imposer
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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[modifier] Français
Étymologie
Verbe
imposer /ɛ̃.po.ze/ transitif 1er groupe (conjugaison)
- Mettre dessus. — Note : En ce sens, il ne se dit guère au propre que dans : imposer les mains.
- L’évêque impose les mains en donnant la prêtrise.
- Les apôtres donnaient le Esprit en imposant les mains.
- (Figuré) Prescrire, infliger à quelqu’un une chose incommode, pénible ou difficile.
- En lui donnant cette commission, on lui a imposé une tâche difficile à remplir.
- Imposer des conditions très dures.
- Le vainqueur impose la loi aux vaincus.
- Imposer une servitude au propriétaire d’un domaine.
- Le devoir si doux que vous impose la nature.
- Le sacrifice que lui impose la raison.
- Votre charge vous impose de grandes obligations.
- S’imposer une tâche.
- Imposer silence aux médisants, à la calomnie, au mensonge.
- Imposer le silence aux passions, les réprimer, empêcher qu’elles ne troublent l’âme, qu’elles ne l’agitent.
- (Par extension) Rendre obligatoire.
- Non content de s'immiscer dans la conduite des affaires publiques, en imposant son point de vue et ses préjugés aux souverains, le clergé prétendit s'immiscer également dans la vie religieuse du judaïsme. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Forcer quelqu’un pour qu’il accueille une personne, pour qu’il accepte une chose.
- Il voulait nous imposer ses créatures.
- Je ne prétends pas vous imposer mon opinion.
- Cet homme cherche à s’imposer dans cette maison.
- Il s’imposa comme directeur de l’entreprise.
- Inspirer du respect, de l’admiration, de la crainte, faire impression.
- Toutefois, si un magnanime sentiment de fraternité s'imposait sincèrement et définitivement, sans arrière pensée, à tous les esprits européens, alors nous n'aurions pas à nous inquiéter du cosmopolitisme marseillais, intéressant embryon de la civilisation future. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde. Le problème de la natalité -1931)
- Sa belle prestance impose le respect.
- Sa présence m’impose.
- C’est un homme dont la présence en impose.
- Il impose par la fierté de son regard, par son aspect majestueux.
- Notre fière contenance imposa aux ennemis.
- Ces bravades ne peuvent imposer qu’aux âmes faibles.
- C’est un homme qui s’est imposé par son mérite, dont la présence s’impose.
- C’est un choix qui s’impose.
- Taxer, en parlant des tributs, des droits, des contributions, des taxes, des impôts que le gouvernement exige des particuliers dans l’intérêt commun.
- Imposer une contribution de guerre.
- Imposer un tribut sur un pays conquis.
- Imposer des droits sur les blés étrangers.
- Imposer de nouvelles contributions, de nouvelles charges.
- Imposer une commune.
- Une loi autorise ce département à s’imposer extraordinairement deux centimes additionnels, ou de deux centimes additionnels.
- Imposer quelqu’un à tant.
- (Imprimerie) Ranger, disposer les pages qui doivent composer une forme, de telle sorte qu’elles se trouvent dans l’ordre convenable sur la feuille imprimée et pliée.
- Ces pages sont composées, il faut les imposer.
- Imposer une feuille.
Apparentés étymologiques
Expressions
- en imposer à signifiait tromper, abuser, surprendre, en faire accroire. D'où « imposteur », « imposture ».
- Vous voulez en imposer à vos juges, à vos auditeurs.
- Il m’en avait imposé par son air de douceur.
Traductions
Prononciation
- France : [ɛ̃.po.ze] écouter « imposer »
Références
-
Tout ou partie de cet article est extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935) (imposer), mais l’article a pu être modifié depuis.