coiffer

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Français[modifier | modifier le wikitexte]

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

(xiiie siècle) De coiffe et -er.

Verbe[modifier | modifier le wikitexte]

coiffer transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Couvrir la tête.
    • […] : puis il […] se coiffa d’un toquet de velours noir sans plume ni pierreries, s’enveloppa d’un manteau de couleur sombre, […]. (Alexandre Dumas , La Reine Margot, C. Lévy, 1886)
    • Il me jeta un manteau sur les épaules et me coiffa d’un grand chapeau.
    • (Par analogie) Le sculpteur a coiffé d’un casque cette statue de femme.
    • Il le coiffa d’un seau d’eau.
  2. (Figuré) Recouvrir un sommet.
    • …les volutes de brume qui coiffaient les volcans furent alors éclairées en rouge, donnant à l'ensemble de l'île l'aspect d'une formidable éruption générale. (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    1. (Jeu d’échecs) Attacher un signe à un pion, et qui, d’après les règles du jeu, a un emploi particulier.
    2. Mettre une enveloppe par-dessus le bouchon d'une bouteille pour empêcher que le liquide qu’elle contient ne s’évente.
  3. (Figuré) (Populaire) Mettre des cornes, cocufier.
    • Cette femme coiffe son mari.
  4. (Figuré) (Familier) S’engouer, s’entêter de quelqu’un ou de quelque chose.
    • Il s’est allé coiffer de cette femme.
    • Elle s’est coiffée de lui.
    • Se coiffer d’une opinion.
  5. Arranger les cheveux de telle ou telle façon, peigner.
    • Elle se fit coiffer par sa femme de chambre.
    • Ce valet de chambre était occupé à coiffer son maître.
    • Se coiffer à la mode.
    • Les termes mêmes par quoi l'on exprime les choses de la toilette prenaient sur leurs lèvres [aux vieilles filles] un tour qui marquait la basse idée qu'elles s'en faisaient : elles disait « se débarbouiller » pour « se laver », « se démêler les cheveux » pour « se coiffer ». (Maurice Bedel, Mémoire sans malice sur les dames d'aujourd'hui, 1935)
    • (Absolument) Ce perruquier coiffe bien.
  6. Seoir, en parlant des ornements de tête.
    • Ce chapeau, ce bonnet vous coiffe bien. ; (Absolument) Ces chapeaux coiffent bien.
  7. (Chasse) Prendre un gibier par les oreilles, en parlant des chiens.
    • Les chiens ont coiffé le sanglier.
  8. (Marine) Se faire frapper par le vent sur l’avant des voiles, lors d'une manœuvre ou d'un changement de vent subit, en parlant d'un navire.
    • Il fit une fausse manœuvre et le vaisseau coiffa.
  9. Être à la tête, diriger, commander.
    • Dès 1941, la France libre avait envoyé dans l'île le capitaine Scamaroni avec mission de préparer l'action. Pendant deux ans, Scamaroni avait fait d'excellent travail, réussissant à coiffer tous les éléments de résistance, afin qu'aucun parti, aucun clan, ne pût monopoliser à son profit l'effort de tous. (De Gaulle, Mémoires de guerre, 1956)
  10. (Sport) Être en tête. Battre un adversaire d'une courte tête.
    • Coiffer au poteau, coiffer le poteau, juste sur la ligne d'arrivée (→ voir poteau), battre son rival au dernier moment.
    • Guillez, lui, se contenta de coiffer sur le poteau l'immense Jarvinen. (L'Auto, 27 août 1933)

Dérivés[modifier | modifier le wikitexte]

Traductions[modifier | modifier le wikitexte]

Prononciation[modifier | modifier le wikitexte]

Références[modifier | modifier le wikitexte]