    • D’une lucarne, dans le haut du mur, je voyais la nuit s’éclaircir. J’entendis un coq chanter […] (Henri Alleg, La Question, 1957)
    • « Singulière affaire, assurément », se disait-elle. Elle en fut si bouleversée qu'elle ne devait même pas s’apercevoir que le coq avait déjà annoncé l'aube et que l'Orient peu à peu s'éclairait. (Belle de Candeur : Roman érotique de la dynastie Ming, traduit du chinois par Christine Barbier-Kontler, Arles : Éditions Philippe Picquier, 1990, 1994, p.27)
  2. (Par extension) (Cuisine) Ce même animal cuisiné.
    • Commune à ces divers récits, la résurrection par Jésus d'un coq rôti, placé sur la table lors du dernier repas : revenu à la vie, le coq annonce la Passion du Seigneur. (François Bovon, L’Évangile selon saint Luc: texte imprimé; vol. 4, p. 225, Labor et Fides, 2009)
    • Parce qu'en hiver, l'on y sert des petits plats mijotés façon grand-mère et servis... en cocotte, tels le sauté de veau, le bœuf bourguignon, le coq au vin. (Petit Futé Rouen 2010, p.50)
  3. (Par extension) Mâle de la perdrix et de quelques autres oiseaux.
    • Comme, parmi les perdrix, il naît un tiers plus de mâles que de femelles, il arrive, dans le temps de la pariade, que plusieurs coqs se disputent la même poule qui, à force d'être tourmentée, déserte souvent le canton; […]. (Dictionnaire des forêts et des chasses publié par le Journal des Chasseurs, sous la direction de Léon Bertrand, Paris, 1846, p. 346)
    • La nuit, la libre et merveilleuse nuit des bois s'épand sur la Nature. Le coq et la faisane vaquent à leurs amours. (Ernest La Jeunesse, « Théâtre de la Porte-Saint-Martin : Chanteclerc, six actes en vers de M. Edmond Rostand », dans Des soirs, des gens, des choses...(1909-1911), Paris : chez Maurice de Brunoff, 1913, p. 135)
    • C’est comme pour appeauter un tétras, rien de plus simple. Tu tends une feuille de chiendent entre tes deux pouces et tu souffles dans l’intervalle. Tu vois arriver le coq, la crête droite, écarlate et le collet ébouriffé. (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
  4. (Figuré) Personne dont le comportement se veut séducteur par de la suffisance.
    • Mais tout de même, procréer à son âge lui paraissait louche et, bien qu’un tel résultat flattât sa vanité de vieux coq, la crainte d’avoir été aidé dans cette œuvre par des collaborateurs bénévoles autant qu’inconnus le retenait hésitant au bord du fossé conjugal. (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • En général, le jeune coq habite une achélème, circule en moto (en 4x4 dans Urgence), porte tee-shirt, santiags et perfecto. (Cahiers du cinéma , n° 367-378, p.112)
    • « Comme on dit dans mon village : le coq est lâché, gardez vos poules. » (Francis Veber, Le Dîner de cons, 1998)
  5. (Par extension) Figure de coq située sur la pointe des clochers des églises, et servant de girouette.
    • Les coqs des clochers s’amusent à pencher le plus possible sans ouvrir les ailes. (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
    • Une anecdote locale plutôt symbolique raconte que le coq du clocher de l'église de Saint-Vincent, dont la construction fut commencée en 1934, aurait disparu dans de bien mystérieuses circonstances, qu'on attribue à l’archevêque O’Leary. (Juliette Marthe Champagne, De la Bretagne aux plaines de l'Ouest canadien: lettres d'un défricheur franco-albertain, Alexandre Mahé (1880-1968), CELAT/Presses de l'Université Laval, 2003, p. 201)
  6. (Argot) (Désuet) Pièce d'un louis.
    • Il convient de savoir qu'un « coq », dans l'argot d’avant guerre, signifiait un louis, car mon récit repose sur cette explication, ou plutôt sur les vingt coqs, laborieusement économisés par une marchande des quatre saisons […]. (Francis Carco, Histoire sans titre, dans Pages choisies, Albin Michel, 1935, p.37)
  7. (Désuet) Sorte d'ustensile ovoïde qui servait au repassage les fronces et les bouillonnés.
    • Si le corsage est garni de bouillonnés, on emploiera le coq pour repasser ceux-ci. (Blanchissage et repassage dans l’Album de la Minerve : journal de la famille, Montréal, 25 mai 1873, vol.2, n°21, p.342)
    • C’était un bonnet dont la passe, très ornée, se composait d’étroits bouillonnés alternant avec des entre-deux brodés. Aussi s’appliquait-elle, muette, soigneuse, repassant les bouillonnés et les entre-deux au coq, un œuf de fer fiché par une tige dans un pied de bois. (Émile Zola, L'Assommoir, éd. Charpentier, 1879, chap. 5, p. 184)
  8. (Ichtyologie) Synonyme d'apogon, espèce de poisson.
    • Liste illustrée des espèces de la zone :
      Apogon imberbis (Linnaeus, 1758) An - Cardinal fish; Es - Salmonete real; Fr - Coq
      Longueur maximum: 15 cm. Vit sur fonds vaseux ou rocheux jusqu'à 200 m de profondeur.
      (W. Fischer, ‎M. Schneider & ‎M.-L. Bauchot, Fiches FAO d'identification des espèces pour les besoins de la pêche: Méditerranée et Mer Noir (zone de pêche 37), FAO, 1987, p. 960)
  9. (Horlogerie) (Désuet) Petite platine vidée et gravée qui couvrait le balancier dans les montres ; sorte pièce de laiton fixement attachée sur la platine de derrière, pour suspendre le pendule des horloges.
    • On opère alors la levée d'un côté, le balancier étant gêné par un papier léger. Quand le dégagement a lieu, on fait une marque avec du rouge au balancier, juste au-dessous du trait du milieu du coq. (Claudius Saunier, Traité d'horlogerie moderne: théorique et pratique, 1869, p.85)

Dérivés[modifier]

Vocabulaire apparenté par le sens[modifier]

Traductions[modifier]

Nom commun 2[modifier]

Singulier Pluriel
coq coqs
\kɔk\

coq \kɔk\ masculin

  1. (Marine) Cuisinier sur un bateau.
    • Ils nous enlevèrent de la sorte une poêle à frire, des casseroles, des couteaux, la hache du coq, etc. (Dillon, Voyage dans la mer du sud, Revue des Deux Mondes, 1830, tome 1)
    • Le coq , ses aides et les hommes affectés au service des cuisines, porteront constamment la vareuse et le pantalon de fatigue ; […]. (Joseph Grégoire Casy, Organisation du personnel d'un vaisseau, Paris : Carilian-Goeury & Vr Dalmont, 1840, p.227)
    • Le fourneau se trouvait dans le rouf situé au milieu du navire. La porte coulissante était ouverte. Le coq, un homme blême et sinistre, la salua d'un hochement de tête. (Robin Hobb, Les Aventuriers de la mer, tome 8 : Ombres et flammes, traduit de l'anglais par Véronique David-Maresco, Pygmalion, 2012)

Dérivés[modifier]

Prononciation[modifier]

Homophones[modifier]

Voir aussi[modifier]

  • coq sur Wikipédia Wikipedia-logo-v2.svg

Références[modifier]

Picard[modifier]

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Étymologie[modifier]

Terme de formation onomatopéique attesté dès le VIe siècle en bas latin sous la forme coccus (Loi Salique) et qui a supplanté l’ancien français jal représentant le latin gallus.

Nom commun [modifier]

coq \Prononciation ?\ masculin

  1. Coq.

Synonymes[modifier]

Dérivés[modifier]

Références[modifier]

  • Jean-Baptiste Jouancoux, Études pour servir à un glossaire étymologique du patois picard, 1880, vol. I